‹ Recherches expérimentales et cliniques sur la sensibilitéChapitre 53 sur 132 · ABSORPTION · texte numérisé non relu

ABSORPTION

je sois résolu à ne m’y plus exposer. Enfin l’hypéresthésie était très-vive et le moindre contact déterminait une sensation douloureuse. C’est le second degré de la réparation nerveuse, dont le premier degré semble être le fourmillement. L’hypére.'îthésie produite ainsi par l’acide pbénique a persisté deux jours.

Nous nous sommes assez étendu sur l’absorption à propos des gaz et des liquides volatils pour n’avoir pas besoin de revenir longtemps sur ce sujet, à propos des substances solides ou liquides non volatiles. L’absorption par la plaie des substances non volatiles a été niée par beaucoup*d’auteurs (1). Mais ces expériences sont en opposition avec celles d’autres savants, qui ont constaté la présence dans les excrétions de l’iodure de potassium (2), de la rhubarbe (3), de la garance (4), de la digitaline (5). Nous ne parlons de l'absorption ni de l’eau, qui est un corps volatil, ni du mercure, qui est extrêmement volatil, ainsi que Merget (6) l’a récemment démontré, ni de l’iode, ni du camphre, toutes substances liquides ou solides qui émettent à la température ordinaire des vapeurs très-sensibles.

(1) Séguin. Ann. de chimie, t. XCII, p. 46. — Scoutetten. Lettre à ÏAcad. de méd. Metz, 1869.—Sehâfer. Sitzunsbergicht der Wiener Acad,, 1858. Bd. XXXII, p. 143. — Demarquay. De la glycérine, p. 92 et suiv.

Homolle. Union méd., 1853. — Parisot. Recherches expérimentales sur

Vabsorption par le tégument externe. Paris, 1863. — Hébert. Th. inaug. Paris, 1861.

12) Westrumb. Physiologische Untersuchungen über die Einsaugungskraft der Venen. Hanovre, 1825.

(3) Bradner Stuart. Meckels Arch., I, p. 151.

(4) Hofmann. Cité par Rabuteau. Elém, de thérap., 2* édit., p. 8.

(5) Rabuteau. Bull, de la Soc. de biologie, 1868, p. 189.

(6) Comptes-Rendus de VAcad. des sciences, déc. 1871 et janv. 1872.

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