‹ Recherches expérimentales sur l'action antifermentative et microbicide de l'antipyrineChapitre 19 sur 26 · OBSERVATION I ÉRYSIPÈLE · texte numérisé non relu

OBSERVATION I ÉRYSIPÈLE

Service 3% femmes. — Hôtel-Dieu. — Nom, V. G.; marchande ambulante, 60 ans.

Entrée le 25 mai 1887. — Sortie le 11 juin 1887.

Bonne santé antérieure — 9 couches dont 3 fausses. Pas de maladies antérieures.

Dimanche, 22 mai, elle prend froid et ressent des frissons. Dès le lendemain, mal de tête et apparition d’une plaque d’érysipèle à la joue droite. Etat fébrile. Aucun traitement.

26 mai. — Actuellement. Plaques érysipélateuses lie de vin, localisées aux joues et au nez, en papillon, s’arrêtant à la paupière, devant l'oreille ; elles sont bordées par un bourrelet saillant et douloureux à la pression. Tendance au soulèvement vésiculeux. Pas de ganglions engorgés. Langue saburrale.

Rien au cœur ni aux poumons, cependant toux et expectoration muco-purulente.

27 mai. — Antipyrine 1 gr. toutes Les 3 heures. Les limites de l’érysipèle sont absolument les mêmes qu’hier: l’érythème est

GNT

encore très intense aux joues, pourtant moins rouge. Persistance des petites phlyctènes signalées déjà et tendant à devenir confluentes sur certains points. . à

28 mai. — Même traitement, amélioration notable. On peut affirmer dans ce cas que l’érysipèle a été promptement arrêté dans sa marche par l’antipyrine. La langue est encore un peu sale. On aperçoit de petites ecchymoses au niveau des phlyctènes.

29 mai. — Température 37,3 et 37. L’érysipèle a pali de plus en plus, les plaques sont peu étendues. Légères ecchymoses plus nettes au niveau des phlyctènes notées précédemment.

Le 11 juin, maladie terminée sans incident.

Il est bien évident que la maladie a été jugulée dès le premier jour.

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