DUODÉNUM
Ebullition- Chlore • • • •
Acide hydro-chlorique •
Très-léger trouble.
Trouble léger.
Très-léger trouble.
Trouble considérable, insoluble dans le vinaig
Acide nitrique •
Potasse
Eau de chaux -
Idem •
/ Grand dégageaient d’ammol iliaque.
iliuoi- Chlorure d’étain.
Trouble médiocre blanc.
Nitrate de plomb (Grande quantité de grands
t flocons blancs.
Per-chlorure de fer (Trouble très - léger d’un
* L blanc jaunâtre.
Sulfate de cJtvre- • •
Proto-nitrate de mercure . .
Per-chlorure de mercure.
Nitrate d’argent •«••••«
Acide oxalique-
Vinaigre distillé- • • •
(Quantité médiocre de tloc.
i médiocres roses.
Léger trouble blanc.
Petitequantité depetits Uoc.
d’un blanc verd jaunâtre.
Grand dégagement d’ammor niaque.
Trouble médiocre, blanc.
Alun avec chlorure de so-y !" Très - grande quantité de
grands flocons blancs.
Idem.
Grande quantité de grands flocons blancs.
Grande quantité de très-petits flocons jaunâtres.
Trouble très-léger. {Grande quant, de très-petits
® * «oc. d un bleu, verdâtre.
Magma peu épais blanc. { ^ais, d ’ u “ bIal,c
.....o-.-.. /Petite quantité de petits flo-
' ’ " l cons blancs.
Coagulum blanc.
Coagulum blanc..
Trouble considérable blanc.
Petite quantité de petits flocons tendres, blancs.
Teinture de noix de galle- - 1 Gr ?nde quantité de gr. floc ° V d un blanc brunâtre.
Teinture de tournesol (Très -faible coloration en
l rouge.
Petite quantité de petits flocons blancs.
Petite quantité de petits flocons tendres, blancs.
Grande quantité de grands flocons d’un jaune brun.
Neutre.
0 ^ ]°^ e , a /l u ? ,IX ne produisait , dans toutes ces liqueurs filtrées , ni coloration, en bleu ,
1 acide sulfurique ou de l’acide uitrique. Aucune de ces liqueurs ne donna non plus
TRÉES DU CANAL INTESTINAL
1HTESTIH C»ÊL*.
première moitié.
Léger trouble.
Quantité médiocre de. flocons médiocres jaunes.
Grande quantité de gr. floc.
jaunes.
Grande quantité de gr. floc.
• d’uu blanc verdâtre.
Grand dégagement d’ammoniaque.
Grande quantité de flocons médiocres jaunes.
Grande quantité de très-gr.
flocons jaunes.
Magma peu épais, d’un blanc jaunâtre.
Idem.
Grande quantité de grands flocons d’un blanc verdâtre.
Grande quantité de grands flocons jaunes.
Magma peu épais blanc; liqueur brunâtre.
Petite quantité de petits flocons blancs. * '*
Coagulum blanc ; liqueur jaune.
Graude quantité de grands flocons caséeux jaunes.
Grande quantité de grands flocons blancs ; liqueur jaune.
Grande quantité de grands flocons d’un jaune brun.
Très - faible coloration en rouge.
••comte moitié.
Très-léger trouble.
Très-léger trouble.
Liqueur claire , décolorée. Très-léger trouble blanc.
Coagulum jaune.
Léger trouble blanc.
Grand dégagement d’ammoniaque.
Grande quantité de grands flocons blancs.
Quantité médiocre de flocons médiocres jaunes.
Magma peu épais, d’un blanc
Idem.
Petite quantité de petits flocons verdâtres.
Coagulum d’un blanc verdâtre .
Coagulum d’un blanc jaunâtre.
Grande quantité de grands flocons d’un blanc sale.
Coagulum blanc.
Coagulum jaune.
Très-petite quant, de flocons médiocres blancs.
Quantité médiocre de floc.
d’un blanc brunâtre.
Neutre.
Très-petite quantité de trèspetits floc.; liqueur rose.
Très-léger trouble blanc.
Grand dégagement d’ammoniaque.
Grande quantité de grands flocons blancs.
Grande quantité de gr. flocons blancs; liqueur rose.
Idem.
Grande quant, de gr. floc.
roses; liqueur décolorée.
Petite quant, de petits floc.
jaunâtres ; liqueur d’uu jaune brun.
Grande quantité- de gr. floc.
roses ; liqueur jaunâtre.
Grande quantité de très-gr.
flocons fleur de pécher; liqueur décolorée.
Précipité peu considérable , rougeâtre; liqueur rose.
Quantité med. de floc. méd.
jaunâtres*; liqueur rose.
Petite quant, de petits floc.
jaunâtres; liqueur couleur de chair.
Petite quantité de flocons et aiguilles blanches ; liqueur jaunâtre.
Grande quantité de grands floc. fleur de pécher.
Très -faible coloration en
ni aucun autre changement quelconque , même lorsqu’on vouait encore à y ajouter de de précipité par le cyanure de fer et de potassium.
Exp. xxxiii*. — Sur la digestion de F avoine. — Un cheval âgé, de moyenne taille, mais bien portant et gras, fut nourri avec de l’avoine en abondance. Un matin, à sept heures, on lui donna sa ration accoutumée, et vers une heure on le tua.
A. L’estomac contenait une bouillie très -épaisse, composée de balles d’avoine, de grains d’avoihe encore' peu altérés, de particules farineuses et de liquide. Cette bouillie avait une forte odeur d’aigre, en même temps que celle d’écurie. Elle rougissait fortement la teinture de tournesol. On eut beau la laisser reposer pendant quelque temps, aucun liquide ne s’éleva à sa surface.
i oo parties de cette bouillie , exprimées autant que possible entre les mains, en donnèrent 62,6 de marc, et 37,4 de liquide. . » '
a. Le marc était une masse farineuse et fibreuse, d’un gris -jaunâtre, qui se colorait en violet par l’iode, qui formait empois avec l’eau chaude , et dont les infusions alcoolique, acétique et potassée présentèrent les réactions marquées sur la table I.
b. Le liquide exprimé fut filtré. La liqueur filtrée était d'un jaune brunâtre pâle et un peu trouble. Elle prenait une couleur plus foncée à l’air , et en acqniérait bientôt une beaucoup plus sombre que celle des autres liqueurs filtrées. Mêlée avec de l’eau sucrée , elle ne donna aucun sigue de fermentation. Une portion de cette liqueur fut distillée , une seconde essayée par les réactifs ( table II), une troisième incinérée ( table Ifl ) , et une quatrième analysée par la voie humide.
B. On trouva dans le duodénum une bouillie demi-fluide, d’un gris jaune brunâtre, et d’une odeur fort aigre, qui rougissait le tournesol. Cette bouillie se partage^, au bout d’un laps de temps très-court , en un dépôt qui faisait environ . les neuf dixièmes du tout, et en un lait d’un blanc jaune grisâtre, qui surnageait, et faisait à-peu-près un dixième. On exprima le tout dans un morceau de linge. La proportion du marc au liquide exprimé se trouva être alors de 10,16.
a. Le marc consistait en balles d’avoine et en parties farineuses. Bouilli dans de l’eau, il forma de l’empois, et fut coloré en bleu par l’iode.
b. Le liquide exprimé était un lait d’un blanc gris jaunâtre , dont on obtint , par la filtration , une liqueur jaune , plus pâle que celle qui provenait deH’estomac.
C. Le contenu du premier tiers du reste de l’intestin grêle était encore plus liquide que celui du duodénum , et ressemblait à de la soupe fort claire. Ayant été laissé en repos, il déposa un sédiment, qui formait environ le huitième de la masse totale. Un développement lent de gaz fit élever à sa surface une multitude de flocons muqueux d’un blanc jaunâtre, de filamens et de balles d’avoiné , constituant une crème gélatineuse et tremblante, qui formait le huitième du tout.
a. On enleva cette crème , et on l’exprima. Le marc , traité
par l’eau bouillante, ne prit pas la consistance de l'empois, mais forma une bouillie diffluente , que l’iode colorait cependant en violet. Lorsqu’on le brûlait, il répandait l’odeur du pain brûlé. Mêlé avec du sucre , il ne produisait pas de fermentation. : •
b. Le sédiment, qui consistait en flocons muqueux tremblans, avec quelques balles d’avoine, ayant été débarrassé, par l’expression , du liquide qu’il contenait , se comporta , avec l’eau bouillante , comme la crêane dont nous venons de parler.
c. Le liquide séparé de ces parties solides , et qui formait à-peu-près les trois quarts du tout , fut filtré. La liqueur qui passa était parfaitement claire et jaune , mais un peu plus foncée que celle provenant du duodénum , et un peu plus claire que la suivante, i*
D. La masse que l’on rencontra dans le second tiers de l’intestin grêle était aussi liquide que celle qui existait dans le premier tiers. Cependant elle contenait des flocons en plus grande quantité et moins compactes. Quant à ces flocons , il leur arriva également de se déposer en partie au fond du vase, en partie aussi de monter d’abord à la surface, à cause des bulles de gaz qui se dégageaient ; m#is au bout de dix - huit heures , ils étaient tous précipités , et le dé-
BZ LA DIGESTION-
pot faisait alors les deux cinquièmes de la masse totale.
a. Le sédiment consistait en une grande quantité de flocons
muqueux , d’un jaune gris pâle , qui formaient , par leur réunion , une sorte de masse gélatineuse , contenant peu de balles d’avoine, sans farine. Lorsqu’on le fit bouillir avec de l’eau , il ne produisit pas un véritable empois ; les flocons s’aglutinèrent davantage , et quand on les délaya ensuite dans de l’eau, ils formèrent avec elle unq. bouillie diffluente, à laquelle l’iode communiquait cependant encore une couleur violette. . :. - • • .n
b. Le liquide trouble et d’un jaune brunâtre, qui surnageait le sédiment, fut passé au filtre. La liqueur filtrée était claire, et d’un jaune pâle un peu plus foncé que celle provenant du duodénum et du premier tiers de l’intestin grêle;
E. La masse contenue dans le troisième tiers de d’intestin grêle était un peu plus consistante que celle des deux autres tiers, mais moins que celle du duodénum. Comme il ne. s’y développa pas de gaz , les flocons sé précipitèrent tous au fond du vase , et, au bout de dix-huit heures, le sédiment faisait le tiers de la masse totale.
a. Le sédiment exprimé consistait en balles d’avoine et en
flocons muqueux d’un jaune verdâtre , qui formaient une masse moins gélatineuse et moins tremblante que celle produite par les flocons du second tiers de l’intestin grêle. Traité par l’eau bouillante , ce sédiment ne donnait pas d’empois. Cependant la solution d’iode y faisait naître encore de nombreux points bleus. .? .....
La table I indique les réactions de ce sédiment exprimé, comme aussi celles des sédimens provenant de l’estomac , du duodénum et des deux premiers tiers de l’intestin grêle, avec l’alcool, le vinaigre et la potasse. \
b. La liqueur filtrée était claire, d’un jaune brunâtre pâle ; et plus foncée que celle provenant du second tiers de l’intestin grêle.
F. L'eau froide même dans laquelle on lava le cæcum, rougissait la teinture de tournesol. Cet intestin contenait une bouillie brune et liquide , dont l’odeur n’était plus acide , mais sensiblement excrémentitielle. Cette bouillie ayant été
exprimée , elle se partagea en marc et en une liqueur : le premier en formait à-peu-près le tiers, et la seconde les deux tiers.
a. Le marc consistait presque uniquement en balles d’avoine d'un brun pâle. L’iode ne le colorait point en bleu. On le fit bouillir avec de l’alcool , et on obtint une liqueur d’un brun verdâtre pâle , précipitable par la teinture de noix de galle. En mêlant cette liqueur avec de l’eau, et l’évaporant, il se sépara une résine d’un vert brunâtre, qui était encore molle et demi-onctueuse au bout de plusieurs semaines.
Cette résine se fondait entièrement à la chaleur ; elle brûlait ensuite , en se boursoufflant un peu , avec une flamme vive. L’alcool la dissolvait, à l’exception de quelques flocons foncés. La dissolution avait une couleur verte brunâtre foncée , et l’eau en précipitait abondamment des flocons d’un vert pâle. La potasse chaude ne dissolvait la résine qu’imparfaitement , et la bqueur était d’un brun verdâtre. Elle ne communiquait qu’une légère teinte brunâtre à l’eau bouillante. L’ébullition avec le carbonate de baryte ne la rendait pas soluble dans l’eau. ...
Le liquide aqueux duquel cette résine s’était séparée , contenait encore une matière brune , précipitable par les acides minéraux , ainsi que par la plupart des sels métalliques pesans , et donnant surtout un précipité considérable par la teinture de noix de galle.
b. Le liquide obtenu par expression était brun et trouble. Après avoir été filtré , il était limpide et d’un brun clair.
G . Le rectum , à l’endroit où il pénètre dans le bassin , contenait une bouillie épaisse , exhalant l’odeur d’excrément, et d’un brun plus foncé que celle qui se trouvait dans le cæcum. Cette bouillie, soumise à la pression, se convertit en un marc et un liquide, formant le premier les deux tiers, et le second un tiers de la masse totale.
a. Le marc consistait presque entièrement en balles d’avoine d'un brun verdâtre. Il ne se colorait point en bleu par l’iode, et fournissait, après avoir été mis en digestion dans de l’eau, une liqueur d’un brun foncé. L’alcool qu’on fit di-
% l\o de la Digestion
gérer avec lui, procura une teinture qui était d’un brun verdâtre encore plus foncé que celle provenant du ccecum , et de laquelle on obtint , en la faisant évaporer avec de l’eau , une résine d’un brun verdâtre. Cette résine avait les mêmes propriétés que celle qu’on avait tirée du cæcum ; seulement, lorsqu'on la faisait chauffer, elle répandait une odeur excrémentitielle plus désagréable. Il est probable qu’on doit la considérer, ainsi que la précédente, comme un mélange de résine biliaire , de graisse et d’une substance douée d'odeur excrémentitielle (peut-être une huile volatile) ; d’où il suit que la partie résineuse de la bile est expulsée , du moins en partie , avet les excrémens. , .1 ... i
b. Le liquide obtenu par expression , était limpide., après avoir été filtré, et présentait la couleur du per - chlorure de fer concentré. u - f. uoüuforwb nd .'WjjioI *.
;i 'Cette liqueur filtrée fut, de même que celles qui avaient été obtenues de l’estomac, du duodénum , des trois portions de l’intestin grêle et du 1 cæcum , en partie essayée par les réactifs ( table //), et en- partie analysée par la voie humide. Quelques-unes de tes liqueurs filtrées furent aussi réduites en cendres ( table III). n ’i ; .1 ■
H. Le chyle des vaisseaux absorbâns de l’intestin grêle
qui n’avait 1 encore traversé qu’une sonie série de glandes , était d*Un blanc jaunâtre , avec un très-faible mélange de rougeâtre. Au bout même d’une demi -heure, il n’était point encore coagulé. En y versant de l’acide hydro- sulfurique , sa teinte rougeâtre se convertit en une autre verdâtre. 1 ! ' c,;.f