‹ Recherches expérimentales et cliniques sur la sensibilitéChapitre 64 sur 132 · NERFS · texte numérisé non relu

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C’est Flourens (1) qui, le premier, en injectant des substances pulvérulentes inertes dans l’aorte d’animaux vivants a étudié les effets de Tanhémie sur la sensibilité. Les petits granules qu’il injectait agissaient mécaniquement, et lais-

saientla motricité intacte, tandis que la sensibilité était abolie. Plus tard Vulpian (2) a expliqué cette différence entre la persistance des deux propriétés fondamentales du système nerveux, en montrant que l’anbémie portait moins sur les membres que sur la partie inférieure de la moelle. En injectant directement de la poudre de lycopode dans l’artère du membre, il a vu que la sensibilité dans le tronc du nerf sciatique persistait trois heures environ après qu’il eut été anhémié.

Brown Séquard, après avoir constaté (3) que la sensibilité ayant disparu dans un membre anhémié pouvait, après un maximum de deux heures, reparaître dans le même membre, si on lui rendait du sang oxygéné, a essayé de se rendre compte d’une manière, plus exacte de l’influence du sang sur la sensibilité, et il a constaté les faits suivants qui sont fort intéressants (4).

Afin d’éliminer toute cause d’erreur provenant du rétablissement de la circulation collatérale, non-seulement il liait l’artère, mais il faisait la section complète de tout le membre en ne respectant que les nerfs sciatiques. Il a vu ainsi que chez les lapins la sensibilité persistait environ 22 minutes, 32 minutes chez le chien, 45 minutes chez le

(1) Comptes rendus de VAcad. des sciences, 1847, p. 905.

(2) Gaz. hébd., 1861, t. VIII, p. 350.

(3) Journ. de la physiologie, t. I, p. 730. Propriétés et usages du sang rouge et du sang noir.

(4) Ibid., 1861, t. VI, p. 140.

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