‹ Recherches expérimentales sur l'action des préparations opiacées dans l'intoxication mercurielleChapitre 5 sur 21 · CU UE · texte numérisé non relu

CU UE

dans le cahier du Recueil périodique de la médecine de Paris, pluviôse an IV, l'extrait du mémoire du citoyen Couecou pour lusage de l’opium considéré eomme auxiliaire du mercure dans le traitement des maladies vénériennes. Les observations qui y sont rapportées me firent croire que je pourrais tirer un parti avantageux, soit de l’association, soit de l’usage combiné de ces deux substances.

« Sentant toute l’importance de réunir un grand nombre de faits propres à constater cetle propriété de l’opium, de s'opposer aux effets fâcheux que le mercure administré seul occasionne dans certaines circonstances, ou de faire cesser les accidents, lorsqu'ils existent déjà, j'ai eru utile de publier observation suivante; elle engagera, j'espère, d’autres médecins, soit à s’assurer de cette propriété de l’opium, soit à faire connaître les observations qu’ils peuvent avoir faites sur ce sujet.

«Je fus appelé, il y a quelque temps, auprès de Jacques S....., saunier ; cet homme, âgé de cinquante ans, est grand et bien proportionné, tout fait juger qu’il eût été fort et vigoureux, s’il eût habité un pays plus salubre. Mais éprouvant chaque année les fièvres d'automne, sa santé est constamment mauvaise; 1l a les dents dégarnies, les gencives dans le plus détestable état, et la rate obstruée occupe une grande partie de l'abdomen, il avait la gale depuis fort longtemps et elle avait résisté 2 tous les moyens : employés par le chirurgien qui lui donnait ses soins. Malgré son peu de succès, cet officier de santé s’était bien gardé d’avoir recours au mercure, sachant tout le mal qu’il pouvait faire à son malade. Mais celui-ci, fatigué, ennuyé, et qui n'ignorait pas qu’on s’en servait contre la

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