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DU SCINTILLEMENT

Cet engourdissement, ce fourmillement ne sont que des sensations produites par des excitations faibles. Si l’excitation est plus forte, la sensation perçue sera presque douloureuse : Pour s en faire une idée, il suffit de s’électriser soi-même, et de faire passer le courant par un tronc nerveux : il semblera alors qu’un millier d’étincelles partent de tous les points de la peau, et en même temps qu’un trait de feu traverse le nerf : c’est-ce que je proposerais d’appeler le scintillement, qui n’est à proprement parler pas une douleur, mais qui s’en rapproche par son intensité.

Quand l’excitant est très-violent, la sensation devient très-intense, et la violente irritation du nerf produit de la douleur. Les différents modes de sensations produites par une douleur forte ne sont pas aussi variables qu’on le croirait tout d’abord, et on pourrait les ramener à trois ou quatre formes. C’est tantôt^un sentiment de brûlure (causalgie de Weir Mitchell) intense, tantôt un sentiment de déchirement, de rangement, que les malades expriment à peu près toujours de la même manière c’est comme si les chiens merongeaient. Quelquefois c’est une sorte de torsion, de pression, comme si on tordait les os, ou on les brisait à coups de marteau, quelquefois encore ce sont des éclairs de feu, des coups de lance qui traversent le nerf, et en général, les douleurs des ataxiques,^dues aux lésions médullaires, prennent l’une ou l’autre de ces deux formes.

Ainsi l’excitation d’un troéc nerveux produit différentes sensations qui varient avec l’intensité même de l’excitation : engourdissement, fourmillement, scintillement, douleur. Je n’ai pas besoin de dire que la distinction précise entre ces quatre degrés serait purement artificielle, et qu’il

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