FILTRÉES, APRÈS LEUR MÉLANGE AVEC L*EÀU
INTESTIN GRELE
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jaune ; liolorée.
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nsidérable , d’un blanc que.
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nsidérable c de chair 'que.
quantité de us flocons x, blancs ntité de pes d’un jaune pâle.
e coloration
seconde moitié.
Magma considérable , gélatineux, cohérent, jaune , transparent.
Quantité médiocre de très - petits flocons blancs.
Magma considérable , gélatineux , blanc , opaque.
id.
Dégagement considérable .d’ammoniaque •
Membrane épaisse et blanche au fond du vase.
Magma peu considérable, consistant , blanc.
Trouble médiocre.
Coagulum blanc ; liqueur jaune.
Précipité léger blanc.
Magma considérable , blanc-brunâtre et gris.
Magma peu considérable , blanc ; liqueur d’un jaune brunâtre pâle.
Très- grande quantité de très - grands flocons gélatineux, blancs.
Magma peu considérable , d’un blanc jaunâtre; liqueur décolorée.
Légère coloration en rouge.
Magma considérable , gélatineux , cohérent , janne , transparent.
Quantité médiocre de flocons médiocres , d’un blanc sale.
Magma considérable , gélatineux , d’un blanc rougeâtre et jaunâtre, opaque.
Dégagement considérable d’ammoniaque.
Magma considérable , consistant, blanc-jaunâtre.
Magma peu considérable, consistant, blanc.
Magma peu considérable, consistant, blanc.
Trouble très-léger.
Grande quantité de grands flocons déliés , blancs ; liqueur jaune.
Précipité léger, blanc.
Magma considérable , blanc-brunâtre et gris.
Mae ma peu considérable , blanc ; liqueur d’un jaune brunâtre pâle.
Très-grande quantité de très - grands flocons gélaliueux blancs.
Magma peu considéra ble , d’un blanc jaunâtre; liqueur décolorée
Neutre.
Magma considér., gélatineux, cohérent, blancbrunâtre, transparent.
Grande quantité de flocons médiocres d’un blanc brunâtre ; liqueur rose.
Très - grande quantité do petits flocous d’un blanc sale ; liqu
CBOS IBTESTJH.
brunâtre.
id.
leur
Dégagement considérable d’ammoniaque.
Grande quantité de grands flocons caséeux blancs ; liqueur jaune-brunâtre.
Très - grande quantité de très-grands flocons blancs.
Très-grande quantité de très - grands flocous d’un blanc brunâtre.
Petite quantité de tri petits flocons blanc liqueur brune.
Quantité médiocre petits flocons.
Magma considérable blanc-brunâtre et gr
Coagulum mou , d’un rose vif ; liqueur d’un rouge brunâtre.
Coagulum d’un blanc
1 brunâtre.
Très-grande quantité de très - grands flocons déliés, d’un rouge de chair pâle.
Forte coWation en ronfle-
t 1 sur la teinture de tournesol. Cependant lorsqu’on l’eut évaporée, et qu’on eut. redissous scuce d’un peu d’aluraiuc. Quoi qu’il en soit, cette expérience démoutaaqu’un aliment '1 U ^fent les liquides contenus dans là .fle. cæcum et le
DE LA DIGESTION
Exp. x*. — Sur la digestion de l’albumine concrète. — On fit manger à un basset, le soir, vers six heures, le blanc de dix œufs durs. L’animal en avala autant le lendemain matin , à six heures. Vers dix heures, on le tua en lui versant quelques gouttes d’acide hydro-cyanique pur sur la langue. Les cavités de la poitrine et du bas-ventre furent ouvertes immédiatement après.
A. L’estomac était très -distendu. Ses parois se contractaient faiblement lorsqu’on les irritait avec la pointe du scalpel. Le mouvement péristaltique du canal intestinal était très -vif. On trouva encore dans l’estomac beaucoup de morceaux d’albumine concrète grossièrement mâchés, dont la couleur n’avait subi aucune altération. A l’intérieur, cette substance conservait encore sa solidité et sa cassure conchoïde ; mais elle était considérablement ramollie à la surface , de telle sorte qu’il était facile d’en détacher avec les doigts une masse molle et pultacée. Cette portion ramollie rougissait la teinture de tournesol. Entre les morceaux d’albumine se trouvait un liquide blanc-grisâtre, abondant surtout près du pylore. Le liquide, qui rougissait fortement la teinture de tournesol , était composé de suc gastrique tenant de l’albumine en dissolution.
La membrane interne de l’estomac rougissait également la teinture de tournesol. On la lava avec de l’eau, qui , chauffée doucement avec du lait, fit coaguler ce dernier. Le coagulum était asseï cohérent, mais beaucoup moins toutefois que celui qu’on obtient par la présure , car il se réduisait en flocons par l’agitation. Les morceaux d’albumine contenus dans l’estomac, et le liquide accumulé entre eux , furent agités avec de l’eau , après quoi l’on filtra la liqueur. Voici quelles furent les réactions du liquide filtré.
Acide nitrique : trouble léger. — Cyanure de fer et de po tassium î trouble très-léger (ceci nous paraît démontrer la présence de l’albumine coagulée dissoute dans un acide , puisque le cyanure de potassium et de fer ne produit ordinairement pas de trouble avec d’autres liquides de l’estomac et du canal intestinal). — Proto-nitrate de mercure : une grande quantité de grands flocons blancs. ~ Teinture de
DES MAMMIFÈRES.' . l8l
noix de galle : une grande quantité de flocons. — - Teinture de tournesol : très-forte coloration en rouge. —Nitrate de plomb, per— chlorure de fer etper-chlorure de mercure : rien.
Une partie du liquide, filtrée, fut distillée aubain-marie. Le résidu sec , contenu dans la cornue , était brun et transparent. Il' fut dissous dans l'eau. La dissolution, qui rougissait le tournesol , fut neutralisée par le bi-carbonate de potasse ( qui ne contenait qu’une trace d’acide hydro-chlorique ) , évaporée à siccité et traitée par l’alcool absolu. La liqueur alcoolique, d’un jaune pâle, fut évaporée , et l’on versa de l’acide phosphorique concentré sur le résidu , qui développa une odeur animale aigre , donna des vapeitts par l’ammoniaque, et rougit, pendant qu’on le cliauflait, le papier de tournesol placé sous la plaque de verre arec laquelle on avait couvert le vase. Le produit de la distillation ne rougissait pas le tournesol , et ne dissolvait point l’oxide de plomb.
Par conséquent tout l’acide (probablement de l’acide hydro-chlorique et de l’acide acétique) était resté dans la matière animale , sans se volatiliser.
B. 11 y avait, dans le duodénum, une grande quantité de chyme , mêlé avec de la bile. Sur plusieurs points on voyait de gi ands flocons blancs , assez consistans. Le liquide contenu dans cette portion du tube alimentaire réagissait faiblement, comme acide-
C. On trouva dans l’intestin grêle une matière muqueuse , qui devenait d’un jaune de plus en plus foncé, et acquérait
de plus en plus de consistance à mesure qu’on descendait. ' Çà et li on voyait de petites bulles d’air. Immédiatement avant l’insertion de l’intestin grêle dans le gros , on rencontra une matière pultacée , brune , qui répandait une odeur d’excrément. Cette matière ne rougissait pas la teinture de tournesol.
Le contenu de l’intestin grêle fut lavé avec de l’eau.*
a. Le mucus lavé se présentait sous la forme de flocons blancs. On fit digérer ces flocons avec du vinaigre distillé: ils se resserrèrent beaucoup sur eux-mêmes. Après qu’on eut décanté le vinaigre , on les mit en digestion avec de l’eau , à laquelle ils ne communiquèrent point la propriété de se trou-
DE LA DIGESTION
bler par la teinture de noix de galle , peut-être parce qu’elle avait dissous trop peu de matière animale. Cependant , lorsqu’on la fit évaporer, elle laissa un peu de résidu brun. Le vinaigre décanté ne se troublait non plus que très-faiblement par la telhture de noix de galle et par le proto-nitrate de mercure ; mais il ne se troublait pas par l’acide nitrique, l’acide hydro-chlorique , le nitrate de plomb , le per-chloïure de mercure , le per-chlorure de fer et le cyanure de fer et de potassium.
b. L’eau avec laquelle on avait lavé le mucus se comporta de la manière suivante avec les réactifs. Acide nitrique : trouble considérable. — Cyanure de fer et de potassium: trouble très-léger. — Proto-nitrate de mercure: une grande quantité de grands flocons. — Teinture de noix de galle : trouble considérable.-— Teinture de tournesol ; légère coloration en rouge.-— Nitrate de plomb et per-chlorure de mercure : rien.
D. Le cæcum était rempli d’une masse pultacée, brune et fétide , qui rougissait un peu la teinture de tournesol.
E. Il y avait peu d’excrémens dans le gros intestin. Ces cxcrémens augmentaient de consistance et devenaient moulés en se rapprochant du rectum.
F. La vésicule biliaire était à moitié remplie de bile .
G. Les vaisseaux lymphatiques de la première moitié de l’intestin grêle regorgeaient d’un chyle blanc. Le canal thoracique, hé et piqué, fournit, dans l’espace de deux minutes, huit grammes de chyle également blanc , qui ne rougissait point à l’air, et qui se coagulait complètement.
a. Le coagulum était blanc , sans trace de couleur rouge , même après qu’il se fut contracté, sur un entonnoir, en une pellicule transparente et visqueuse.
b. Le sérum était lactescent. Une portion , exposée à la chaleur du bain-marie , se coagula presque entièrement. Une . autre portion fut agitée avec de l’éther, qu’ensuite on décanta et soumit à l’évaporation : il resta une grande quantité d’huile transparente, incolore, onctueuse, mêlée avec quelques grumeaux de suif.
Exj). xi°. — Sur la digestion de la fibrine. — Un petit chien mangea , pendant trois jours de suite , chaque matin ,
DES MAMMIFÈRES. l83
vers huit heures , quatre onces de fibrine obtenue du sang de bœuf caillé, par le lavage. Le troisième jour , on lui en donna encore une portion à onze heures du matin ; à trois heures il fut assommé. Le canal thoracique , mis à découvert Sur-le-champ , fournit un chyle limpide , presque entièrement transparent, qui, peu de temps après sa sortie , se prit tout entier en une masse opaline. Les vaisseaux lymphatiques de l’intestin grêle contenaient un liquide analogue , demitransparent.
A: Nous trouvâmes encore , dans l'estomac, trois onces de fibrine. Cette substance était gonflée , très-transparente , ramollie, et dépourvue de toute apparence fibreuse. Elle avait une teinte. rouge pâle, à cause du cruor que contenait entore la fibrine avalée par l’animal. On trouva, en outre, dans l’estomac , une petite quantité de liquide trouble et rougeâtre, qui rougissait très-fortement le tournesol. Ce liquide fut étendu avec de l’eau et filtré. La liqueur filtrée ét^it d’un jaune rougeâtre pâle et claire.
B. La première moitié de l’intestin grêle contenait une demi-once d’üne matière composée d’un mucus transparent-, cohérent, brun-jaunâtre , et d’un liquide brun.-jau-r nâtre, transparent. Cette matière ne rougissait pas sensiblement le tournesol. Elle fut étendue d’eau, et mise, sur un filtre. Il resta sur ce dernier une masse muqueuse, transparente , d’un jaune verdâtre tirant sur le brun. La liqueur filtrée était d’un vert d'olive pâle , et peu trouille. Il est probable que cette coloration en verdâtre avait été produite par l’açtion de l’air sur le principe colorant de la bile contenue dans la matière.
Ci II y avait, dans la seconde moitié de l’intestin grêle j une once d’une masse liquide , d’un, brun rougeâtre , sans action, sur le papier de tournesol, qui se composait d’un petit nombre de flocons muqueux brunâtres et d’un liquide trouble. Cette masse fut filtrée avec de l’eau. Il resta sur le filtre un mucus gélatineux, transparent, d’un brun rougeâtre et verdâtre. La liqueur filtrée' ressemblait à celle de fa première moitié de l’intestin grêle.
D. Le chyle se coagula complètement, de manière que
lo^ DE LA DIGESTIOX
quand on renversait le vase, il ne s’en écoulait rien. Au bout même de trente-six heures de repos, il ne s’était point encore séparé de sérum. Le chyle coagulé offrait un léger trouble laiteux ; il était presque incolore , et paraissait seulement un peu rougeâtre quand on le regardait à contrejour. 0,94 grammes , que l’on fit évaporer pendant quelques heures, sur un entonnoir de verre, donnèrent o,o4(=4,s4 pourcent de chyle) de caillot humide. Celui-ci était d’un blanc pur et opaque. Le sérum qui en avait découlé était peu trouble , et offrait une faible nuance rougeâtre. Il n exerçait aucune action sur la teinture de tournesol.
Incinération des liqueurs filtrées de l’estomac et des deux moitié^ de V intestin grêle — 1 °. De l’estomac. La portion de la cendre soluble dans l’eau ne rougissait, pas le curcmna , ne précipitait point le chlorure de calcium , mais précipitait abondamment le nitrate d’argent et le chlorure de barium.
Ainsi il n’y avait que du chlorure et du sulfate al calin^
a 0 . De la première moitié de l’intestin grêle. La portion de la cendre soluble dans l’eau ne colorait pas en bleu la teinture de tournesol rougie , ne précipitait pas le chlorure de calcium ni le nitrate d’argent, mais précipitait fortement le chlorure de barium. 11 n’y avait par conséquent que du sulfate alcalin.— 3°. De la seconde moitié de l’intestin grêle. La portion de U çoudr^ spli^de.d^s l’eau ne colorait pas en bleu la teinture de tournesol rougie , ne précipitait point le chlpyurê^u çalçium, mais se troublait très-légèrement par IjF nitratç d^gent, et un peu davantage par le chlorure g? barium. Par conséquent, il n’y avait qu’un peu de sulfate alcalin , avec une trace de chlorure.
ne trouva ni carbonate, ni phosphate alcalin , et W de 1 estomac fut la seule qui donna une quantité de chlorure alcalin. Ce résultat tient-il à la grande tutnculté avec laquelle la fibrine se digère? Cette difficulté aurait pu faire que le suc gastrique et le suc intestinal fussent sécrétés surchargés d’acides liydro-chlorique et sulfurique. Ces acides chassant l’acétique de sa combinaison avec 1 alcali, il ne pouvait pas se former de carbonate alcalin par l’effet de la combustion. Mais le chlorure alcalin n’existait
DES MAMMIFÈRES. l85
pas non plus dans la cendre du fluide de la première moitié de l’intestin grêle. Est-ce que, sous l’influence de certaines excitations, le canal intestinal sécréterait de l’acide sulfurique libre , qui devrait alors s’emparer de tout l’alcali? Tout cela n’explique point encore l’absence de phosphate alcalin. I,a fibrine , en se dissolvant, fournirait-elle assez de chaux pour saturer cet acide ? ou bien la quantité de la cendre était-elle trop peu considérable , et le véhicule aqueux trop abondant, pour permettre d’apercevoir certaines réactions ?
186 RÉACTION DES LIQUEURS FILTRÉES DU CANAL INTESTINAL
RÉACTIFS
Ebullition
INTESTIN GRÊLE
première moitié*
Trouble très-léger. o
Grande quantité de , de grands flocons
° couleur fleurs de
pécher.
-j i. ii -■ i Quantité médiocre Très-grande quentité Acide hydre- Mon- ] ^ Je grand3 flocons de b pelit3 ^ flocons
blancs. d'un gris verdâtre.
Coagulum jaune. Très-graude quantité de très-grands flocons jaunes.
Très - grand dégage- Très -grand dégagement d'ammoma- meut d’ammoniaque. que.
Grande quantité de Trouble léger blanc.
Acide nitrique
Potasse •
Eau de chaux.
Quantité médiocre de grands flocons d’un blanc brunâtre.
Magma considérable d’un blanc brunâtre. i
Magma peu considérable, d’un blanc brunâtre.
Quantité médiocre de flocons médiocres d’un blanc brunâtre.
Id.
Magma considérable, blanc et gris.
Quantité médiocre de flocons médiocres d’un rouge grisâtre. ' "
Troublp médiocre d’un gris verdâtre.
Très-grande quantité de très-grands flocons jaunes.
Très -grand dégagement d’ammoniaque.
Petite quantité de pe-
| tits flocons jaunes.
Quantité médiocre de grands flocons d’un brun clair.
Magma considérable, d’un blanc brunâtre.
Magma peu considérable , d’un blaCfc
I brunâtre.
Trouble médiocre, d’un blanc brunâtre.
Quantité médiocre de flocons médiocres d’un blanc brunâtre.
Magma considérable, blanc et gris.
Teinture de noix de
Petite quantité de Trouble léger, très-grands flocons déliés blancs -
Magma considérable, Magma considérable d’un blanc brunâ- d’un blanc brnuâ-
Temture de tournesol Très -légère coloral en rouge » tion en rouge.
La liqueur de l’estomac , qui se troubla peu par l’ébullition , donna ensuite un précipité
'avait empêché de se séparer par l’action de la chaleur. An contraire , les liqueurs des deux moitiés de l’intestin grêle , après avoir été bouillies , n’éprouvèrent aucune altération de la part du cyanure de fer et de potassium.
DE LA DIGESTION DES MAMMIFÈRES. l8j
Exp. xn*. — Sur la digestion de la colle animale. Un chien, de moyenne taille, fut nourri pendant quatre jours, d'abord avec de la colle de poisson , ensuite avec de la colle ordinaire , substances qui avaient été préalablement dissoutes dans l’eau bouillante. Comme l’animal ne les mangeait qu’avec répugnance , on ajouta aux dernières portions du sel marin , qui les lui rendit plus agréables. Le cinquième jour, on lui donna encore , le matin , de la gélatine en abondance, et on le mit à mort quatre heures après. Sur-le-champ on ouvrit la poitrine , et, après avoir lié le canal thoracique , on recueillit le chyle. Les vaisseaux lymphatiques de l’intestin grêle étaient remplis d’un liquide clair comme de l’eau. A la surface de la rate on apercevait un grand nombre de vaisseaux semblables, qui contenaient un liquide rougeâtre.
A. L’estomac renfermait un liquide brun-clair et peu trouble , dont l’odeur était plutôt celle du chien que celle de la colle , et qui était mêlé avec quelques flocons brunâtres. Ce liquide rougissait la teinture de tournesol. Du mucus adhérait çà et là aux parois de l’estomac. Après avoir été filtré , le liquide était d’un jaune brunâtre pâle. Une portion, évaporée presque à siccité, se présentait, après le refroidissement , sous la forme d’un sirop fluide et d’un brun clair, sans la moindré apparence gélatineuse. Lorsqu’on évaporait complètement le liquide, et qu’on traitait le résidu par l’eau , il restait un petit nombre de flocons brunâtres , qui ne se dissolvaient pas.
B. Le duodénum contenait un mélange de mucus blanc et jaune , et d’un liquide visqueux , jaune , transparent. Cette masse, étendue avec de l’eau, fonrnit, par la filtration, une liqueur citrine , qui , évaporée et refroidie , ne donna pas non plus de gelée, mais bien un sirop fluide et jaune-brunâtre.
C. Il n’y avait qu’un mucus blanc-jaunâtre dans la première moitiéde l’intestin grêle. Aprèsavoir été étenduavecde l’eau et filtré , ce mucus donna une liqueur faiblement trouble , qui était d’un jaune beaucoup plus pâle que celle provenant du duodénum, et qui se comporta de même à l'évaporation .
l88 DE LA DIGESTION'
D. On ne trouva également, dans la seconde moitié de l’intestin grêle , qu’une matière jaune , visqueuse et muqueuse. La liqueur qu’on ep retirait , après l’avoir agitée avec de l’eau et filtrée, était légèrement trouble et d’un jaune brunâtre, un peu plus foncée en couleur que celle provenant de la première moitié de l’intestin grêle. Évaporée , elle donna , au lieu d’une gelée , un sirop épais , avec beaucoup de cristaux de cblorure de sodium.
E. Le cæcum contenait un mucus jaune-brunâtre. Traité par l’eau et filtré , ce mucus donna une liqueur d’un jaune brunâtre pâle , un peu plus foncée que celle fournie par la seconde portion de l’intestin grêle.
F. Il y avait , dans le rectum , des excréipens d’un jaune brunâtre , très-fétides, et plus fluides que le contenu du canal alimentaire depuis le duodénum jusqu’au cæcum. La liqueur filtrée était d’un jaune brunâtre, plus foncée que celle du cæcum. Soumise à l’ébullition , elle laissa dégager encore des bulles (de carbonate d’ammoniaque?).
G. La vésicule biliaire contenait une médiocre quantité de bile très-fluide , claire et d’un bleu verdâtre foncé.
H. L’urine était médiocrement teinte en jaune et faiblement trouble.
/. Le chyle était presque parfaitement clair, aussitôt après sa sortie du canal thoracique. Il se prit , au bout de quelques minutes , en une masse gélatineuse , légèrement trouble et blanchâtre. Cette masse se sépara, dans l’entonnoir : i°. en un coagulum d’un blanc opaque , qui ne prit une couleur rougeâtre plus sensible qu’après s’être condensé davantage ;
2°. en un sérum d’un, jaune extrêmement pâle , et à peine un peu trouble. Afin de découvrir la colle qui pouvait se trouver dans ce dernier, on le fit évaporer, puis on le traita d’abord par l’alcool bouillant , ensuite par l’eau bouillante. La liqueur alcoolique ne se troublait pas par la teinture de noix de galle, et la solution aqueuse laissa un résidu très— peu considérable après avoir été évaporée. Ce résidu, dissous dans l’eau , donna bien un précipité blanc et floconneux par le chlore ; mais il en produisit un aussi avec l’acide nitrique < et le per-chlorurc de mercure , phénomènes qui annon-
çaient plutôt la présence <le la matière caséeuse que celle du la colle.
K. Le sang de l’oreillette droite n’offrit rien d’extraordinaire. Afin d’y découvrir la colle, on le mêla avec de l'eau ; on le filtra, on évapora la liqueur filtrée jusqu’à siccité, et on traita le résidu , d’abord par l’alcool bouillant , puis par l’eau en ébullition. L’extrait alcoolique était d’un brun clair; la teinture de noix de galle n’y produisit pas de précipité. La décoction aqueuse était d’un jaune brunâtre clair. On l’évapora à siccité, et on traita le résidu par l’eau ; il resta en grande partie indisSous, sous la forme d'une membrane brune (matière salivaire ou matière caséeuse) ; la solution aqueuse fut précipitée par le chlore, l’acide nitrique et le pcr-chlorure de mercure (matière caséeuse?). On ne peut point, par conséquent , reconnaître la présence de la colle dans le sang.
TINAL ET DE LA DISSOLUTION DE COLLE-FOItTE .
GRELE
seconde moil
GROS IKTEStflf.
COILE-PORTR.
Trouble très-léger.
Coagulum.
Trouble léger.
Trouble considérable
Dégagement considérable d’ammoniaq.
Trouble médiocre , blanc.
T rouble médiocre , blanc.
Grande quantité de grandi Uoc. blancs.
Id.
Id.
Trouble médiocre , jaunâtre.
Petite quantité de petits Hoc. verts.
Très - gr. quant, de très-gr. floo. d’un blanc jaunâtre et gris.
T res-grande quantité de petits flocons d’un blanc saie, o
Grande quantité de petits flocons jaunâtres.
Trouble très - léger, blanc.
Trouble léger.
Trouble léger, blanc.
Dégagera, très-cons.
d’ammoniaque, o
Trouble très-léger.
Petite quantité de petits flocons blancs.
Petite quantité de petits flocons blancs.
Grande quantité de grands Hoc. blancs,
Trouble médiocre , jaunâtre.
Trouble très-léger,
Très-grande quantité de très- grands flocons d’un . blanc jaunâtre et gris.
Très - grande quant de petits Hoc. d’un blanc brunâtre.
Grande quantité de grands flocons d’unj blanc jaunâtre.
Trouble très-léger.
Trouble léger blanc,
T rouble méd . , blanc.
Grande quantité de grands flocons brunâtres.
Coloration très - lé gère en rouge.
Trouble méd., blanc
Trouble médiocre.
Trouhl. consid., bl.
Grande quantité de gr. lloc. brunâtres,
Neutre.
Graude quantité de grands floc. brunsjaunâtres.
Trouble méd., blanc.
Grande quantité de petits uoc. blancs.
Gr. quant, de petits flocons d’un blanc brunâtre.
Dégagem. très -considérable d’amm.
Gr. quant, de gr. floc, d’uubl. brunâtre.
Grande quant, de gr.
floc. d’un bl. sale.
Grande quantité de grands flocons d’un blanc brunâtre.
Trouble médiocre , brun-jaunâtre.
Très -pet. quant, de tr.-p. floc. jaunes.
Grande quantité de grands lloc. blancs, et bruns.
Magma considérable d’un blanc rouge brun.
Très-gr. quant, de tr. - gr. floc. d’un blanc, jaunâtre.
Précipité considérable.
Trouble très-léger.
Grande quant, de gr.
flocons blancs.
Trouble léger.
Troubleconsidérable, solubble dans un excès d’acide.
Dégagement médiocre d’ammoniaque.
Coagulant.
Trouble léger.
Id.
Liqueur claire , un peu pins épaisse.
Trouble très-léger,
Magma peu considérable, blanc et gris
Magma peu considérable, blanc.
Trouble léger.
Troubleconsidérable, blanc.
Grande quantité de grands floc. blancs.
Grande quantité de grands flocons brunâtres.
Coloration trèa-légére en rouge
Magma peu considérable, blanc.
Grande quantité de grands uoc. bruns
Neutre.
as
la même conclusion , parce que ces fluides contenaient en meme temp P
DE LA DIGESTION
Exp. xin*. — Sur la digestion du beurre. — Un chien fut nourri, pendant quatre jours, avec du beurre fondu et de l’eau. Le second et le troisième jours il vomit le beurre , qu’il avala cependant de nouveau. Le quatrième jour , on lui en donna encore quelques onces, vers huit heures du matin, et , à onze heures, on l’assomma. Les vaisseaux lymphatiques du canal intestinal étaient gorgés d’un chyle blanc. Le canal thoracique, hé et piqué, laissa couler plusieurs drachmes d’un chyle aussi blanc que du lait.
A. On trouva dans l’estdmac du beurre fluide et un petit morceau de pain que l’animal avait trouvé dans le chemin de sa cabane au lieu de l’expérience. Le viscère renfermait en outre quelques brins d’herbe grossièrement mâchés. Son contenu rougit très-fortement la teinture de tournesol.
B. Il y avait , dans la première moitié de l’intestin grêle , quinze grammes d’une masse pultacée à la chaleur , et solide à froid, qui se composait de graisse d’un blanc jaunâtre sale et d’un peu de mucus , avec de la bile. Cette substance rougissait fortëment le tournesol.
C. La seconde moitié de l’intestin grêle contenait trente grammes d’une graisse semblable , mêlée seulement d’une plus grande quantité de mucus et d’un liquide brun quj, rougissait le tournesol avec force.
D. Le cæcum contenait sept grammes d’une pâte grisenoirâtre. On traita cette pâte par l’alcool bouillant, puis 011 évapora la liqueur alcoolique ; on lava le résidu brunjaunâtre avec de l’eau, et l’on filtra le liquide. Il resta sur le filtre une graisse d’un blanc jaunâtre , semblable au beurre.
E. On trouva dans le rectum trente grammes d’excrémens fermes, d’un jaune brunâtre et blanchâtre. Cette matière excrémentitielle fut également traitée par l’alcool bouillant, la dissolution évaporée , le résidu brun-jaunâtre traité par l’eau , et la liqueur filtrée ; il resta aussi sur le filtre de la graisse mêlée avec un peu de matière animale. Par conséquent une portion de la graisse s’échappe par l’anus , lorsque une trop grande quantité de cette substance est introduite dans les voies alimentaires.
DES MAMMIFÈRES. |q3
F. Le chyle était beaucoup plus blanc et laiteux qu’à l’ordinaire. 11 avait une saveur d’abord douce, comme celle du lait, puis légèrement salée, et une odeur qui tenait un peu de celle du chien. Son caillot était peu considérable et rouge, couleur qu’on n’apercevait pas d’abord, à cause de la teinte blanche du sérum. Le sérum était extrêmement laiteux. En l’agitant avec une grande quantité d’éther, il devenait presque parfaitement clair , surtout lorsqu’on exposait à une douce chaleur le mélange, qui laissait déposer, par le refroidissement, beaucoup de petites écailles de graisse. En évaporant l’éther, on obtint une très-grande quantité de cette dernière. Elle faisait environ le dixième du sérum , était tout-à-fait blanche , avait la consistance du suif, et se convertissait , par la chaleur, en une huile claire comme de l’eau. .
Il est très-possible que l’éther retire une certaine quantité de graisse de tout chyle quelconque ; cependant il n’en extrait jamais autant lorsque l’animal n’a point été nourri d’un corps gras, et cette graisse est en même temps plus huileuse. En conséquence , l’usage du beurre a manifestement surchargé le sérum de graisse , et celle-ci n’y était pas dissoute, maissculcmentdans un étatd’extrême division, comme l’huile dans le lait d’amande, ce qui donnait lieu à la lactescence du sérum du chyle.
G. Le sang de la veine cave inférieure avait la couleur ordinaire , et se coagulait complètement.
a. Après avoir laissé quelque temps le caillot dans un entonnoir, pour que le sérum pût s’écouler, on le fit sécher, puis bouillir avec de l’alcool. La liqueur filtrée était rouge, et se troublait par le refroidissement. En la faisant évaporer, on obtint un résidu d’un brun foncé , qui , lavé avec de l’eau , puis séché , fut bouilli avec de l’éther. Le liquide filtré laissa , après avoir été évaporé , une matière grasse et brune , abondante. A la température ordinaire, cette matière était ferme , semblable à de la cire et onctueuse au toucher. Elle ne se liquéfiait pas parfaitement , à la vérité , quand on la faisait chauffer, mais, en brûlant, elle répandait, outre l’odeur de la corne brûlée, celle qui est particulière à la graisse.
DE LA DIGESTION
b. Le sérum , d’abord coloré en rouge par du cruor, déposa celui-ci tout entier daus l’espace de vingt-quatre heures. Alors il parut presque incolore , offrant seulement un trèsléger trouble blanc. Après l’avoir évaporé à siccité , on traita le résidu par l’alcool ; la liqueur alcoolique fdtrée , qui se troubla par le refroidissement, fut évaporée- à siccité. On obtint un résidu d’un brun clair, que l’on traita par l’eau, et la portion que celle-ci laissa intacte fut, après avoir été séchée, traitée à son tour par l’éther, qui laissa des flocons bruns non dissous. La dissolution éthéréc donna, par l'évaporation , une. petite quantité de matière d’un brun clair, qui imprégnait légèrement le papier joseph, et le rendait un peu transparent. Exposée à la chaleur, cette matière devint visqueuse, sans se liquéfier. Eu poussant le feu davantage , elle répandait l’odeur de la graisse , avec celle de la corne brûlée.
Quoique ces expériences indiquent la présence de la graisse dans le sang de la veine cave inférieure , elles ne démontrent pas précisément le passage du beurre dans ce fluide , tant parce que le sang tiré d’autres vaisseaux abandonna aussi de la graisse à l’alcool , que parce que la quantité de corps gras obtenue dans cette circonstance n’était pas considérable. Cependant l’abondance de la graisse dans le chyle, et même dans l’urine, rend très-probable son passage dans le sang.
H. L’urine était d!un jaune foncé et trouble. Supposant que c’était de la graisse qui la troublait, nous la filtrâmes. La matière qui resta sur le liltre fut séchée , puis traitée par l’alcool bouillant , après quoi l’on évapora la liqueur alcoolique. Il resta , en effet, une graisse brunâtre, qui devenait onctueuse par la chaleur, imbibait facilement alors le papier joseph, et enfin répandait, en brûlant, d’abord une forte odeur d’urine , puis très-sensiblement celle de la graisse.
Il paraît donc que , quand on introduit trop de graisse dans le corps , une partie de cette substance s’échappe par l’urine. C’est là sans doute ce qui fait qu’elle ne peut pas s’accumuler en trop grande quantité dans le sang , et que
DES MAMMIFÈRES. içp
mous nd l’avons pas trouvée , dans le sang du chien sur lequel avait été faite l’expérience , en quantité aussi considérable que son abondance dans le chyle aurait dû le faire présumer (i). ' .
Exp. xiv'. — Stir la digestion du fromage blanc.
Un chien fut nourri abondamment avec du fromage blanc , pendant trois ^ours , puis mis à mort. Trois heures et demie avant de le tuer, on lui avait donné encore une once environ de fromage.
A . L’estomac contenait, i°. environ cent vingt grammes de morceaux opaques de fromage , gros comme des pois et des noisettes , et encore assez consistans; 2°.’près de sept grammes d’un liquide trouble , aqueux , d’un blanc sale , qui rougissait très-fortement le tournesol. Ce liquide , mêlé avec de l’eau et filtré , donna- une liqueur d’un jaune trèspâle, et presque parfaitement claire.
S. Il y avait , dans la première moitié de Fintestin grêle , i°. quinze grammes de mucus blanc-jaunâtre et transparent! a 0 , quinze grammes d’un liquide jaune-brunâtre , fortement translucide et aqueux. Ce dernier, mêlé 'avec de l’eau et filtré , donna une liqueur d’un jaune brunâtre vif et presque entièrement claire.
C. La seconde moitié de l’intestin grêle contenait trente grammes d’un liquide jaune-brunâtre, presque parfaitement clair et peu muqueux , qui , mêlé avec de l’eau et filtré, donna un produit semblable au précédent.'
D. Le cæcum contenait trente grammes de masses brunâtres , composées en grande partie du papier joseph dans lequel le fromage avait été donné an chien. On les traita par l’eau , ef la liqueur filtrée ressemblait à celle qu’on avait obtenue de l’intestin grêle.
E. Le chyle se coagulait faiblement , de manière que le coagulnnme présentait qu’une pellicule mince , d’un blanc rougeâtre très-pâle et transparente. Le sérum était un peu
(i) Un de nos élèves, qui aime les alimens gras, a plusieurs fois reconnu de la graisse dans soa urine. ( Addition postérieure à l'envoi de notre Mémoire. ) • v . *
DE LA DIGESTION
laiteux , et plutôt incolore que jaunâtre. On mit le chyle entier sur un entonnoir ; au bout d’une demi-heure on détermina le poids du caillot et du sérum frais , puis , après la dessiccation complète , celui de ces deux substances à l’état sec. r A
Dans 2,92 grammes.
Dans 100.
Caillot frais
Sérum frais
Perte par l’évaporation. .
Caillot sec
Sérum sec
Eau
Rapport du caillot sec au sérum sec. = 3,45 : 96 , 55 ; Rapport du caillot sec au caillot frais. = 7,1 : 106 Rapport du sérum sec au sérum frais. = 4,9 : 100
Le caillot sec était une pellicule jaunâtre, trouble T semblable à de la colle de poisson. Le sérum sec, qui représentait également une pellicule jaune et trouble , fut incinéré. La cendre s’élevait à o,o 35 grammes (= 25 pour cent du sérum sec). Elle était d’un blanc grisâtre, meuble et non fondue. Sa portion soluble dans l’eau contenait une trèsgrande quantité de chlorure , et une quantité médiocre de carbonate , de phosphate et de sulfate alcalins. La portion insoluble dans l’eau était du phosphate de chaux > ne contenant point de carbonate calcaire.
Action de la liqueur stomacale filtrée sur la bile. — On étendit , avec de l’eau , la bile du même chien , qui était d’un brun verdâtre, claire et très-fluide : on la filtra ensuite , et la liqueur filtrée fut mêlée avec celle de-l’estomac. A froid même ,- il se forma un précipité abondant, et le mélange ressemblait à un lait jaune. A une douce chaleur, il se précipita un grand nombre de flocons caséeux , épais et jaunes. Après avoir filtré, on obtint' un liquide clair, d’un jaune tiès-pâle , dont les réactions sont marquées dans la
dernière colonne de la table suivante. Il resta sur le filtre un faible résidu d’un blanc jaune-grisâtre. Ce résidu était onctueux dans l’état humide , et dur dans l’état sec. Il brûlait en répandant l’odeur de la corne brûlée et une légère odeur de graisse. Nous en avions trop peu poyjr pouvoir le soumettre à un phlfc long examen. Vraisemblablement il était formé surtout de mucus biliaire et de graisse.
La bile demeura claire avec les liqueurs filtrées des deux moitiés de 4 l’intestin grêle et du cæcum .
)gle
RÉACTIONS DES LIQUEURS INTESTINALES. FILTRÉES ET ÉTENDUES d’eAU ET DE LA LIQUEUR STOMACALE FILTRÉE ET