‹ Recherches expérimentales sur l'action antifermentative et microbicide de l'antipyrineChapitre 21 sur 26 · OBSERVATION III ÉRYSIPÈLE · texte numérisé non relu

OBSERVATION III ÉRYSIPÈLE

Hôtel-Dieu, 3% femmes. — Nom, D. B., 73 ans.

Entrée le 13 septembre, sortie le 30 octobre 1886.

Bonne santé habituelle. Érysipèle du cuir chevelu à l’âge de 12 ans.

Il y a cinq jours, la malade se sent souffrante au réveil ; elle a de la céphalalgie, de la courbature. Le lendemain elle s’apercçoit de l'affection de la face.

14 septembre. — Sur la moitié gauche de la face se trouvent des plaques rouges non continues, s’effaçant sous le doigt et présentant de petites bulles transparentes. La teinte rouge va en s’effaçant vers l'oreille et les tempes. é

La maladese plaint d'une vive céphalalgie. Langue saburrale. Température 35. Rien au cœur.

15 septembre. — 5 grammes d’antipyrine. L’érysipèle a envahi le côté droit de la face et l’oreille correspondante. Langue sèche. Pouls 100. Température 3. Etat général très bon.

Puisqu’il y a apyrexie complète, on donne de l’antipyrine, non comme antithermique, mais pour voir son effet sur la marche de l’érysipèle.

16 septembre. — Température 36°5. Amélioration de l’état général; la langue est meilleure, retour de l'appétit — 5 grammes d'antipyrine. L’érysipèle commence à pälir sur la joue droite et parait enrayé dans sa marche. On continue l’antipyrine.

17 septembre, — Température tomhée à 3503. Antipyrine

vo 5 grammes. L’érysipèle a complètement pâli; desquamation à droite ; à gauche il laisse des croûtes analogues à l’impétigo. 21 septembre. — Convalescence franche. La température est remontée à 3102.

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