‹ Recherches expérimentales et cliniques sur la sensibilitéChapitre 123 sur 132 · MUSCULAIRE · texte numérisé non relu

MUSCULAIRE

loureuse. Mais à l’état de repos il n’y a pas de douleur immédiate.

La douleur survient plus tard. En effet, après un exercice du corps qui nécessite le fonctionnement exagéré de certains groupes musculaires qui restent en général plus ou moins inactifs, après le patin, Tescrime, l’équitation, etc., on n’éprouve aucune douleur musculaire, mais vingt-quatre et quarante-huit heures après, et même souvent plus, tous les muscles qui ont fonctionné à l’excès sont devenus comme des cordes douloureuses, très-sensibles au toucher, et dont toute contraction exagère la sensibilité. Que pensent de ce fait les partisans de l’acide lactique, et reste-t-il encore dans un muscle des traces de l’acide lactique qu’il a produit soixante-douze heures auparavant ?

En somme cette douleur produite par la fatigue, analogue en tout point, ainsi que je le sais trop bien par ma propre expérience, au rhumatisme musculaire, est un phénomène encore inexpliqué, et auquel je ne puis rien trouver d’analogue. Il est tout aussi inconnu que les autres manifestations de la sensibilité musculaire.

Il est encore un autre phénomène douloureux propre au muscle, et qui se manifeste dans certaines conditions, je veux parler de la douleur dans les contractures et dans les crampes.

M. le professeur Gubler (1), qui a fait sur ce sujet un travail très-important, admet qu’une excitation motrice

11) Journ. de thérap., 1875. De la cinésialgie, passim. Yoj. aussi la note que j’ai publiée dans la France médicale, 1874, Traitement du tour de reins par Vélectricité.

Richet. 41

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