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ET DE TA FUSION

par seconde, il n'y avait pas àe fusion dans la variation négative du nerf. D’ailleurs elle est en désaccord avec ce que nous savons du nerf moteur, tandis que la seconde est facile à comprendre et s’accorde très-bien avec ce que nous savons du travail dans les centres nerveux.

C’est ce fait d’accumulation, de condensation, d’addition, de sommation, que nous allons maintenant étudier (1).

(1) La sommation a été entrevue par Pflüger {Effets des exatations électriques, Berlin, 1865), mieux étudiée par Gruenhagen {Ueher die summation von nervenreizen, Arch. de Henle, |1865, t. XXVI. Yersuche über die intermîtterende nervenreizungen, Arch. de Pflüger, 1872, t. VI, p. 157) et Setschenoff {Effets des excitations électriques et chimiques, Gratz, 1868). J. Tarchanoff en a fait l’objet d’un travail intéressant {Bull, de VAcad. de Saint-Pétersbourg, 1871, t. XVI, p. 67). Le même sujeta été, à un point de vue différent, repris par RosenthaI(Siteangfsbericlite der phys. med. Soc. zu Erlangen, février 1873, p. 13), SterKng {Berichte der Sachs. Acad., 1875,p. 372) et Spiro (Studisn über Beflexe. Centraïblatt fur die med. Wiss,lS75, p. 435). Mais ce que ces auteurs ont dit delà sommation et du travail des centres s’applique aux actions réflexes, et, sauf quelques courtes remarques de Gruenhagen, je ne crois pas que ces phénomènes aient été étudiés aupoint de vue dés lois de la sensibilité générale.

Ainsi, ce travail latent soit, des muscles soit du cerveau,lequel ne se manifeste qu’à la fin d’une plus ou moins Ipngue série d’excitations égales entre elles, n’avait été, à ma connaissance, étudié par aucun auteur avant moi : et tout ce qu’on avait observé jusque ici s’appliquait aux actions motrices de la moelle épinière. J’ai publié déjà l’exposé sommaire des résultats que j’avais obtenus dans les comptes-rendus de l’Académie des Sciences (4 décembre 1876).

« Mais le mot de sommation n’est pas fi-ançais dans ce sens, et on n’a le droit d’employer des néologismes que quand on n’a pas d’autres ressources. Or, si nous prenons comme point de comparaison les phénomènes de la contraction musculaire, nous avons des expressions qui peuvent nous être trèsutiles. Lorsqu’un muscle est excité par des courants interrompus très-rapprochés, et qu’on ne peut plus distinguer les différentes secousses musculaires, on dit qu’il y a fusion. Ainsi dans la figure 3, les excitations très-rapprochées se sont fusionnées dans le muscle et il semble que les secousses musculaires marquées sur la ligne M soient uniques. Au contraire, il n’y * pas fusion pour les contractions marquées dans la figure 12, il y a simplement addition, la

176 DE l’addition

Pour mettre en pleine évidence ce phénomène de l’addition dans les centres nerveux, il faut prendre d’une part des interruptions extrêmement fréquentes, d’au-

^ secousse suivante venant s’ajouter à 3 la première avant que la première oî ait achevé son action, g. Il faut dénommer anssi cet état .par- ’S, ticulier du muscle qui n’a pas encore .2 achevé sa contraction, et qui est sur- ^ pris par une excitation nouvelle au § moment où il n’est pas encore revenu .SP àl’état normal. Je crois qu’on pourrait m l’appeler persistance d'action. Ainsi la persistance d’action fait que les segj coasses s'additionnent si elles sont un peu rapprochées, et, si elles sont plus ^ fréquentes, qu’elles se fusionnent, g, Nous remplacerons donc le mot de iS sommation par le mot à'addition, ^ seulement nous distinguerons l’addig, tion latente, telle qu’on peut la voir S dans la figure 1, de l’addition appa- ■g* rente qu’on voit dans la figure 12.

O Le mot de summation des allemands g s’appliquera surtout à l’addition la- I tente.

si, (1) On voit que les excitations mar- E quéeslesparsignaux électriques S produisent un effet musculaire M lorsque les signaux sont très-rapprochés, tandisque s’ils sontplus espacés,comme par exemple au haut de la ligne S il n’y a aucun mouvement musculaire, comme l’indique la ligne M .

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