OBSERVATION I PNEUMONIE
F. C..., homme de peine, 16 ans. — Entré le 1* juillet 1888: »: (Salle Ste-Jeanne, Hôtel-Dieu). Scarlatine à 9 ans. Malade très sujet au refroidissement ; il toussait presque continuellement.
Le 27 juin, point de côté, frissons, fièvre. Entré le 1e Juillet, on constate une matité incomplète dans les 2/3 inférieurs du poumon gauche. Souffle dans la fosse sous-épineuse, nettement localisé en cet endroit. Râles crépitants et sous-crépitants au même niveau. Au-dessous, le bruit respiratoire s’entend mal. Pouls 104, régulier. Oppression modérée. Battement des ailes du nez. Température 4092. Crachats rouillés.
On donne 1 gramme d’antipyrine toutes les 3 heures.
3 juillet. — Après trois doses de 1 gramme d'antipyrine, la température est tombée de 4095 à 3995 à 11 heures du soir, puis progressivement à 37°5, ce matin, après les nouvelles doses. Respiration plus calme, moins de dyspnée. Pouls 80.
4 juillet. — Température 36°7 et 37°; amélioration sensible, plus de signes anormaux à l’auscultation. Langue bonne. Le malade demande à manger.
5 juillet. — Le malade n’a pris qu’un gramme d’antipyrine et la température à oscillé entre 3%°3 et 316. Langue très bonne ; dans le tiers supérieur encore un peu de souffle et quelques râles sous-crépitants.
7 juillet. — Quelques râles sous-crépitants dans la fosse sousépineuse, toux légère. Crachats visqueux. Etat général excellent.
9 juillet — Encore un peu de rudesse respiratoire, mais la convalescence est franche.
Quelques jours après, le malade part pour Longchêne.
Avant de terminer ce travail, nous voulons attirer l'attention sur certains faits signalés, il y a quelque temps, dans une relation de MM. Roque et Weill, sur l'emploi de l’antipyrine dans la fièvre typhoïde, faits qui semblent être en désaccord complet avecceux