‹ Recherches Expérimentales et Cliniques sur les PancréatitesChapitre 30 sur 49 · PR RO · texte numérisé non relu

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domen, et provoqua de la péritonite, les cas où le volume de la rate, la congestion des reins plaident en faveur d'une infection (cas de Hixry) (1) ; ceux où l'on observe la thrombose des veines du pancréas (Serrz), ceux enfin où une septico-pyohémie généralisée, où la suppuration et la gangrène locale sont les modes de terminaison des hémorrhagies.

Comme nous l'avons vu, la pancréatite, lorsqu'elle n’est pas infectieuse d'emblée, le devient rapidement. Elle l’est, somme toute, presque toujours au bout d’un certain temps.

Mais en clinique, le départ entre les infections primitives et secondaires est parfois fort difficile.

Nous mentionnerons, enfin, les pancréatites à caractère hémorrhagique, survenues au cours d’infection générale {variole, fièvre typhoïde) pour lesquelles, du reste, le même doute est permis.

Pour résumer cette multiple pathogénie, nous dirons donc que toute cause d’affaiblissement de vitalité de la glande (d’origine mécanique, toxique, toxinique, diastasique, infectieuse, etc.) entraîne pour conséquence une auto-digestion et une infection ascendante. Toute pancréatite, quel que soit son début, devient rapidement diastasique et microbienne (2).

Il est le plus souvent impossible en clinique de déceler la véritable cause. Expérimentalement, on reproduit cette lésion, tout aussi bien par la morphine, que par la papaïne, par la toxine tiens que par les infections à coli-bacille.

$ 2. — Anatomie pathologique.

Quelles sont les lésions observées dans la pancréatite hémorrhagique ?

Macroscopiquement, chez l’homme, on peut trouver à l’autopsie,

(1) Hivry, Corresp. Blatt. f. Schw. Artz., 1871.

(2) Un rôle prédisposant doit être attribué aux réflexes nerveux vaso-dila’ tateurs. On trouve signalées de la congestion et des lésions des ganglions solaires, L’intensité de la vaso-dilatation brusque, pour un organe qui doit très rapidement agir et se mettre sous pression, .rénd, en partie, Go tape du caractère hémorrhagique propre aux affections de cet organe.

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ou au cours d’une opération, un épanchement sanguin généralisé à tout le péritoine, un épanchement enkysté, ou simplement une transformation sanguine de la glande.

Le premier cas est rare. Il entraîne la mort rapide, Expérimentalement, on le produit plus facilement parce que, chez le chien, le pancréas est pédiculisé dans le mésentère et qu'aucune cavité péritonéale n'arrête et n’enkyste les hémorrhagies. Nous l’avons obtenu notamment avec la papaïne, avec la toxine diphtérique.

Le plus souvent, chez l’homme, on observe le 2 cas, Le sang est alors collecté dans l’arrière-cavité des épiploons ; la tumeur, si elle est volumineuse, tend à refouler, en bas, le mésocôlon et le côlon transverse, L’estomac est refoulé en haut: d'où la zone de matité de la tumeur entre les sonorités stomacale et colique. Ge sang est tantôt coagulé, tantôt liquide (Swaix, Seirz). Il est, le plus souvent transformé, noir ou vert, généralement en partie digéré. On a constaté, comme nous l’avons vu, la présence de ferments pancréatiques au sein de ce liquide (LirrLewoop). Cette forme s’observe en particulier dans les cas traumatiques.

Enfin, on peut n’avoir qu'une infiltration sanguine de la glande, Le pancréas est rouge, avec traces à peine appréciables de lobulation ; les surfaces de section montrent des parties complètement noires, d’autres où les lobules se reconnaissent vaguement, d’autres où leurs limites sont entourées de sang. Par places enfin, aux endroits les moins atteints, on n’a que l'écoulement d’une sérosité sanguinolente (Obs. n° 144. Morphine).

Même dans les points où la glande est conservée, le parenchyme a une teinte rose, un peu lilas, comme on l'observe sur les pancréas légèrement putréfiés de certaines autopsies, ou quelques minutes après l'injection de papaïne dans la glande.

La source de l’hémorrhagie est généralement méconnue ; elle est, d’ailleurs, le plus souvent multiple et, sur les coupes, on observe un véritable éclatement de presque tous les vaisseaux.

Dans les 3 cas, on trouve généralement le duodénum rempli de sang, celui-ci s'écoule par le canal de Wirsung. Nos chiens ont par-

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