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DES IMPRESSIONS SENSITIVES

les conducteurs de toutes les impressions sensitives (sauf le sens musculaire) s’entre-croisaient dans la moelle épinière, et passaient par la substance grise, que les impressions de la douleur sont disséminées dans la substance grise et dans les cordons antérieurs, et que les impressions de contact et de chatouillement passent par les cordons antérieurs. De son côté Schiff (1) suppose que les impressions tactiles passent par les cordons postérieurs, tandis que toutes les autres impressions sensitives sont transmises à l’encéphale par les parties grises de la moelle. D’autres expérimentateurs ont cru que les faisceaux latéraux étaient chargés du rôle de conducteurs (2); cependant leurs expériences, quoique plus récentes, sont loin d’avoir une valeur suffisante pour renverser, soit la théorie de Schiff, soit la théorie plus satisfaisante de M. Brown Séquard (2). Vulpian qui réfute toutes ces opinions, en présence de tant de contradictions, admet qu il n’y a probablement pas pour les impressions sensitives de route déterminée dans la moelle. (3). Cette opinion se rapproche de celle de Wundt(4> qui suppose qui l y a une voie principale (hauptbahn) et une \oie accessoire (nebenhahn) pour la conduction de la sensibilité,

Q,uoi qu’il en soit, il est certain qu’une partie des fibres

(!) Comptes-rendus de VAcad. des sciences, 22 mai 1854 et sept. 1862.

Luys. Mêm. de la Soc. de Moi., 1856, p. 94.

Voir aussi Longet. Traité de physiol., t. Ill, p. 332.

(2) Türok. Arch. gêner. de méd., 1852, t. XXIX, p. 79.

Miesoher. Comptes-rendus des travaux du laboratoire de Leipzig, 1870.

Kawrecki. Ibid., 1870.

WoroscMloff. Ibid., 1874, p. 99 et 1875.

(3) Art. Moelle du Dict. encyclop. des sciences méd., p, 396.

(4) Grundzüge der physiol. psychol., p. 110 et suiv.

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