‹ Recherches expérimentales, physiologiques et chimiques, sur la digestion, considérée dans les quatre classes d'animaux vertébrésChapitre 13 sur 57 · SECTION II · texte numérisé non relu

SECTION II

• EXPÉRIENCES SUR l’ÉTAT DES ORGANES DE LA DIGESTION CHEZ LES ANIMAUX A JEUN.

§ I. Expériences sür des chiens. — Expérience i M . Un chien de moyenne taille , qui n’avait rien mangé depuis quinze heures , fut assommé. A l’ouverture de la cavité abdominale , le mouvement péristaltique du canal intestinal parut très-faible et à peine sensible. Les contractions des intestins , qui se faisaient avec beaucoup de lenteur , n’étaient peut-être même causées que par l’impression irritante de l’air. L’estomac était tout-à-fait resserré sur lui même et vide. La face interne de la membrane muqueuse , garnie de gros plis , était humide . Mais la quantité de liquide était si faible que nous eûmes de la peine à en retirer quelques gouttes. Ce fluide était blanchâtre , presque limpide ; il avait une saveur faiblement salée , et ne rougissait presque pas la teinture de tournesol. Quelques flocons d’un mucus visqueux et blanchâtre étaient attachés çà et là à la paroi interne de l’cstqmac.

L’intestin grêle , également resserré sur lui-même et contracté, ne contenait aucune trace de résidus d’alimens. La face interne de sa membrane villeuse était humectée par un mucus blanchâtre, consistant , pultacé , que labile colorait un peu en jaune. Le gros intestin était vide aussi. On ne trouva dans le cæcum et le rectum qu’un peu de mucosité jaunâtre , qui filait entre les doigts. Le mucus du canal intestinal avait une saveur faiblement salée , et ne rougissait pas le tournesol d’une manière sensible.

La vésicule biliaire regorgeait d’une bile consistante, amère, filante et d’un brun foncé, comme il arrive toujours chez les animaux qui ont jeûné pendant long-temps. Le canal pancréatique ne contenait pas de liquide , et sa paroi interne était seulement humide.

DE t k DICESTI01X

On trouva dans le canal thoracique une petite quantité d’un liquide limpide , tirant un peu sur le jaunâtre , et faiblement salé , qui , exposé à l’air , se coagula en une masse gélatineuse.

Nous avons obtenu le même résultat sur quatre autres chiens, que nous avions fait jeûner pendant vingt-quatre et même pendant quarante-huit heures.

Expérience 2°. — Sur un chien à qui Von avait fait avaler des cailloux. — Comme il nous était arrivé plusieurs fois , sur des chiens qui avaient été long-temps sans recevoir aucune nourriture, de trouver l’estomac tout-à-fait resserré sur lui-même, et contenant seulement quelques gouttes d’un suc gastrique liquide , avec des flocons muqueux d’un blanc grisâtre , transparens et filans entre les doigts , qui adhéraient aux parois du viscère , nous dûmes supposer qu’il ne se fait une sécrétion abondante de suc gastrique qu’à la suite des stimulations exercées sur l’estomac. En conséquence nous essayâmes d’ahord d’irriter cet organe d’une manière mécanir que , en y introduisant des corps durs. Un gros chien , qui n’avait pas obtenu d'alimens depuis dix-huit heures, fut forcé à avaler six cailloux siliceux bien lavés, qui avaient, pour la plupart , seize lignes de long , sur dix de large et huit d’épaisseur. Six heures et demie après, l’animal fut étranglé. On trouva une pierre dans les excrémens durs qui sortirent du rectum pendant la strangulation.

L’estomac était entièrement resserré sur lui-même. Il contenait un peu d’air, avec un liquide blanc-grisâtre, un peu , trouble , en partie fluide , en partie mucilagineux , filant , et dont la quantité s’élevait de sept à dix grammes. On n’y trouva aucun des six cailloux. Ceux-ci devaient, en conséquence, avoir été chassés dans le duodénum , à travers le pylore , par les contractions des parois musculeuses de l’estomac. Le liquide que ce dernier renfermait avait une odeur un peu acide ; sa saveur était faiblement salée , et il rougissait un peu la teinture de tournesol.

On trouva dans le duodénum un liquide mucilagineux jaunâtre. La portion suivante de l’intestin grêle contenait, dans l’étendue de plusieurs pieds, une matière consistant»,

DES - MAMMIFÈRES.’ g3

blanchâtre, peu jaune, qui avait une couleur plus foncée vers la fin de l’intestin grêle. Le cæcum était rempli d’excrétnens mous , et sa membrane muqueuse rougissait un peu la teinture'de tournesol. Le rectum contenait du mucus mêlé de bile , avec une petite quantité d’air.

Il ne se trouva point de cailloux dans le canal intestinal. Ces corps étrangers étaient donc sortis par le rectum. En effet, lorsqu’on examina les excrémens du chien , dans sa bauge , on y découvrit les cinq autres pierres..

Expérience 3 e . — » Sur un chien à qui T on avait fait avaler des morceaux de quartz blanc. — On fit avaler le matin , vers dix heures , huit morceaux de quartz blanc à un chien de moyenne taille , qui n’avait pas mangé depuis quatorze heures. Au bout d’une heure, cet animal fut tué.

L’œsophage , quand on le mit à découvert le long du cou et dans la poitrine , se resserra sur lui-même, dans le sens de sa longueur et dans celui de son diamètre transversal. 11 était humecté, à sa face interne, par un peu de mucosité blanchâtre et transparente , qui ne rougissait pas le papier de tournesol.

L’estomac était tout-à-fait rétréci, et contenait un peu d’air , avec les sept plus gros cailloux. Un mucus gris-blanchâtre et filant adhérait à ses parois, et dans l’espace occupé par les pierres se trouvaient environ cinq grammes d’un liquide blanchâtre, limpide et presque aussi clair que de l’eau. Ce liquide avait une saveur faiblement salée , et rougissait le papier de tournesol avec beaucoup de force. On trouva , en outre , dans l’estomac un petit morceau de cuir provenant d’une semelle, qui était pénétré de suc gastrique et un peu ramolli. Le chien l’avait peut-être avalé déjà depuis plusieurs jours. Le liquide stomacal fut soumis à l’analyse chimique.

Le duodénum contenait abondamment un liquide muqueux, filant, jaune et mêlé de bile. Ce liquide avait -une saveur amère , et rougissait le papier de tournesol. Treize pouces au-dessous du pylore , on rencontra le plus petit des cailloux que le chien avait avalés. Un mucus semblable , fluide , jaune et rougissant la teinture de tournesol , se trou-

94 DE LA DIGESTION

vait dans le premier tiers de la portion de l'intestin grêle Placée à la suite du duodénum. A-peu-près au commencement du second tiers , on rencontra dans ce liquide muqueux de petits flocons teints en vert, qui devenaient peu à peu de plus en plus volumineux en descendant. Ces flocons , qui paraissaient être composés de mucus biliaire’, de résine biliaire et du principe colorant delà bile, contenaient quelques petits poils. Vers la fin du second tiers, le mucus peu consistant et mêlé de bile, disparaissait tout-à-coup, ainsi que les flocons vertset consistons. La membrane muqueuse de P intestin était seulement couverte d’une couche mince de matière très-consistante , d’un blanc rougeâtre pâle , qu’on parvenait à racler, avec le dos d’un couteau, sous la forme d’une bouillie. Le papier de tournesol était à peine rougi par elle d’une manière sensible. A la distance d’une palme et demie on trouva de nouveau , dans le dernier tiers, un mucus très-liquide et très-jaune , qui rougissait un peu la teinture de tournesol, et contenait de grands flocons verts et consistai. Quatre pouces avant la jonction de l’intestin grêle avec le gros, ce mucus disparaissait peu à peu , et la membrane muqueuse reparaissait couverte d’une matière d’un blanc rougeâtre pâle. Il paraît donc que la bile avait été versée à des époques différentes chez cet animal , et de là’ provenaient Sans doute les différences qu’offrirent les liquides contenus dans l’intestin grêle. A l’endroit où la bile était entrée en contact avec la membrane muqueuse , celleci avait été eicitée à sécréter abondamment un liquide muqueux peu épais, qui s’était mêlé Avec elle.

Afin d examiner le liquide contenu dans les petits amas • glandulaires dont il existe chez le chien environ uneving- 1 tame sur le bord libre de l’intestin, à plusieurs pouces de distance les uns. des autres, on essuya la membrane muqueuse, pour la débarrasser dù mucus intestinal liquide et coloré en jaune , et l’on exprima ensuite les amas de glandes.

Il en sortit un liquide consistant et blanchâtre, sous la forme de petites gouttelettes. Ce liquide avait une saveur légèrement salée. Il ne parut pas altérer la couleur du papier de tournesol. 11 différait évidemment du mucus peu

DES MAMÎIIFÈBES. g5

épais contenu dans les intestins, et ne filait pas entre les doigts.

Le commencement du cæcum contenait un peu de matière verte , semblable à de la bouillie, et répandant une mauvaise odeur , qui rougissait le papier de tournesol. 11 n’y avait aucune trace de cette matière dans l’extrémité arrondie de l’intestin , où l’on apercevait très-distinctement des glandules nombreuses, formant de petites élévations et pour vues chacune d’un petit orifice. La pression fit sortir de ces glandes un liquide blanc-grisâtre tirant un peu sur le rouge , dont la saveur était légèrement salée , et qui rougissait faiblement la teinture de tournesol.

On trouva , dans le gros intestin , une matière verte , semblable à de la bouillie , et d’une odeur fétide , dont la couleur ressemblait parfaitement à celle des petits flocons suspendus dans le mucus peu épais que contenaient la seconde et la troisième portion de l’intestin grêle. Cette matière était vraisemblablement composée du mucus, de la résine et du principe colorant de la bile, mêlés avec un mucus intestinal épais. On y découvrit quelques poils et de petites plumes que le chien avait sans doute avalés par hasard avec ses alimens. Cette matière pultacée rougissait un peu la teinture de tournesol. Dans le rectum, elle formait de petites masses très-consistantes et moulées.

La vésicule du fiel était remplie d’une bile d’un brun verdâtre tirant sur le jaune , qui filait entre les doigts.

Examen du suc gastrique. — Le suc gastrique fut évaporé à siccité au bain-marie.

i . Le produit de la distillation , sans excepter même les gouttes qui avaient passé en dernier lieu , et qui se trouvaient encore dans le col de la cornue , ne rougissait pas la teinture de tournesol , ne troublait point le nitrate d’argent , et ne colorait pas le per-clilorure de fer. Son odeur ressemblait , mais d’une manière éloignée, à celle du musc.

i. Le résidu que contenait la cornue fut dissous dans l’eau. Cette dissolution rougissait la teinture de tournesol avec autant de force que le suc gastrique entier.

Ce phénomène tenait à ce que l’acide libre était de nature

g6 de LA .HGESTIO!»

fixe , ou de ce que , quoique volatil , il se trouvait retenu par une matière animale. On évapora donc la dissolution jusqu’à siccité , et une partie du produit fut distillée à sec , tandis que l’autre fut incinérée. La distillation sèche fut faite dans un tube de verre. La liqueur aqueuse qu’elle fournit ne troublait pas sensiblement le nitrate d’argent. L’incinération donna une cendre entièrement soluble dans l’eau , qui n’exerçait aucune action ni sur la teinture de tournesol , ni sur le chlorure de calcium, qui troublait très-faiblement le chlorure de barium, mais qui faisait naître un précipité fort abondant dans le nitrate d’argent. En conséquence , l’acidité du suc gastrique n’était due ni à l’acide sulfurique , ni à l’acide phospliorique , mais à l'acétique ou à l’hydro-chlo— rique. Si la présence de ce dernier ne fut point remarquée dans la distillation sèche, il faut peut-être s’en prendre à ce qu’on ne consacra qu’une très-petite quantité de matière à cette opération.

Expérience 4 *. — Sur un chien à qui Von avait fait avaler des pierres calcaires. — Afin de savoir si le suc gastrique contenait de l’acide hydro-chlorique libre , on fit avaler à un chien de moyenne taille , qui jeûnait depuis trente-six heures, dix morceaux de pierre à chaux , auparavant bien lavés et dépouillés de leurs aspérités. On espérait que, s’il existait de l’acide hydro-chlorique libre , cet acide se combinerait avec la chaux.

Le chien fut tué au bout d’une heure et demie. Le liquide blanchâtre et muqueux qui humectait l’épiderme de la membrane muqueuse de l’œsophage , ne rougissait pas le papier de tournesol. L’estomac , resserré sur lui-même , contenait encore les dix pierres , avec environ dix grammes d’un suc gastrique gris-blanchâtre, presqu’aussi clair que de l’eau. Ce suc était composé de deux parties , l’une fluide , l’autre muqueuse , filante et adhérente à la membrane villeuse. Quelques flocons muqueux jaunâtres se trouvaient dans la portion pylorique de l’estomac. Un peu de bile avait passé du duodénum dans l’estomac , par le pylore ; ce qu’il n’est pas rare de voir chez les animaux qui ont jeûné. Le suc gastrique ne rougissait que faiblement la teinture de tournesol , et ,

comme ce phénomène semblait annoncer que son acide avait été neutralisé , on le soumit à l’analyse chimique.

Le duodénum» était rempli d’un mucus épais, coloré en jaune. par de la hile. Un mucus semblable se trouvait aussi dans le premier tiers de l’intestin grêle. Dans le second tiers, il contenait de petits flocons verts , dont le nombre et . la grandeur allaient toujours en. croissant. Ces flocons étaient très-probablement composés du mucus, de la résine et du principe colorant de la bile. Le mucus épais , jaune et filant, dont il vient d’être parlé , rougissait le papier de tournesol.

Le mucus jaune et les flocons verts disparaissaient tout-àcoup dans le dernier tiers de l’intestin grêle , et il fut facile de reconnaître jusqu’à quelle distance la bile était parvenue. En cet endroit, la membrane villeuse était couverte d’une couche mince de mucus très-consistant , blanc-rougeâtre pâle , qui rougissait à peine le papier de tournesol.

Le cæcum contenait une petite quantité d’une masse verte, pultacée, qui rougissait le papier de tournesol. Le rectum était vide. ...

Examen du suç gastrique. — La portion fluide du suc gastrique fut séparée des flocons muqueux qu’elle contenait, par la tiltration , qui s’opéra lentement , à cause de la viscosité de la liqueur. 7,69 grammes du liquide filtré, qui était très-peu trouble et d’un jaune brunâtre pâle , laissèrent o,i 5 gr. (= 1 ,95 pour cent) de résidu sec. Celui-ci était d’un brun clair et opaque. Il se convertit rapidement, à l'air, en une liqueur d’un brun clair, mêlée de gros flocons. On versa dans cette liqueur un excès d’alcool , qui produisit un précipité fort abondant , floconneux et blanc ; le mélange fut chauffé et filtré;

I. La liqueur alcoolique filtrée, qui était d’un jaune pâle, laissa , après avoir été évaporée , une masse d'une brun pâle, cristalline sur les bords , qui, exposée à-flair , se- transforma promptement, et tout entière , en un liquide sirupeux clair et d’un brun pâle.

Uqe partie de ce liquide sirupeux, traitée par : les. réactifs chimiques , se comporta de la manière suivante,,: Acide nitrique, chlore et per-cblorurc de mercure : rieu. — Chlorure

98 bE LA DIGESTION

d’étain : une très-grande quantité de très-grands flocons caséeux , d’un jaune grisâtre. — Acétate de plomb neutre et proto-nitrate dé mercure : magma d’un jaune grisâtre , pas assez considérable pour épaissir complètement la liqueur. —■Sous-acétate de plomb : magma très-épais, pultacé, jaunegrisâtre.— Per-chlorure de fer s trouble médiocre , liqueur d’un rouge jaunâtre. — Teinture de noix de galle : une trèsgrande quantité de petits flocons bruns. — Teinture de tournesol : forte coloratiop en rouge. — Oxalate de potasse : précipité abondant.

Une autre portion de l’extrait alcoolique fut brûlée. Elle se boursoufla légèrement, et répandit une odeur d’empyreume animal. La partie de la cendre soluble dans l’eau donna un précipité fort abondant par l’oxalate de potasse , et fit naître un trouble léger dans le chlorure de barium. La partie de cette mérite cendre insoluble dans l’eau , qui ne s’élevait qu’à une très-petite quantité , se dissolvait avec effervescence dans l’acide hydro-chlorique , et la dissolution donnait un faible précipité par l’ammoniaque , puis un autre beaucoup plus abondant par l’oxalate de potasse.

En conséquence l’extrait alcoolique contenait une matière animale ( osmazôme ),• un acide libre , sans doute l’acétique , de l’acétate de chaux qui s’était converti en carbonate dans l’incinération , une très-grande quantité de chlorure de calcium , peu de sulfate et de phosphate de chaux, et vraisemblablement aussi du chlorure de sodium.

II. La masse, épuisée par l’alcool, fut bouillie avec de l’eau.

i . La décoction aqueuse laissa , après avoir été évaporée , un faible résidu , qui ne faisait qu’un tiers environ de l’extrait alcoolique , et qui consistait presqu’entièrement en cristaux incolores et diaphanes , accompagnés d’une très-petite quantité de matière jaune , semblable à de la gomme. Comme cette masse , dissoute dans l’eau , laissait quelques flocons , on filtra. La liqueur claire et d’un jaune pâle qui passa se comporta de la manière suivante avec les réactifs.— Chlqre , acide nitrique , per-chlorure de fer , per-chlorure de mercure, vinaigre : rien. — Chlorure d’étain : une grande quan-

DES MAMMIFÈRES. gg

tité de grands flocons blancs. — ■ Proto-nitrate de mercure ; une grande quantité de grands flocons blancs , solubles dans un excès d’acide nitrique .-‘-Acétate.de plomb neutre : trouble

très-considérable. — Nitrate d’argent : trouble médiocre.

Teinture de noix de galle : trouble médiocre , disparaissant par un excès de teinture.

La masse était en trop petite quantité pour qu’il fût possible de l’incinérer. Cependant on peut conclure des expériences précédentes que l’extrait aqueux contenait une matière animale ( matière salivaire ) avec quelques sels.

2 . . La masse , épuisée par l’alcool et par l’eau , consistait en une pellicule brunâtre et cassante.

Il suit des expériences dont on vient de lire les détails que le fluide gastrique contenait :

t°. Une matière animale soluble dans l’alcool (osmazôme) ;

2 °. Une’ matière animale insoluble dans l’alcool, mais soluble dans l’eau (matière salivaire ) ; .

3°. De l’albumine ou du mucus ; .

4°. De l’acide acétique libre ;

5°. Du chlorure de sodium ; ‘

6°. Une petite quantité d’acétate de soude ;

7 °: Une très-grande quantité de chlorure de calcium;

8°. Une très-petite quantité de sulfate et de phosphate de chaux. ' - , .

Le chlorure de calcium avait été produit indubitablement par la combinaison de l’acide hydro-cblorique du suc gastrique avec la chaux des pierres avalées par le chien .

Exp. 5 e . — Sur V influence du poivre sur la sécrétion du suç gastrique. — On donna à un gros dogue , qui depuis vingtquatre heures n’avait pris ni alimens ni boissons , sept grammes de poivre grossièrement concassé et incorporé dans un petit morceau de beurre frais. L’animal avala ce mélange avec avidité. On l'étrangla une demi - heure après.

L’estomac était resserré, et contenait un peu d’air. Le beurre était fondu par la chaleur. La plus grande partie du poivre adhérait, avec quelques flocon^ muqueux blancs, à la membrane interne de l’estomac, qui était fortement plissée et rouge. On reçut dans un vase les fluides que contenait le yûh

ioo

DE Là DICESTION

cère. Un liquide blanc-grisâtre et un peu trouble occupa le fond de ce vase , surnagé par le beurre fondu , qui ne tarda pas à se solidifier. Le liquide, ou le suc gastrique , fut alors traâsvasé dans un autre vaisseau. Sa quantité s’élevait à environ dix grammes. Il avait une saveur faiblement salée , et une odeur légèrement acide. Il rougissait avec force la teinture de tournesdl. On en versa un peu dans du lait chaud , qui ' se coagula , sans donner toutefois un coagulum aussi parfait que celui qu’on obtient par le moyen de la présure.

Le suc gastrique fut filtré. Après la filtration, il était d’un jaune très-pâle , avec une légère teinte opaline. On en distilla une portion à sec.

i . Le produit de la distillation , qui rougissait le tournesol , fut saturé avec l’oxidè de plomb , filtré et évaporé. Une pellicule blanche se forma à sa surface. Le résidu, qui était trèsfaible , ayant été arrosé d’acide sulfurique , répandit une forte odeur d’acide acétique seulement, et non d'acide butyrique* On ne s’attacha point à rechercher s’il contenait de l’aeide hydro-chlorique.

a. Le résidu contenu dans la cornue éfait d’un brun pâle, transparent , et rougissait également le tournesol avec force. On le neutralisa avec de. la potasse, on évapora la liqueur à siccité , et on traita le reste par l’alcool absolu. La teinture alcoolique , évaporée elle-même ensuite , laissa une masse jaune-brunâtre , transparente , qui, par l’acide phospliorique, dégagea une matière d’odeur aigre et légèrement animale , produisant un nuage de vapeur lorsqu’on lui présentait de l’ammoniaque.

Le duodénum contenait un liquide trôuble } uniformément muqueux , mêlé avec un peu de poivre , ayant la consistance et la couleur du miel. Ce liquide, agité avec de l’eau et filtré, donna une liqueur d’un jaune très-pâle, avec une faible teinte opaline.

On trouva , dans le premier tiers de l’intestin grêle , un liquide semblable , qui cependant était écunieux , et avait une teinte un peu plus jaune. Ce liquide, agité avec de l’eau et filtré , donna une liqueur jaune de. citron , ayant une teinte opaline un peu plus prononcée que celle de la précédente.

DÇS MAMMIFÈRES. 101

Le second tiers de l’intestin grêle renfermait un mélange Un peu plus fluide de, grandes masses muqueuses , brunesjaunâtres, et d’un liquide brun. Ce mélange, agité avec de l’eau et filtré, donna une liqueur d’un jaune brunâtre, dont la teinte opaline ressemblait à celle de la précédente.

Le contenu du dernier tiers de l’intestin grêle était d’un brun jaunâtre foncé , un peu plus fluide encore que celui du second, mêlé de flocons muqueux plus foncés, et écumeux. Agité avec de l’eau et filtré , il donna une liqueur d’un jaune brunâtre, comme la précédente , mais claire.

Il y avait dans le cæcum une masse consistante , composée de mucus et de fibres , avec une petite quantité de liqueur brune , écumeuse. Cette dernière rougissait faiblement la teinture de tournesol. Après ayoir agité ce mélange dans l’eau et l’avoir filtré, on obtint une liqueur d’un jaune brunâtre ' foncé et un peu trouble.

Le rectum contenait des excrémens secs.

La vésicule du fiel était remplie d’une bile épaisse.

On ne trouva dans le canal thoracique qu’üne petite quantité d’un liquide clair, transparent et tirant sur le jaunâtre.

Mucus intestinal. — En raclant les parois de l’intestin grêle ,' on se procura une matière opaque , floconneuse et muqueuse, en partie blanchâtre, en partie aussi rougeâtre et jaunâtre. Cette matière fut. purifiée par plusieurs lavages successifs à l’eau froide , et l’on parvint ainsi à lui donner une couleur assez blanche , sans toutefois la rendre transparente. On la partagea en sept portions , dont chacune fut digérée à froid pendant trois joursavecles liqueurs suivantes.

i°. Acide sulfurique très-faible. Les flocons passèrent à l’état de coagulum ; la liqueur devint trouble et, blanchâtre ; elle resta même trouble après avoir été filtrée. Elle fut précipitée abondamment par la teinture de noix de galle , et ne donna aucun précipité par le cyanure de fer et de potassium , l’acétate de soude , le per-clilorure de mercure , ce-r lui de fer et le sulfate de cuivre. La portion qui n’avait pas été dissoute fut lavée à l’eau froide et mise en digestion avec de l’eath chaude ; elle resta en grande partie sous la forme de flocons blancs , un peu gonflés mais agglutinés, le&

uns aux autres, L’eauqui les surnageait , quoique limpide et incolore , contenait un peu de matière animale ; elle se troublait d’une manière sensible par la teinture de noix de galle, et très-peu par le cyanure de fer et de potassium.

2 °. Acide hjrdro-chlorique très-faible. Le résidu non dissous et la liqueur avaient le même aspect que dans l’expérience précédente. Le liquide un peu trouble obtenu par la • filtration se comportait de même avec les réactifs , à cela près seulement qu’il faisait naître aussi un léger trouble dans le per-chlorure de mercure. La matière non dissoute, traitée comme ci-dessus , par l’eau froide et chaude , laissa des flocons blancs , déliés et séparés , tandis que l’eau se troubla très-fortement par la teinture de noix de galle, et un peu plus faiblement par le cyanure de potassium et de fer.

5°. Acide nitrique très-faible . Les flocons étaient médiocrement coagulés et d’un blanc jaunâtre. La liqueur claire se comportait avec les réactifs comme celle de l’expérience avec l’acide sulfurique. La matière non -dissoute , traitée par l’eau froide et chaude, se montra jaune et très-ferme , tandis que la liqueur qui surnageait se troubla très-faiblement par la teinture de noix de galle , et ne se troubla pas du tout par le cyanure de potassium et de fer.

4°.- Vinaigre distillé. Les flocons étaient médiocrement adhérens les uns aux autres et d’un blanc jaunâtre. La liqueur était trouble. Le produit de la filtration , qui était peu trouble , précipita la teinture de noix de galle abondamment en blanc brunâtre , et le cyanure de potassium et de fer en blanc jaunâtre . Il troublait faiblement le per-chlorure de mercure , sans agir sur celui de fer, ni sur le sulfate de cuivre. La matière non dissoute ayant été bouillie avec de nouveau vinaigre , elle se convertit ep une masse cohérente , d’un blanc brunâtre ; la liqueur , qui était d’un jaune pâle , se troubla fortement par la teinture de noix de galle , ainsi que par le cyanure de potassium et de fer.

5°. Dissolution peu concentrée d’acétate de soude dans l’eau. Le mucus, divisé en molécules fines, occupait le fond du vase. La4iqueur resta trouble après avoir été filtrée. Elle était faiblement alcaline , peut-être à cause d’un comincncc-

DES MAMMIFÈRES. Io3

ment de décomposition. Elle se troubla légèrement .quand, on la neutralisa avec le vinaigre , mais donna des précipités plus abondans quand on la sursatura de vinaigre , d’acide nitrique et d’acide hydro-chlorique , de. même que quand on . y versa de la teinture de noix de galle.

6°. Ammoniaque très-faible . La moitié environ du mucus resta sans se dissoudre , formant des flocons très-divisés au fond du vase. La liqueur trouble qui surnageait donna des flocons blancs par l’addition du vinaigre , de l’acide nitrique et de l’acide hydro-chlorique. Après avoir été évaporée à siccité et réduite en cendre , elle laissa du phosphate de chaux.

7 °. Potasse très-faible. Le mucus se dissolvit en une liqueur trouble, dans laquelle on n’apercevait que très-peu de petits flocons , et qui précipita des flocons blancs lors- , qu’on la sursatura d’acide:

D’après ces expériences , le mucus intestinal a beaucoup d’apalogie avec l’albumine coagulée : seulement sa solubilité est moins grande; Peut-être n’en est-il qu’une modification.

RÉACTIONS DES LIQUEURS FILTRÉES DU CANAL

Ebullition •

ESTOMAC

Dl'ODEM'M.

/Très -petite- quantité

' de flocons blancs.

A c'ule hydro-chlori- 0 ...... . . / Grande quantité de

que.

Acide nitrique- Nitrate de plomb (i).

Per-chlorure de fer -

Cyanure de fer et de potassium.

Sulfate de euivrc-

flocons blancs.

Grande quantilé de flocons blancs.

Proto-nitrate de mercure (a) •

Trouble trés-léger.

1RTESTIH

premier tiers.

Grande

rnndc quai flocons Lia

uantité de ncs.

Grande quantité de flocons d’urt

Trouble médiocre d’un blanc bruni-

Grande quantité de gr. flocons blancs.

Per-chlorure de mercure

Alcool

Vinaigre distillé.

Teinture de noix de S alle

anc brunâtre.

Trouble médiocre.

Grands flocons, d’abord d’un blanc jaunâtre, puis d’un blanc rougeâtre, traude quantité de flocons blancs ; liqueur verdâtre.

Tres-grandc quantité de grands flocons d’un blanc jaunâtre.

Très-grande quantité de grands flocons d’un blanc brunâtre.

tre.

Grands flocons verdâtres.

Grande quantité de Très-grande quantité

Trouble léger.

J Trouble

médiocre.

grands ’ flocons d’un blanc jaunâtre.

Grnnde quantité de flocons blancs.

Trouble léger.

{ Trouble considérable , blanc.

Grnnde quantité de flocons blancs.

Teinture de tourne- Î Coloration médiocre

sol •

en rouge.

de grands flocons d’un blanc brunâtre et grisâtre.

Grande quantité de flocons blancs.

Trouble léger.

Grande quantité de flocons d’un jaune pâle.

Très-grande quantité de flocons d’un blanc jaunâtre.

Î i) Les précipités produits par le nitrate de plomb n’étaient pas solubles dans le vinaigre, a) Les précipités produits par le nitrate de mercure se dissolvaient en partie dans le vinaigre.

DE LA DIGESTION

§ II. Expériences suj\ des chevaux. — Exp. 6 e . — Sur un cheval qui était à jeun. — Voulant examiner le suc gastrique et les sucs intestinaux dans l’état de vacuité du canal alimentaire , nous laissâmes , pendant trente heures, sans nourriture un cheval âgé, mais bien portant. On le tua ensuite d'un . coup de couteau au défaut de l’épaule.

A. L’estomac était tout-à-fait contracté sur lui-même , et comme divisé en deux moitiés par le resserrement de sa partie moyenne. Il contenait environ cent douze grammes de liquide. Sa surface interne nous présenta une 'différence que d’autres anatomistes ont également observée. La portion cardiaque était pourvue d’un épiderme blanchâtre , semblable à celui qu’on trouve dans l’œsophage. Cet épiderme se terminait, à la partie moyenne de l’estomac, par un bord légèrement saillant et onduleux. Venait ensuite une véritable membrane villeuse , très-riche en vaisseaux, molle et pourvue de nombreuses glandules mucipares, qui tapissait la seconde moitié de l’estomac. Ainsi l’estomac du cheval est partagé en deux moitiés par la disposition ou la structure de sa membrane interne.

Le liquide contenu dans ce viscère était d’un jaune trèspâle et peu trouble , de manière qu’il passait assez facilement à travers le filtre. Il avait une odeur fortement animale et point acide. Il contenait quelques flocons de mucus opaque d’un blanc jaunâtre sale. Il ne rougissait presque pas la teinture de tournesol. La liqueur qu’on en obtint , après l’avoir filtré , avait . une pesanteur spécifique de i ,0057 ; elle était d’un jaune extrêmement pâle , et légèrement trouble ; elle se couvrit d’une mince pellicule. Une partie de cette üqueur fut essayée par les réactifs , et l’autre consacrée à la distillation , à l’analyse et à l’incinération.

B. Le duodénum contenait un liquide épais et visqueux, d’une odeur fortement animale , qui , par le repos , se partageait en deux couches à-peu-près égales. La couche inférieure consistait en un mucus jaune et transparent; la supérieure était une liqueur d’un jaune brunâtre. Cette dernière, après avoir été filtrée, était d’un jaune brunâtre et très-peu trouble ; clic se couvrit d’une mince pellicule ; sa saveur était

amère , et sa pesanteur spécifique de 1,0192. Une portion fut essayée par les réactifs (Table i) , l’autre analysée par la voie humide et par la voie sèche.

C. On trouva , dans le premier tiers du reste de l’intestin grêle, un liquide d’un jaune brunâtre , trouble, extrêmement visqueux , ayant là même odeur que celui dte l’estomac. Outre un mucus blanc, épais et peu transparent, et une petite quantité d’un fluide aqUeux , ce liquide était formé presqu’en totalité d’une matière mucilagineuse , jaune, transparente, semblable à du blanc d’œuf et cohérente, qui faisait que quand on voulait puiser un peu de la masse totale , celle-ci refluait dansle vase, de sorte qu’on n’en pouvait obtenir qu’un peu de liquide aqueux. Nous trouvâmes aussi une matière semblable dans l’intestin grêle d’un autre cheval ( Exp'. 8 e ) , à l’occasion duquel nous la décrirons plus amplement. Le produit de la filtration du liquide fourni par toute cette portion de l’intestin avait la couleur du per-chlorure de fer étendu d’eau. Il était clair , et bientôt après il se couvrit d’une mince pellicule. Sa pesanteur spécifique était de i,oi 55 . On le consacra aux mêmes usages que celui du liquide recueilli dans le duodénum.

D. Le contenu du second tiers de l’intestin grêle consistait : i°. en une liqueur d’un jaune brunâtre , peu trouble , un peu plus épaisse que celle de l’estomac , et ayant la même odeur qu’elle ; 2 0 . en grandes masses muqueuses blanches et translucides, qui se déposaient au fond du vase par le repos. La liqueur filtrée avait la même couleur que celle de la seconde portion de l’intestin grêle, un peu plus foncée seulement. Elle était parfaitement limpide , et se couvrait également d’une pellicule mince. Sa pesanteur spécifique s’élevait à 1,01167. On la soumit aux mêmes épreuves que la liqueur du duodénum. .

JS. Le dernier tiers de l’intestin grêle contenait : i°. un liquide d’un brun jaunâtre, peu trouble et peu visqueux , qui exlialaitune odeurplus forte etplusdésagréable que celle delà liqueur stomacale , mais qui n’avait point cncorel’odeur excrémcntitielle ;2°. des masses muqueuses blanches et opaques , qui se déposaient au fond du vase. La liqueur filtrée était d’un

108 DE*I.A DIGESTION

bçun jaunâtre et limpide. Elle se couvrait aussi d’une pellicule. Sa pesanteur spécifique était de i,oi* 3 . On la soumit aux mêmes essais que la* précédente.

F. Le cæcum contenait : i°. un liquide vert-d’olive , peu trouble, et non-sensiblement visqueux, dont l’odeur était parfaitement excrémentitielle ; 2°. de- la paille et d’autres substances fibreuses , débris des alimens pris antérieurement, sans aucune trace de flocons muqueux. Ce mélange formait un dépôt dans la liqueur. Celle-ci ayant été filtrée , était d’un brun pâle et trouble. Elle se couvrait d’une pellicule. Sa pesanteur spécifique était de 1,0126. On la traita de même que celle du duo'dénüm.

G Le colon contenait: i°. un liquide brun, peu trouble, beaucoup plus visqueux que celui du cæcum, mais infiniment moins que celui du second tiers de l’intestin grêle , et d’une odeur excrémentitielle ; 2 0 . un dépôt composé de flocons muqueux , blancs et transparens , et d’une petite quantité de particules fibreuses. La liqueur filtrée avait la couleur et la limpidité de celle de la première portion de l’intestin grêle. Elle se couvrit également d’une pellicule. Sa pesanteur spécifique était de 1 ,0 1 2 1 5 . On la soumit aux mêmes épreuves que celle du duodénum.

H. Il y avait, dans le canal thoracique, une lymphe, d’un rouge pâle, qui se coagula très-promptement. On trouva un fluide tout-à-fait semblable dans les «vaisseaux lymphatiques qui sortaient de la rate et qui allaient gagner le canal thoracique. . •

Le. liquide recueilli dans ce dernier et coagulé ayant été mis dans un entonnoir dont l’ouverture était rétrécie par un tube de verre, et le coagulum étant remué souvent, 49>53 grammes se partagèrent, dans l’espace de quelques heures, en

Caillot frais 2,80= 5,65 pour cent. ;

Sérum frais 46, 5 o == 93,89 ;

Perte par l’évaporation o,23 = 0,46.

DES MAMMIFÈRES.' IOp

En faisant dessécher le caillot et le sérum, frais , on obtint : ' F!

Caillot frais; 1 0,87= 1 ,75 pour cent.

Sérum sec... 2,88= 5,82;

Eau: ..45,78=92,43.

Rapport du caillot sec au sérum sec = 23,2 : 76,8;

Rapport du caillot sec au caillot frais = 3 1 , i : 1 00 ;

Rapport du sérum sec au caillot frais = 6,2 : 1 00. ,

a. Après avoir été desséché, le caillot était d’un brun rouge-noirâtre. En le regardant à travers jour, il avait une teinte rouge-brunâtre. On le fit bouillir, après l’avoir broyé* avec de l’alcool à 36 degrés B. La liqueur que l’on obtint fut fikrée ; elle était d’un rouge jaunâtre. Ayant été évaporée, elle laissa unrésidubrun-noirâtre, qui, bouilli avec de l’alcool absolu, forma, en se dissolvant partiellement , un liquide brun-rougeâtre. Ce dernier laissa déposer par le refroidissement des flocons d’un brun noirâtre (de cruor, de gliadine et de graisse ? ) , puis une pellicule blanchâtre. En brûlant ces précipités , recueillis sur un filtre de. papier , il se fit sentir une odeur animale accompagnée d’une odeur de graisse bien distincte. Le portion du résidu noirâtre insoluble dans l’alcool absolu fut bouillie avec de l’alcool ordinaire , et donna une dissolution d’un brun jaunâtre, qui précipita abondamment par la teinture de noix de galle.

b. Le sérum r après avoir été évaporé, représentait une pellicule d’un |jaune brunâtre, transparente, élastique et semblable à de la corne. On en consacra '60 grammes à l’analyse chimique. Cétte portion fut réduite en petits morceaux, et bouillie à plusieurs reprises, tant avec de l’alcool ordinaire qu’avec de l’alcool absolu.

Page 1