FROID
ther, il y eut une phlyctène, comme pour une brûlure au deuxième degré.
L’application du froid intense est très-douloureuse. Mais lors même que le froid n'est pas assez considérable
pourproduire une anesthésie immédiate, la douleur est quelquefois encore très-vive. Tout le monde connaît plus ou moins cette sensation désagréable que l’air froid fait ressentir aux mains et aux pieds et qu’on appelle Vonglée.
A la première période, c’est une sorte de pesanteur gênante, bientôt suivie de fourmillements et d’une sensation de cuisson. En définitive c’est l’hyperesthésie des nerfs précédant leur anesthésie. Cette hyperesthésie est quelquefois très-pénible et produit dans certains cas assez de douleur pour qu’il n’y ait pas grand avantage, au point de vue'de la suppression de la douleur, à faire l’anesthésie locale par réfrigération, pour éviter la douleur opératoire sur des régions cutanées ulcérées ou phlegmoneuses hypoalgésique.
Cependant, comme l’action est telle qu’elle agit surtout en diminuant l’activité de la circulation, il peut se faire que l’application de la glace, très-douloureuse dans certains cas, contribue au contraire, lorsque elle est modérée et lorsqu’il s’agit d’inflammations francfies et aiguës, à modérer la douleur ; en un mot le froid est un agent hypoalgésique.
Ainsi, depuis un temps immémorial les médecins emploient la glace pour calmer les douleurs des phlegmons et même des arthrites. Est-ce par la contraction des capillaires qui modère l’afflux sanguin ? Est-ce par une action spéciale sur les nerfs dont le froid ralentit l’excitabilité ? Il est probable que ces deux causes agissent simultanément pour concourir au même résultat. Toujours