‹ Recherches expérimentales, physiologiques et chimiques, sur la digestion, considérée dans les quatre classes d'animaux vertébrésChapitre 12 sur 57 · La portion non soluble dans l’eau se présenta sous l’as · texte numérisé non relu

La portion non soluble dans l’eau se présenta sous l’as

pect d’un mucus gélatineux brun foncé , dont la cendre était composée de phosphate calcaire , avec - un peu de sulfate de soude. ....

Traitement par l’éther. — De l’éther qui avait été agité avec de la bile évaporée à consistance sirupeuse , fut évaporé lui-même à siccité. Il laissa une masse d’un blanc jaunâtre , peu cristalline. La dissolution de cette substance dans l’alcool chaud déposa , par le refroidissement , des particules blanches qui , recueillies sur un filtre , se montrèrent sous la forme d’écailles brillantes, infusibles à ioo 1 ’. Le reste de la dissolution alcoolique î ougissaitle tournesol. C’est ce qui porte

DE LA DtGESTIOff

à croire que l’étlier avait enlevé non-seulement de la clioline, mais encore de l’acide oléique.

Incinération. — La bile de chien exhala, lorsqu’on la fit chauffer, non-seulement l’odeur empyreumalique de celle du bœuf, mais en même temps l’odeur particulière du chien. La cendre était d’un blanc grisâtre. Sa portion soluble dans l’eau contenait une très-grande quantité de carbonate, de phosphate et de sulfate , avec très -peu de chlorure alcalin. Cet alcali était de la soude seule ; au moins le chlorure de platine ne fit-il naître aucun précipité, et les sels chauffés avec de l’acide sulfurique donnèrent , après avoir été dissous dans l’eau , de gros cristaux de sulfate de soude. La portion de cendre non soluble dans l’eau se composait de phosphate calcaire, sans mélange de carbonate.

Calcul biliaire d’un chien. — Nous -trouvâmes , dans la vésicule biliaire d’un chien , indépendamment d’une bile épaisse et d’un grand nombre de flocons muqueux , des calculs biliaires sous la forme de grains bruns et anguleux , qu’on débarrassa du mucus qui y adhérait en les lavant dans l’eau. L’alcool, bouilli avec leur poudre , parut d’un jaune verdâtre après la filtration , et laissa , après avoir été évaporé , un résidu verdâtre peu considérable. La portion des

calculs non soluble dans l’alcool était encore brune ; elle se dissolvit en grande partie et avec effervescence dans l’acide liydro-clilorique. Cette dissolution donnait quelques flocons par l’ammoniaque , puis un précipité très-abondant par l’oxalatc de potasse , et ensuite rien absolument par la potasse purç. La portion insoluble dans l’acide hydro-chlorique était composée de flocons d’un vert brun foncé, qui, traités par la potasse, se réduisaient en partie en une liqueur jaune, dans laquelle l’acide hydro-chlorique faisait naître un trouble vertbleuâtre. Par conséquent ces calculs contenaient principalement du carbonate de chaux, avec un peu de phosphate cal caire, de la matière colorante , et probablement un peu de graisse.

Résultats des analyses de la bile de chien. — La bile du chien contient , d’après ces expériences.

t“. Un principe odorant;.

2°. De la cholinc. ;

3°. Probablement de la résine , en petite quantité toutefois ; ce qui fait qu’elle est précipitée peu abondamment par l’acétate de plomb neutre ;

4°. Du picromel ;

5°. Beaucoup de matière colorante ;

6°. Une matière qui se précipite de la dissolution alcoolique chaude parle refroidissement (gliadine?);

■j 0 . De la matière salivaire ou une matière analogue ;

8°. Du mucus. 11 paraît que la bile ne contient qu’une trèspetite quantité de cette substance en dissolution , puisqu’on n’y trouve pas du tout , ou du moins très-peu, de carbonate de soude;

q°. Probablement du margarate et de l’oléate de potasse ;

io°. De l’acétate, du phosphate, du sulfate de soude et du chlorure de sodium ;

1 1 °. Du phosphate de chaux.

§ III. Bile de l’homme. — Les expériences peu nombreuses que nous avons faites sur la bile humaine évaporée se réduisent aux suivantes s

Traitement par l’alcool et V acétate de plomb. — La bile évaporée ne se dissolvait qu’en très-petite quantité dans l'alcool à chaud.

I. Le liquide alcoolique fut évaporé , et le résidu dissous dans l’eau. Comme l’acétate de plomb neutre ne troublait pas cette dissolution , on y versa du sous-acétate de plomb , qui fit naître un précipité abondant.

i. Le précipité fut délayé dans de l’eau, et décomposé par l’acide hydro-sulfurique. La liqueur séparée du sulfure de plomb par la filtration , donna , après avoir été évaporée , un précipité médiocre par l’acétate de plomb neutre. Le liquide séparé de ce précipité fut débarrassé du plomb par l’acide hydro-sulfurique et évaporé à siccité ; le résidu fut ensuite dissous dans l’eau. Cette dissolution , qui se troubla de nouveau par l'acétate de plomb neutre , fut traitée par lui et encore une fois par le sous-acétate de plomb , séparée du précipité, soumise à un courant d’acide hydro-sulfurique, filtrée et évaporée. 11 resta du picromel , formant une masse blanche et sillonnée.

DE LA DIGESTIOS

2. Le liquide qui surnageait le précipité produit par le sous-acétate de plomb donna , après qu’on y eut fait passer un courant de gaz acide liydro-sulfurique , qu’on l’eut filtré et qu’on l'eut fait évaporer , du picromel ayant le même aspect que le précédent, et mêlé d’acétate alcalin.

Le sulfure de plomb obtenu dans les diverses opérations entreprises sous les numéros < et 2, fut traité par l’alcool à chaud. La liqueur filtrée se troubla par le refroidissement , donna un précipité blanc abondant lorsqu’on y versa de l’eau , et laissa une résine brune et visqueuse après l’évaporation.

Traitement par T éther. — De la bile humaine évaporée , puis étendue d’eau jusqu’à consistance sirupeuse, fut traitée à plusieurs reprises par l’éther. Le liquide éthéré, après avoir été décanté , était d’un jaune pâle ; on l’évapora , et il laissa une substance écailleuse d’un blanc jaunâtre. Cette substance, exprimée entre deux feuilles de papier joseph, abandonna une matière huileuse , qui rougissait le tournesol , et qui était vraisemblablement de l’acide oléique. Le reste , dissous dans l’alcool à chaud, donna , par une évaporation lente , des cristaux bien prononcés , qui se comportèrent comme de la cholin<*i

D’après ces expériences, il a donc été trouvé dans la bile humaine de la choline , de la résine , du pièromel et de l’acide oléique. La portion de la bile non soluble dans l’alcool contenait, indépendamment dumucus, une grande quantité d’une matière soluble dans l’eau. Il y avait, en outre, dans la bile de la matière colorante et sans contredit aussi plusieurs autres substances. Nous n’avons pas été à la recherche de l’asparagine biliaire.

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