DANS LES PLAIES EXPOSÉES
abolie, mais diminuée, si on la met à l’abri de 1 irritation oxygénique.
De cette triple cause de douleur résulte une triple indication thérapeutique qu’un habile chirurgien saura mettre à profit en la variant judicieusement, selon les affections et les malades qu’il aura à traiter.
Tel est le cas des plaies simples, régulières, dans lesquelles on ne voit survenir aucune complication ; mais il n’est pas rare d’observer deux conditions qui modifient singulièrement l’état de la sensibilité des plaies, d’une part le contact avec des substances irritantes, d’autre part une prédisposition spéciale, une sorte de névralgie de la plaie ou de l’ulcère.
On comprendra sans peine que le passage d’un liquide, tel que l’urine ou les matières fécales, excite douloureusement les extrémités nerveuses divisées. Les auteurs classiques n’insistent guère sur ce sujet : il semble pourtant quil ne manque pas d’importance, et je pourrais en citer deux cas que j’ai recueillis dans le service de clinique de M. le professeur Verneuil, dont j’avais 1 honneur d etre 1 interne.
Dans le premier cas, il s’agit d’un malade à qui M. Verneuii avait enlevé tout le gland et une partie de la verge pour un épithélioma à marche rapide. L’opération fut faite avec le galvano-cautère, et dans les premiers jours la douleur fut modérée, mais après la chute de l’eschare le passage de l’urine sur la plaie vive déterminait des douleurs intolérables et presque des accès convulsifs, tellement la douleur était violente.
Dans le second cas, c’était une fistule à l’anus qui fut opérée avec le thermo-cautère. Le quatrième jour de