‹ Recherches expérimentales et cliniques sur la sensibilitéChapitre 92 sur 132 · TRANSMISSION · texte numérisé non relu

TRANSMISSION

au contraire, dans ces faits qui sont maintenant surabondamment démontrés (1) :

A. La sensibilité extrême des nerfs tactiles aux excitations mécaniques, même très-faibles, si faibles qu’elles n’exciteraient pas un nerf sciatique de grenouille, lequel est pourtant si excitable.

B. L’absence totale de sensations tactiles par l’excitation des troncs nerveux, laquelle excitation produit des sensations de chaleur, de contracture, de fourmillements, etc., selon l’intensité de l’excitation et certaines conditions pathologiques mal déterminées.

Lavoie de transmision des impressions sensitives dans la moelle, dans le bulbe et le cerveau, a fait le sujet d’un nombre immense de travaux, et je me contenterai d’en donner un résumé succinct.

Après le mémoire de Fodéra (2),les ouvrages plus étendus de Longet (3) et de Stilling (4), on crut à une trèsgrande simplicité dans les fonctions de la moelle épinière. Les cordons postérieurs servaient au sentiment, les cordons antérieurs au mouvement. Cependant le problème devint bientôt plus compliqué. M. Brown Séquard (5) admit, en s’appuyant sur les expériences les plus ingénieuses, et un ensemble imposant d’observations pathologiques,

(1) Voyez plus haut, chapitre II, partie.

(2) Journ. de Magendie^ 1823, p. 197.

(3) Anat. et phys. du syst. nerveux, t. I, p. 267. Paris, 1842.

(4) Untersuchungen uber die functionen des Rückenmarka und der nerven. Leipzig, 1842.

(5) Th. inaug. de Paris, 1846.

Comptes-rendus de la Soc. de biol., 1849, p. 162 et p. 15.

Gaz. hebd, de médecine, 1855, n»* 31, 32, etc.

Journ. de’physiol., 1 . 1, p. 176, t. VI, p. 124, etc.

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