‹ Recherches expérimentales sur l'application extérieure de al vapeur pour échauffer l'eau dans la filature de la soieChapitre 3 sur 9 · IL · texte numérisé non relu

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Afin d’établir mes recherches à ce sujet sur une base analytique, je considère qu’il existe trois moyens applicables au chauffage de l’eau, savoir : i°. la méthode commune d’appliquer immédiatement le feu au récipient que l’on veut échauffer; 20. celle connue depuis long -temps d’introduire la vapeur dans l’eau; 5°. celle que je propose et qui consiste dans l’application extérieure * de la vapeur aux vases dans lesquels est contenue l’eau que l’on veut échauffer. Si la dispersion du calorique était nulle dans le premier de ces procédés comme dans les deux autres, ceux-ci n’auraient aucun avantage sur l’ancien mode; car c’est la même chose d’appliquer immédiatement le calorique à l’eau, ou de le rendre d’abord latent dans la vapeur pour le faire ensuite dégager et devenir sensible dans

Leau. Mais la dispersion du calorique est moins grande dans le second et le troisième procédé, lorsqu’on veut échauffer à -la -fois un grand nombre de récipiens, parce que cette dispersion, ajrant heu en proportion de la surface de la masse enflammée, si l’on fait usage d’un seul fourneau au lieu de plusieurs, la surface, toutes choses égales d’ailleurs , devient moins étendue. L’examen et la comparaison de ces diverses méthodes font le sujet de ce Mémoire, dans lequel je me propose de démontrer la supériorité de mon procédé, soit pour échauffer l’eau des filatures de soie, soit pour d’autres usages relatifs aux arts.

M’étant rendu, il y a environ trois ans , à Tras* corre près Bergame, dans le Lut de reconnaître la manière la plus avantageuse d’échauffer l’eau au moyen de la vapeur, je pensai qu’il pourrait être utile d’essayer l’application extérieure de la vapeur (A). Je fis construire plusieurs cuves de bois, de diverses grandeurs, et de la forme d’un prisme rectangulaire; ayant pratiqué dans le couvercle quelques ouvertures circulaires, j’y adaptai des récipiens de cuivre, de diamètres différens. J’introduisais ensuite dans ces cuves la vapeur de l’eau bouillante. L’eau des récipiens se trouva, en peu de minutes , élevée à la tempéra-

ture des bains. Cet effet me donna du courage pour mettre à profit les vapeurs aqueuses de la grande chaudière échauffée par le feu, pour l’usage de ces bains. Une cuve de bois, de la largeur d’un mètre % décimètres, et haute d’un mètre 3 décimètres, recevait, au moyen d’une soupape, la vapeur provenant de ladite chaudière. J’en profitai aussitôt pour échauffer une égale quantité d’eau dans plusieurs récipiens que je plaçai à diverses distances du fond de la cuve.

Dans l’espace d’une heure, tous les récipiens furent chauffés, mais à divers degrés de chaleur, et croissant en proportion de la plus grande distance du fond ; ainsi le degré le plus élevé fut observé dans le récipient placé près du couvercle, et l’eau qu’il renfermait fut portée à la température de Ifi degrés du thermomètre de Réaumur. Cette expérience me fit connaître qu’en employant d’autres récipiens de bois, moins grands, et qui ne présentassent pas de fentes par où la vapeur et le calorique pussent s’échapper, on aurait pu porter l’eau à une température plus élevée. J’ai obtenu depuis, avec de semblables précautions , une température de 79, degrés. Comme cette température était suffisante pour l’objet que je m’étais proposé, je n’ai pas essayé d’arriver jusqu’à l’ébullition , qui a lieu -à une température bien inférieure r

dans l’huile, dans l’esprit-de-vin ,ei dans d’autres fluides. ,

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