‹ Recherches expérimentales sur l'action des préparations opiacées dans l'intoxication mercurielleChapitre 6 sur 21 · RS SE · texte numérisé non relu

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maladie dont il était atteint, demanda, avec tant d’insistance une ceinture de mercure qu’enfin il en obtint une. Cette ceinture resta sans effet contre la gale et ne donna lieu à aucun accident. S....., décidé à tout tenter pour se guérir, voulut absolument se servir de l’onguent citrin, et on lui fit bien promettre de cesser Les frictions pour peu qu’il s’aperçut de quelque chose d’extraordinaire vers sa bouche. Ce qu’on lui avait annoncé ne tarda pas à se produire et quelque docile qu'il fût à suivre le conseil qu'on lui avait donné, le mal était fait et ses progrès furent si rapides, malgré les remèdes indiqués dans ce cas, qu'au moment où je fus consulté, la langue, les gencives et Les lèvres étaient si gonflées, les ulcères, dont ces parties étaient couvertes, si étendues et si profondes, la salivation si abondante, et les dents tellement ébranlées, qu'il est rare de voir les accidents portés à un si haut degré.

«Je conseillai sur le champ l’usage de lPopium et j’en prescrivisun grain divisé en quatre à prendre dans les vingt-quatre heures; son effet fut si prompt que le malade, qui ne reposait pas depuis plusieurs nuits, eut enfin de la tranquillité et dormit la nuit même qui suivit son administration. Les douleurs se calmèrent, la salivation et le gonflement diminuèrent beaucoup etles ulcères cessérent de faire des progrès. Malgré ce mieux, je crus devoir, encore le lendemain, conseiller l’opium pris de la mème manière et à la même dose. J’ordonnai d'exposer plusieurs fois la tête à la vapeur de Peau chaude et un gargarisme fait avec l’eau d'orge {chargée de miel et de vinaigre. Les accidents ayant presque entièrement cédé, je ne jJugeai pas nécessaire d’insister plus longtemps sur l'usage de l’opium, je me bornai à recommander de con-

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