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DE DA COMPRESSION

Esmarch, produit d’excellents effets au point de vue de l’hémostase, mais au point de vue de l’algostase, les effets sont moins constants. On a essayé aussi sans grand succès la compressioiî des troncs nerveux dans les névralgies.

Au point de vue thérapeutique, la compression directe joue un rôle assez important ; mais on ne saurait affirmer d’une manière absolue qu’elle est hypo ou hy.peralgésique. En effet, dans certains cas, une compression modérée soulage manifestement le malade (1), dans d'autres cas, au contraire, cette compression produit des douleurs intolérables. Sarazin (2) a remaraué que dans les affections où les éléments de tissu sont hypertrophiés et très-vasculaires, la compression avait de très-bons effets. C’e.st probablement aussi à cette anhémie relative qu’il faut attribuer l’hypoalgésie consécutive à la compression dans les phlegmasies et les érysipèles.

Si au contraire la compression empêche les liquides septiques de se faire jour au dehors, on comprendra sans peine qu’elle peut être très-douloureuse.

Cette explication est très-vraisemblable dans la plupart des cas. Cependant on ne peut la donner toujours. Grisolle insistait beaucoup sur le soulagement que la pression abdominale donnait aux malades affectés de coliques saturnines,c’était même pour lui un moyen de diagnostic. Romberg (3) a vu des névralgies du trijumeau qui n’étaient

guéries que par une forte compression. D’autres fois une

(1) Velpeau. Bandage compressif dans Vé-'ysipele phlegmoneux, etc. [Arch. gén, de méd., 1826, t. XI, p. 192).

(2) Art. Compression (Dict: de méd. et de chir. pratiques, t. VIII, p. 789),

(3) Archiv fur Psychiakie, 1868, t. I, p. 1.

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