‹ Recherches expérimentales et cliniques sur la sensibilitéChapitre 19 sur 132 · VARIATION NÉGATIVE · texte numérisé non relu

VARIATION NÉGATIVE

vitesse est considérable, et sa durée très-courte. Quand un nerf est écrasé ou lié, elle ne peut plus se produire, ce qui démontre bien évidemment que le courant nerveux, s’il produit un courant électrique, n’est pas par lui-même, un courant électrique. Quels que soient les courants qu’on emploie, la variation négative est identique à elle-même. La clôture, la rupture des courants de pile ou des courants d’induction amènent tous la même variation négative. Elle est à peu près nulle dans le segment médian de tout tronçon nerveux que l’on irrite à l’un de ses bouts et présente son maximum d’intensité à la portion terminale. Gruenhagen a démontré que la variation négative n’était

pas la somme d’une série d’excitations, qu’elle ne dépassait jamais 0,13 du courant nerveux primitif, et qu’elle n’augmentait pas avec le nombre des interruptions électriques excitatrices.

Les effets de la variation négati\e, démontrés d’abord

par du Bois, et étudiés avec beaucoup de soin par Cl. Bernard (1) sont faciles à observer sur la grenouille. Si on prend un sciatique de grenouille avec son muscle, et si on le place au-dessus d’un autre sciatique semblable qu’on excite, au moment où le courant nerveux passe, la modification électrique qui se produit dans le premier amène

une excitation du sciatique juxtaposé.

En somme, les phénomènes sont assez faciles à expliquer dans leur ensemble. A l’état normal, et pendant le repos, il y a un certain état électrique du nerf. Cet état électrique change par l’excitation, et le courant nerveux sensitif qui se produit est la conséquence, peut-être la cause, de ces altérations matérielles du nerf. Echauffe- (1) Leçons sur le système nerveux, 1.1, p. 160.

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