RÉSULTATS CLINIQUES
Toutes les expériences qui précèdent, si on les considère dans leur ensemble, présentent des résultats absolument concordants les uns avec les autres ; l’action antiseptique, dans les conditions diverses où nous l’avons expérimentée, s'est montrée plus ou moins forte, mais toujours elle s'est manifestée d’une façon évidente. Nous la croyons suffisamment établie maintenant pour jeter un coup d’œil sur certains faits cliniques et voir si ces faits viennent corroborer les résultats de nos expériences.
Il n’est guère de maladie infectieuse à laquelle on n'ait opposé l’antipyrine et cela toujours avec succès : il n’en est qu’une, la fièvre paludéenne qui soit restée rebelle à l’action de ce médicament. Cependant, parmi les maladies infectieuses, il en est certaines sur lesquelles elle semble exercer une influence particuliè-
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rement marquée. À ce propos, nous avons déjà parlé des rhumatismes dans notre introduction; pour cette affection, les faits sont trop probants et surtout trop connus pour que nous voulions insister davantage. Mais il en est encore deux autres sur lesquels l’'antipyrine agit également d’une façon qu’on pourrait presque appeler spécifique: ce sont l’érysipèle et peutêtre la pneumonie.
Les observations que nous citons ci-dessous ont été recueillies par M. le professeur agrégé Clément, qui fut le promoteur du traitement de l'érysipèle par l'antipyrine.