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DES NERFS SENSITIFS

sation forte : ce sera le contraire, s’il y a anesthésie, même partielle. Ainsi dans le cas de Brachet rapporté plus haut, l’excitation était très-faible, mais la sensation était forte, par suite de l’état du nerf hypéresthésié. Chez une personne saine, le choc de l’éminence hypothénar excite le cubital modérément ; il y a sensation tactile nette, mais il n’y a ni engourdissement, ni fourmillement; chez Brachet dont le cubital était hypéresthésié, cette faible excitation devenait l’origine d’une sensation confuse au point de vue tactile, intense aupoint de vue sensitif. D’ailleurs je compte revenir plus loin sur les modifications que l’hypéresthésie d’un nerf amène dans les perceptions sensitives.

L’excitation des nerfs ou des centres nerveux médullaires produit encore d’autres sensations, des bouffées de froid ou de chaleur, des démangeaisons, des chatouillements, toutes sensations répondant exactement aux sensations que nous éprouvons normalement par suite de l’excitation de la périphérie.

Ainsi'chez les ataxiques, rien n’est plus fréquent que les bouffées de chaleur succédant à des bouffées de froid De même, chez les malades atteints de tumeurs qui avoisinent les nerfs ou la moëlle, de même aussi chez les amputés. Au contraire les sensations de démangeaison et de chatouillement sont plus rares, et on ne les observe guère à la suite des lésions de nerfs volumineux, tl semble que ces deux sensations soient le privilège des petits ramuscules nerveux en voie de réparation. Cependant entre ces sensations, et le fourmillement proprenaent dit, il y a une série d,e nuances et de transitions impossibles à saisir, en sorte qu’on est forcé de les admettre comme des modalites

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