‹ Recherches expérimentales sur l'action antifermentative et microbicide de l'antipyrineChapitre 23 sur 26 · PNEUMONIE · texte numérisé non relu

PNEUMONIE

M.T., 32 ans, domestique. — Entrée le 30 janvier, sortie le 12 février 1888 (Salle Montazet, Hôtel-Dieu). Rougeole dans l’en-

fance. Dans ces dernières années, en proie à des névralgies intercostales. Vendredi 27 janvier, est allée laver en plein air; au retour, subitement, frisson violent. Courbature, céphalalgie. Elle dormit mal. Les jours suivants, point de côté assez fort, ayant persisté jusqu’aujourd’hui. Anorexie complète. Céphalalgie,un peu d’opression. Facies congestionné, pommettes rouges. La malade tousse un peu, expectoration négligeable.

Entrée au 3° jour de la maladie, à la percussion de la poitrine, à droite et en arrière dans la fosse sous-épineuse, on constate de la matité. Pas de modification des vibrations thoraciques. A l’auscultation, en arrière, au milieu du poumon droit, souffle tubaire inspiratoire, mais aussi et surtout expiratoire, Au même niveau, râles crépitants, bronchophonie et pectoriloquie aphone.

Rien au cœur. Température 397, ce matin 31 janvier. 8 grammes d’antipyrine, toutes les trois heures. Matité absolue formant ilot à la base du poumon droit. À ce niveau, affaiblissement des vibrations thoraciques, mais au-dessus de la matité, dans le tiers moyen, augmentation de ces mêmes vibrations.

Souffle tubaire. Râles crépitants. Quelques crachats rouillés.

1 février. — Température de 39°7 tombée à 36°7. Matité à peu près complètement disparue. Dans la partie inférieure du poumon, Simple obscurité respiratoire. Souffle moins intense. Râles sous-crépitants au tiers moyen, se propageant Jusque dans la fosse sous-épineuse. Pas d’opression. Antipyrine, 1 gramme toutes les 4 heures.

2 février. — Amélioration de l’état local et général. Continuation de l’antipyrine.

3 février. — L'action abortive de l’antipyrine paraît manifeste dans ce cas. Non seulement la température est tombée, mais il n’y a plus de souffle, et il ne reste qu’une simple rudesse respiratoire. Râles sous-crépitants très peu nombreux. 6 grammes d’antipy-

rine.

4 et 5 février. — Mème dose d’antipyrine.

G février. — Suppression du médicament. Langue bonne,

râles muqueux très discrets.

9 février. — Convalescence franche, alimentation depuis hier. 13 février. — La malade ne tousse plus et demande sa sortie.

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