D'OÙ
Sulfate barytique Phosphate, idem .
Carbonate
Le résidu de la dessiccation des déjections filtrées, traité par l'alcool à 0,98, s'y dissout en partie et se trouve ainsi divisé en deux produits.
2 grammes de ce résidu, traités comme il vient d'être dit, ont donné 0^r 653 d'un produit soluble dans l'alcool. Le produit insoluble pesait 1%V 330. Ce résultat accuse une perte de 0%v 017, qui équivaut à moins d'un centième.
En faisant supporter cette perte par la partie soluble dans l'alcool, on a pour la composition de la matière soluble des déjections :
Matières solubles dans l'alcool 0,3265
Matières insolubles, idem 0,6735
A. Produit sohhle dans l'eau et insoluble dans l'alcool. — La matière insoluble dans l'alcool, après avoir été desséchée, est d'un jaune brun sale. Elle possède une odeur désagréable, mais beaucoup moins forte que celle de la partie soluble dans l'alcool. Chauffée sur une lame de platine, elle brûle en donnant un odeur de corne grillée, et laisse un résidu charbonneux considé
rable qui n'a pu être incinéré complètement. Mêlée avec de la chaux sodée, et chauffée dans un tube scellé à une extrémité, elle donne de l'ammoniaque.
La dissolution de cette matière est alcaline. Le bi-chlorure de mercure y fait naître un trouble léger; le tannin n'y produit rien de sensible. Le chlorure de calcium la trouble; l'acide chloroplatinique y fait naître un précipité jaune. L'acétate de sesqui-oxyde de fer y fait naître un précipité fauve, sale, abondant, qui est redissous en très grande partie par l'acide acétique.
Ces réactions indiquent que ce produit contient une matière organique azotée, de l'acide phosphorique et du potassium.
B. Produit soluble dans V alcool. — Ce produit est noir; il possède une apparence poisseuse ; il est très hygroscopique et répand une odeur des plus infectes. Mis en présence de l'eau, il ne s'y dissout pas complètement et lui communique une couleur brune foncée.
Sa dissolution aqueuse, mise en présence de divers agents, donne les réactions suivantes :
Le bi-chlorure de mercure y fait naître un précipité blanc abondant.
Le tannin y fait immédiatement naître un trouble.
Le chlorure de calcium ne la trouble pas.
L'acide chloroplatinique ne produit rien d'apparent.
L'acétate de sesqui-oxyde de fer la trouble, mais l'acide acétique fait disparaître complètement ce trouble.
Soumis à l'incinération sur une lame de platine, le produit obtenu par l'alcool se boursouffle, noircit, brûle complètement avec flamme en donnant l'odeur des matières cornées portées à une haute température ; il laisse un produit salin, incolore, qui mis en contact avec l'eau distillée, bleuit fortement le papier rouge de tournesol.
La lame de platine est altérée et présente une teinte brune qui semblerait indiquer la présence de la potasse, présence qui n'a pu être décélée par l'acide chloroplatinique.
Mêlé avec de la chaux sodée et chauffé dans un tube scellé à une extrémité, il donne de l'ammoniaque en abondance et beaucoup plus que le produit insoluble dans l'alcool.
Les résultats qui viennent d'être signalés permettent d'établir
ainsi qu'il suit la composition des déjections alvines des cholériques :
Eau 0,9743 0,974300
Matière muqueuse in- K Partie organique azotée 0,006300
soluble dans l'eau, f ' /Phosphate de chaux, avec traces de carbonate. 0,000900