LA GR
par les lettres À, B, C, D, contenaient des quantités d’antipyrine variant de À à D; dans chaque série, les ballons furent désignés par les chiffres n°1, n° 2, OMS Lu.
Deux solutions d’antipyrine furent préparées à l'avance : l’une (sol. n° 1) à 10 pour 100; l’autre (sol. n° ?)a1 pour2100:
Cela fait, il fut versé dans chaque ballon 200 cc. du liquide de culture dont il a été question plus haut. Dans les ballons À nous avons ajouté 100 cc. de la sol. ne 1, soit 10 gr. d’antipyrine ; dans les ballons B, 10 cc. de la même solution, soit 1 gr. d’antipyrine ; dans les ballons C, 1 cc., soit O0 gr. 1 d’antipyrine ; enfin dans les ballons D, 1 cc. de la solution n° 2, soit 0 gr. 01 d’antipyrine.
Ensuite, et pour des raisons exposées plus haut, différentes quantités d’eau distillée furent additionnées au mélange précédent, de façon à ramener le contenu total de tous les ballons à 300.
Les quinze ballons, ainsi préparés, furent ensemencés comme nous l'avons dit antérieurement, puis portés à l’étuve sèche et soumis à la température de
Le contenu de ces ballons était trouble dès le commencement par suite de l'addition des cinq grammes de levure employée, ce qui ne nous était pas arrivé avec la levure de bière ordinaire dont la quantité ajoutée avait été bien moindre. Par suite de ce trouble, il nous était impossible dans cette expérience de voir, en quelque sorte, éclore la fermentation comme nous l’avions vu précédemment.
CE
Vingt-quatre heures après la mise à l’étuve, les ballons présentaient à leur surface de grosses bulles de gaz et faisaient entendre la crépitation caractéristique de la fermentation.
Vingt-quatre heures plus tard,mêmes phénomènes, mais plus intenses; de plus, toute trace de sucre avait disparu au goût. Nous avons procédé alors au dosage de l'alcool, formé au moyen de l'appareil de Bénévolo, et nous avons obtenu les résultats suivants, qui sont rapportés en détail dans un tableau placé à la fin de ce paragraphe.
Les trois ballons témoins présentent une moyenne de ?°,73 d’alcoo!l ; les ballons B, 2,53: les ballons C, 29,67 ; les ballons D, 29,06 ; quant aux ballons À, ils donnent à peine celle de 10,03.
Autrement dit, entre les: ballons témoins et les séries B, C, D, il n’y a qu'une légère différence :
Moyenne des ballons T,..... 20,13 Moyenne des séries B, C, D.. 20,41
et ce serait forcer les choses que de vouloir tirer de là une conclusion formelle qui cependant serait en faveur de l’action de l’antipyrine. Mais ce qui est indiscutable, c'est que les ballons À présentent une moyenne de 1°,03, tandis que celle des séries B, C, D est de 2,1; c'est-à-dire que, dans les ballons A, le produit de la fermentation a été moitié moindre.
De tout ce qui précède, nous pouvons conclure ceci :
1 À doses faibles (0g. 5 — 0g.05 — 0 g. 005 pour 100), l'antipyrine retarde la fermentation alcoo-
OA lique, mais n'amène qu’une diminution à peine appréciable dans la quantité d’alcoo! produit ;
2 A la dose de 5 pour 100 la fermentation se trouve non seulement retardée, mais diminuée de plus de. moitié dans son produit. :
Nous avons réuni dans le tableau ci-dessous le contenu des ballons et les résultats obtenus, ce qui permet de se rendre compte, d’un coup d'œil, de tous les temps de cette expérience :