‹ Recherches expérimentales et cliniques sur la sensibilitéChapitre 109 sur 132 · CENTRALES · texte numérisé non relu

CENTRALES

détermina la mort immédiate (par l’excitation d’un nerf sensitif. Ainsi on la fait mourir en lui pinçant les pattes, fl est très-probable que c’est une excitation douloureuse, devenue plus intense par suite de l’état pathologique de l’animai, qui, arrêtant le cœur par un réflexe d’arrêt, produit la syncope, et la mort.

Dans certains cas, notamment dans les anesthésies saturnines, il serait possible que la cause de l’anesthésie fût d’origine humorale, comme le veut M. Gubler. L’analgésie serait alors la conséquence de l’anémie partielle de la peau. Ce qui semble confirmer, au moins pour certains cas, la réalité de cette hypothèse, c’est que, si on frictionne la peau avec un rubéfiant énergique, l’analgésie disparaît au bout de quelque temps. A. Robin (1) a vu quelejaborandi, au moment où il détermine la congestion de la peau, laquelle est suivie d’une sueur abondante, fait disparaître les zones d’anesthésie des saturnins.

Dans d’autres cas, plus rares encore, l’anesthésie disparaîtrait sous l’influence d’une émotion. Dagonet (2) cite un cas dans lequel l’hémianesthésie alcoolique a disparu tout d’un coup après la lecture d’une lettre (??)••

Des caractères physiologiques de la douleur.

Après avoir étudié les modifications complexes que les états divers des nerfs et des centres amènent dans la senti) Cité par Renaut. Th. d’agrég. Paris, 1875, p, 65, et Journ, de thé- (2) ioc. cit., p. 187.

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