‹ Recherches expérimentales, physiologiques et chimiques, sur la digestion, considérée dans les quatre classes d'animaux vertébrésChapitre 33 sur 57 · MÉLÉE AVEC DE LA BILE · texte numérisé non relu

MÉLÉE AVEC DE LA BILE

CES MAMMIFÈRES. jgq

Exp. XV'. — Sur la digestion de V amidon. — On présenta , à un chien de moyenne taille , de l’amidon bouilli dans l’eau, qu’il refusa de prendre. Pour l’engager à le manger, on y ajouta un peu de beurre fondu , dans la proportion d’un morceau gros comme une noisette pour un quarteron d’amidon. L’animal dévora ce mélange avec avidité. Pendant trois jours on ne lui donna pas d’autre aliment, avecde l’eau pure. Le quatrième jour, il mangeaencore, à huit heures du malin, un quarteron d’amidon cuit dans l’eau ; trois heures et un quart après on l’assomma.

Aussîlôt après l’ouverture de l’abdomen, une ligature fut appliquéeautour de l’épiploop gastro-splénique et des vaisseaux de la rate. On lia aussi la veine-porte , et l’on recueillit dans un vase le sang , qui jaillissait à une hauteur uniforme par une ouverture faite à ce vaisseau. Cette opération terminée, on examina la rate, dont les vaisseaux lymphatiques étaient totalement remplis d’une lymphe rougeâtre. La surlace de l’organe présentait çà et là de petites saillies produites par les vaisseaux gorgés de sang. Nous aperçûmes dans sa substance , entre les petits faisceaux vasculaires, des granulations blanchâtres et rondes , qui avaient environ un tiers de ligne de diamètre.

Les vaisseaux lymphatiques de l’intestin grêle étaient gorgés d’un chyle blanc. Le canal thoracique fut lié. En le piquant ensuite on obtint plus d’an drachme de chyle blanc, qui se colora légèrement eh rougeâtre à la surface , dans le vase où il fut reçu.

A. L’estomac contenait une petite quantité d’un liquide blanc-grisâtre , ayant une odeur faiblement acide , qui rougissait la teinture de tournesol. Ce liquide était composé d’amidon disséminé dans le suc gastrique , car la teinture d’iode fut colorée en violet par lui.

B. La première moitié de l’intestin grêle renfermait une très -grande quantité d'un liquide pultacé, mêlé de bile , qui était composé principalement d’amidon délayé et dissous , et qui prenait une teinte violette quand on versait dessus de la teinture d’iode. Après que cette masse eut été étendue d’eau , et qu’on y eut ajouté de l’acide ni-

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trique , il se précipita une grande quantité d’albumine coagulée. <

C. Le liquide pultacé devenait plus abondant et plus consistant dans la seconde moitié de l’intestin grêle. 11 y était composé d’amidon, mêlé avec de la bile et du mucus intestinal. En ajoutant de l’acide nitrique au contenu de cet organe * étendu d’eau, il se précipita de l’albumine, mais moins abondanteque celle qui s’étaitprécipitéè de la portion précédente.

P. Le cæcum était rempli d’une matière pultacée jaune. En l’incisant nous sentîmes distinctement l’odeur du gaz hydrogène sulfuré. L’amidon existait encore dans cette portion du canal , comme le prouvait la coloration en violet par la teinture d’iode. Il p’y avait qu’une très-petite quantité d’albumine. ' 1

E. Le gros intestin et le rectum contenaient une matière brune, très-consistante , qui était tout-4-fait sèche et moulée dans le rectum lui-même ; cette matière était composée d’amidon , de bile et de mucus intestinal.

F. La vésicule du fiel n’était remplie qu’à moitié. L’iode aqueux , versé dans la bile étendue d’eau , n’apporta aucun changement dans la couleur de ce liquide.

G. On versa de l’iode aqueux dans une portion du chyle retiré du canal thoracique. Ce liquide ne changea pas de couleur. L’acide nitrique en précipita de l’albumine.

//. Le sérum qui surnageaitde caillot du sang de la veine porte était un peublanchâtre , laiteux, mais cependant translucide. L’iode aqueux ne le colora point en violet. L’acide nitrique en précipita beaucoup d’albumine. Le sérum qui surnageait le caillot du sang recueilli de la veine cave inférieure , à la hauteur des reins , n’était pas laiteux.

I. L’iode n’indiqua la présence de l'amidon ni dans l’urine, ni dans la sérosité du péricarde.

Conime les matières trouvées dans l’intestin grêle contei naietit beaucoup d’albumine, quoique le chien n’eût été nourri que d’amidon cuit, pendant trois jours, cette circonstance prouve évidemment que les fluides intestinaux sont abondamment chargés cTalbu mine. Nous n’osons pas décider si l’on doit attribuer cette abondance à ce qu’une partie de

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l’amidon lui-même avait été transformée en albumine pendant l’acte de la digestion.

Exp. xvi*. — Sur la digestion de l’amidon. — On nourrit pn chien , pendant neuf jours , avec de la fécule de pomme de terre , à laquelle on avait ajouté un peu de beurre fondu. Le but qu’on se proposait était de savoir si l’amidon serait converti en sucre ou en gomme. L’animal fut tué cinq heures après son dernier repas.

A. L’estomac et le canal intestinal contenaient une substance muqueuse , d’un jaune brunâtre , qui rougissait faiblement le tournesol ; mais l’addition de l’iode ne produisit pas de coloration en violet , même dans le contenu de l’estomac.

B. La bile , tirée de son réservoir , était d’un brun verdâtre foncé et très-muqueuse.

C. L’urine était d’un jaune pâle et claire , à l’exception de quelques flocons muqueux. L’acide nitrique la colora en vert pâle , sans la troubler. L’addition de la teinture de noix de galle y fit naître un trouble modéré.

D. Le chyle , tiré du canal thoracique , était d’un blanc jaunâtre pâle , sans coloration sensible en rougeâtre , mais légèrement trouble. Il se coagula au bout de quelques minutes, mais un liquide se sépara sur-le-champ du caillot.

a. Une partie de ce chyle (sérum et caillot réunis) fut évaporée à siccité , afin de savoir combien il contenait de parties solides. 1,082 grammes laissèrent 0,075 gr. , par conséquent près de 7 pour cent. Ce résidu fut ensuite traité par l’alcool , afin d’y chercher du sucre. ( Voyez plus bas. )

b. Une autre portion du chyle fut partagée , après la coagulation , en sérum et en caillot. Le caillot était très-peu cphérent ; d’abord jaunâtre , il prit une teinte pâle de couleur de chair, après s’ètre resserré davantage. Le sérum était d’un blanc jaunâtre pâle , très-faiblement troublé. Les réactions Lurent les suivantes : — Ébullition : beaucoup de flocons. — Acide hydro-chlorique : magma très-épais : — Perchlorure de mercure et alcool : une grande quantité de flocons blancs. — Iode , cyanure de fer et de potassium , vinaigre distillé : rien. — Le sérum , mêlé avec du vinaigre ,

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et bouilli , donna un précipité abondant par le cyanure de fer et de potassium.

D’après ces expériences , le sérum était très-riche en albumine , quoique l’animal eût été nourri long-temps avec des substances non azotées.

E. Le sang de la veine porte se coagula comme à l’ordinaire.

F. Celui des deux veines caves et des veines pulmonaires se coagnla également.

Recherche du sucre. — Les liqueurs de l’estomac -, des trois tiers de l’intestin grêle et du cæcum furent évaporées chacune à part, puis traitées par l’alcool chaud. La solution alcoolique fut ensuite évaporée à siccité. Le résidu devait contenir du sucre , si l’amidon avait été converti en cette substance pendant la digestion. En conséquence l’évaporation fut faite dans de petits verres remplis de mercure et renversés sur la cuve à mercure. On fit entrer dans ces verres une quantité de marc de vinaigre bien lavé , égale pour chacun , et contenue dans un petit tube de verre, et l’on introduisit en même temps une quantité égale d’eau dans chaque. Afin d’être assuré que le marc lui-même ne développait pas de gaz , et qu’il agissait, on en mit une égale quantité avec de l’eau seule dans un sixième verre , et une quantité pareille, avec de l'eau et un peu de sucre , dans un septième. Tous ces verres furent abandonnés à eux-mêmes dans un heu tempéré. Au bout de deux jpurs on en fit passer le contenu dans un tube gradué , et l’on mesura le gaz qui s’était développé. Le premier verre en donna 80 mesures ; le second , 25 ; le troisième, 27 i le quatrième , 65 ; le cinquième , 100 ; le sixième , \ 1 ; et le septième , plus de 200.

Par conséquent, si nous déduisons les onze mesures de gaz acide carbonique que la levure aurait fournies à elle seule , il s’ensuit que le contenu du canal intestinal , le chyle , le sang et l’urine , mais principalement le contenu du canal intestinal et le sang, renfermaient du sucre ou une matière analogue , et qu’en conséquence l’amidon , dès qu’il se dissout dans les liquides intestinaux , perd sa propriété de coloi'er l’iode en bleu , et se convertit en sucre , du moins en partie.

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Dans l’expérience précédente , faite sur un animal qui avait mangé beaucoup plus d'amidon , et qui avait été tué plus tôt après son dernier repas, la dissolution de l’amidon paraissait ne pas s’être opérée d’une manière complète.

Recherche de la gomme d'amidon. — Les résidus des liqueurs de l’estomac, des trois tiers de l'intestin grêle et du cæcum , après avoir été traités par l’alcool , afin d’aller à la recherche du sucre , le furent par l’eau chaude. On évapora ensuite les liqueurs obtenues ainsi. Le résidu de l’estomac donna une masse extractive brune , susceptible de se laisser tirer en fils très-fins, comme du mucilage épais. En brûlant , elle répandait l’odeur du pain grillé. Sa dissolution dans l’eau donna lieu , avec la teinture de noix de galle , à un précipité abondant , qui disparaissait chaque fois qu’on chauffait la liqueur, et reparaissait dès qu’elle se refroidissait. Cette dissolution précipitait abondamment aussi l’acétate de plomb neutre et le proto- nitrate de mercure. Elle n’agissait ni sur l’iode ni sur le per-chlorurc de fer.

Par conséquent , si l’on juge d’après la manière dont elles se comportèrent avec la teinture de noix de galle , les substances tirées du canal intestinal contenaient un amidon voisin delà gomme , qui réagissait encore-comme amidon sur cette teinture , mais non plus sur l’iode.

On obtint , du contenu du premier tiers de l’intestin grêle , une croûte saline , avec une petite quantité d’un liquide brun, non gommeux ; de celui du second tiers , un résidu extrêmement faible , avec quelques cristaux salins ; de celui du troisième tiers, quelques cristaux salins, avec une petite masse jaunâtre et déliquescente ; enfin de celui du cæcum , un résidu brunâtre et déliquescent , dans lequel on n’apercevait rien de cristallin.

Comme, dans cette expérience, plusieurs liquides avaient donné , par l’évaporation , l’action de l’alcool sur le résidu et l’évaporation de la liqueur alcoolique , un résidu qui développait du gaz acide carbonique avec la levure , il fallait rechercher si ce phénomène tenait à l’amidon que l’animal avait mangé, ou si les liquides du chien se comportaient toujours ainsi. C’est pourquoi on nourrit un chien avec de la

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■viande seulement , et on le traita de la même manière que le précédent. On examina ensuite le contenu du canal intestinal , le chyle et le sang.

Les extraits évaporés furent placés séparément dans des verres, sur le mercure, chacun avec une mesure de levure et une d’eau. Un quatrième verre reçut seulement une mesure de leyurp et une d’eau, sans matière animale. Dans un cinquième, à ces deux substances , on ajouta du sucre.

Au bout de deux jours, le gaz qui s’était développé dans les cinq verres fut introduit dans un tube gradué , pour être mesuré. Sa quantité était bien inférieure à celle de la levure et de l’eau contenues dans les verres. Le premier de ceux-ci en donna trois mesures; le second , une ; le troisième, quatre ; le quatrième , o,a 5 , et le cinquième, plus de 200.

Ainsi , même après qu’un chien a été nourri uniquement de viande , ses liquides et surtout son sang peuvent développer un peu de gaz avec la levure. Cependant, la quantité qui s’en développa dans ce cas était bien moins considérable que quand l’animal' avait été nourri avec de l’amidon.

Exp. XVII e . — Sur la digestion de l’amidon (1). — Pendant trois jours, un chien mangea , le matin à six heures , puis à midi , et enfin le soir vers six heures, quelques onces, chaque fois, d’amidon bouilli dans l’eau. Le quatrième, on le tua vers dix heures : quatre heures auparavant, il avait encore mangé quatre onces d’amidon. Les vaisseaux lymphatiques de l’intestin grêle étaient pleins de chyle blanc. Un liqùide semblable se trouvait aussi dans le canal thoracique. Ce chylp se coagula en une masse blanche et peu consistante , que la tfcbiture d’iode ne colorait pas en bleu.

A. L'estomac contenaitplus d’une once d’un liquide blancgrisâtre, dans lequel on apercevait encore quelques petits grumeaux d’amidon non dissous. La teinture de tournesol était rougie par ce liquide , dans lequel celle d’iode faisait naître' une légère teinte bleue.

B. 11 y avait, dans le duodénum , un liquide blanchâtre , mêlé avec une grande quantité de bile. La teinture de tour-

(1) Cette expérience a été faite depuis l’enyoi de notre mémoire.

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nesol fut encore rougie un peu par cette liqueur } mais celle d’iode ne la colora nullement en bleu.

C. Les parois du reste de l’intestin grêle étaient à peine un peu humides , et la bile n’avait pas pénétré jusque-là. La teinture de tournesol n’y fut que faiblement rougie.

D. Le cæcum était entièrement rgnpli d’une bouillie d’un brun verdâtre , qui , aussi bien que la membrane interne du viscère , rougit le tournesol , sans altérer la teinture d’iode.

E. Le rectum entier contenait des excrémens solides , secs, moulés, et d’un jaune brunâtre, qui ne se coloraient point en bleu par la teinture d’iode.

Le contenu de l'estomac , étendu d’eau , et filtré , donna une bqueur d’un jaune pâle, que l’iode ne colora nullement en bleu. Après avoir évaporé cette dernière, on obtint du résidu , par le moyen de l’alcool, un extrait poisseux , d’un jaune brunâtre , d’une saveur sucrée , analogue à celle du suc de réglisse , qui passa à la fermentation avec la levure. Le contenu de l’intestin grêle se comporta absolument de la même manière » • .

Cette expérience, confirme que l’amidon dissous parie suc gastrique ne conserve plus dans le canal intestinal la propriété de colorer la teinture d’iode en bleu , et qu’il s’y trouve, du moins en grande partie , converti en sucre.

Exp. x vin'. — Sur la digestion du gluten. — Un chien adulte, de moyenne taille , fut nourri pendant plusieurs jours avec du gluten frais , retiré de la farine d’épeautre. Le jour de sa mort , on lui donna encore une quantité considérable de cette substance, à sept heures du matin. Vers midi, il fut tué.

A. L’estomac contenait , i°. du gluten encore peu altéré , «l’un blanc-gris-rougeâtre, et un peu tremblant, comme celui sur lequel de l’acide acétique a agi ; 2 °. un liquide aqueux % qui rougissait très-fortement la teinture de tournesol. Le tout exhalait une odeur répugnante , semblable à celle de pourri. La liqueur filtrée était très-fluide , d’un jaune très-pâle , et très-légèrement trouble.

II. On trouva , dans le duodénum, un mélange de mucus blanc, transparent, gélatineux , homogène , avec un liquide

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épais et jaune . On n’y découyrait plus aucune trace de gluten .

Cette masse donna , par la filtration , un liquide clair et médiocrement jaune.

C. Il y avait dans la première moitié du reste de l’intestin grcle de grosses masses muqueuses colorées en rouge ( en quelque sorte sanglautej ) , en brunâtre et en blanc, épaisses et transparentes, sans aucune trace de gluten, avec un liquide jaune. La liqueur filtrée était d’un jaune brunâtre et claire.

D. La seconde moitié de l’intestin grêle contenait un mélange de flocons semblables, d'un blauc rougeâtre et jaunâtre , mais moins denses que les précédens , de flocons excrémentitiels d’un brun jaunâtre , et d’un liquide jaunâtre. La liqueur filtrée était d’un brun jaunâtre et un peu trouble.

K. Le cæcum était rempli d’une bouillie excrémentitielle brune et assez homogène. On délaya cette bouillie dans l’eau , et on filtra. Il resta sur le filtre une petite quantité de matière jaune-brunâtre , mêlée de quelques flocons muqueux blancs. La liqueur qui le traversa était d’un jaune pâle et clair^ . m . < .

F. Les excrémens contenus dans le reste du gr<JS. intestin étaient bruns et très-fermes. On les broya avec de l’eau , puis on les mit sur le filtre. La liqueur qui passa était d’un brun jaunâtre et claire. Une portion de ce hquide , comme aussi des autres liqueurs filtrées du canal intestinal, fut essayée par les réactifs. ( Voyez la table ci-après. )

La coloration remarquable en rouge , qui résulta du mélange de ce liquide avec un grand nombre de réactifs acides , nous engagea à tenter d’obtenir, dans son état de pureté , la matière particulière que produisait ce phénomène. Dans cette vue , on évapora à siccité une partie de la liqueur filtrée , et l’on traita le résidu par l’alcool bouillant.

a. La partie non soluble dans l’alcool se dessécha sur le filtre en une pellicule d’un brun foncé. Cette pellicule se dissolvait en partie dans l’acide hydro-chlorique , en lui communiquant une couleur d’un rouge brunâtre pâle. Elle colorait l’acide nitrique en jaune pâle. Elle se résolvait dans l’ammoniaque en un liquide jaune brunâtre 7 mêlé d’une

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poudre blanche. Elle se comportait de la même manière avec la potasse.

b. La dissolution alcoolique , qui était d’un blanc jaunâtre, déposa, par l’évaporation , une matière oléo-résineuse. Le reste du liquide , étendu d’eau , donna des précipités bruns par l’acide hydro-ehlprique , l’acide nitrique , le nitrate de plomb , le per-clilorure de mercure , le nitrate d'argent et la teinture de noix de galle-? mais on ne remarqua aucune trace de coloration en rouge produite par ces réactifs.

G. Le chyle du canal thoracique était fort peu coloré en rouge et très-transparent. Il se partagea , par la coagulation, en un caillot dertii-transparent , qui se' dessécha lui-même sous la forme d’une membrane translucide et jaunâtre , et en une sérosité presque parfaitement claire , d’un blanc rougeâtre pâle , qui se troubla fortement par la chaleur , sans cependant cesser d’être fluide , et qui abandonna à l’éther une huile grasse, d’un jaune pâle et d’une odeur désagréable.

H. Le sang des veines caves, donna un caillot ferme et un sérum presque clair, d’un jaune très-pâle ; ce sérum , soumis à l’ébullition, se prit tellement en flocons blancs, qu’en renversant le vase il ne s’en écoulait que peu de liquide ; cependant les flocons ne formaient pas un caillot cohérent. L’éther* agité avec le sérum , puis évaporé , laissa une graisse fluide , d’un jaune pâle , et d’une odeur désagréable.

RÉACTIONS DES LIQUEURS FILTRÉES DU CANAL INTESTINAL

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