‹ Recherches expérimentales sur l'action antifermentative et microbicide de l'antipyrineChapitre 20 sur 26 · OBSERVATION II ÉRYSIPÈLE · texte numérisé non relu

OBSERVATION II ÉRYSIPÈLE

Nom, C. J., àgée de 29 ans. — Salle Montazet.

Entrée le 27 mars 1887. — Sortie le 8 avril 1887.

Son père est mort, il y a trois ans, de fluxion de poitrine. Mère bien portante, âgée de 50 ans. A 3 sœurs et un frère bien portants.

Réglée à 15 ans d'une facon irrégulière. Non mariée. Un enfant mort du croup. Comme antécédents personnels : coqueluche à 6 ans.

La maladie actuelle a débuté par de petits boutons sur le dos du nez; iln’y a pas eu de symptômes généraux. L'érysipèle a envahi la joue et l'oreille droites.

Le 28 mars, toute la face est prise, le cuir chevelu n’est pas encore atteint ; l’oreille droite est prise aussi, ainsi que les deux yeux qui sont le siège d’un œdème assez considérable.

29 mars. — Céphalalgie, pas de nausées, langue un peu saburrale. Pas de troubles digestifs.

30 mars. — La malade a pris, par jour, 7 grammes d’antipyrine et, dès le premier jour, l’érysipèle, qui tendait à faire le tour du côté droit de la face, s’est arrêté au niveau de l'oreille qu’il avait déjà envahie au moment de l’entrée.

CEE

Ce matin, il ya une petite poussée vers l’arcade sourcilière gauche. Toute la partie primitivement atteinte est flétrie. La température s’est maintenue à 37°,2 ; 31,4; ce matin, 369,9.

En somme, non seulement l’état fébrile a été promptement coupé, mais encore l’exanthème a été arrêté, sauf la plaque sourcilière gauche. :

8 avril. — La malade sort guérie.

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