‹ Recherches expérimentales et cliniques sur la sensibilitéChapitre 49 sur 132 · ACTION DES GAZ SUR · texte numérisé non relu

ACTION DES GAZ SUR

portion plongée au-dessous ; cependant les nerfs moteurs ont conservé leurs propriétés, non pas dans la région en contact avec l’éther, mais dans la région subjacente. On a alors une zone qui interrompt la continuité nerveuse avec les centres ; en sorte que l’excitation de la moelle ne peut plus agir sur les muscles de la patte, et que d’autre part l’excitation des nerfs sensitifs de la patte ne peut plus parvenir jusqu’àla moelle. Il semble que l’absorption transversale existe seule, l’absorption longitudinale faisant complètement défaut. Il est vrai de dire que, les artères et les veines étant liées, les circulations lymphatique et sanguine ne se font plus, et que par conséquent on n’est plus dans les conditions normales.

Au début, toutes ces substances qui finissent par détruire le nerf excitent la sensibilité et produisent de vives douleurs, comme le témoignent les efforts des grenouilles pour s’y soustraire. D’ailleurs il est certain qu’on ne peut jamais obtenir d’anesthésie, sans avoir au préalable une certaine hyperesthésie ; de plus sur les limites de la zone anesthésique et de la zône sensible, il y a une zone hypéresthésique. Des courants électriques appliqués en ce point provoquent des mouvements de défense de l’animal, tandis que, s’ils sont appliqués aux autres parties du corps, l’animal ne réagit pas.

On comprendra sans peine que je n’ai pas épuisé la liste de toutes les substances gazeuses ou volatiles avec lesquelles on pourrait expérimenter. Mais il est extrêmement probable que tous les hydrocarbures agiraient comme la benzine et la térébenthine, les éthers comme l’éther éthylique et le chloroforme, les acides comme l’acide acétique, les alcools comme l’alcool éthylique. C’est une in-

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