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ANESTHÉSIE HYSTÉRIQUE

que dans certains cas de surexcitation nerveuse et d hypéresthésie utérine, comme cela arrive souvent chez les hystériques, le somnambulisme peut être employé avec succès et mérite d’être étudié à ce point de vue par les médecins à l’esprit scientifique.

De toutes les affections nerveuses, l’hystérie est, sans contredit, celle où l’anesthésie se remarque le plus communément. Cette sorte d’anesthésie a été étudiée par un grand nombre d’auteurs (1). Je me bornerai seulement à traiter ce sujetau point de vue des lois générales de la sensibilité.

Il faut probablement rattacher à l’anesthésie hystérique l’anesthésie syphilitique, décrite par Fournier, laquelle a été observée uniquement sur des femmes, et des femmes jeunes, prédisposées à l’hystérie par leur condition sociale.

L’anesthésie hystérique offre l’exemple.le plus net des dissociations de la sensibilité : le sens musculaire persiste en dernier lieu, et c’est la sensibilité à la douleur qui disparaît tout d’abord. Comme dans l’hystérie, l’intelligence est toujours affectée, souvent même à l’exclusion de tous les autres organes, et nous retrouvons encore là le lien qui unit la douleur et l’intelligence, de sorte que quand l’intelligence est pervertie, la sensibilité à la douleur est altérée, et réciproquement.

(1) Lasègue, Arch. gén. de méd., 1864; Leudet, Ibid., 1864; Décours, Th. inaug. de Paris, 1875 ; fiehreton, ibid., 1872; BreuUlard, ibid., 1870; Guérin, ibid., 1872; Alquier, ibid., 1873. Liégeois, Rôle des sensations sur les mouvements {Bull, de laSoc.debiol.,i859,ç.209,etMém.,ibid., p. 261).

Charcot. Leçons sur les maladies du syst. nerveux et Progrès méd., anuées 1874, 1875, passim.; Landois et Mosler. Berlin, Klin. Wochensblaltt 1868, p. 380.

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