‹ Recherches Expérimentales sur l'Élimination de l'Alcool dans l'Organisme: Détermination d'un « alcoolisme congénital »Chapitre 13 sur 37 · STORE · texte numérisé non relu

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Expérience IX. — Liquide amniotique. Femme soumise au régime lactée depuis un mois. Pris 500 cc. Distillation, volume : 120. Deuxième dstillation, volume : 30. Troisième distillation, volume : 10.

Bichromate à 9 gr. 5 par litre : 0,6.

Substances réductrices, alcool ou autres, comptées en alcool — 10 X 0,6 : 2000 — 0,003.

P ; 0,003 il roportion = = ——.

Nous concluons de ces expériences préliminaires qu’il peut exister, à l’état normal, dans le sang, le lait, l’urine, etc., les tissus frais, muscles, foie, etc. (1), une trace infinitésimale de corps réducteurs, alcool ou autres, mais la proportion en est bien trop faible pour qu’elle puisse fausser les résultats du dosage de l'alcool dans le sang, le lait, les tissus, par le même procédé de distillation et de dosage après ingestion de cet alcool. Il faut, en effet, songer que si le sang renferme 1/100.000 de ces substances, nous faisons l'analyse sur 10 ce.; que si le lait de femme renferme moins de 1/500.000 de ces substances, nous opérions sur 40 cc. également pour faire nos dosages.

© Ainsi donc, l'erreur que nouscommettons de ce faitestabso- ? { lument négligeable et l’on peut admettre d’une façon presque rigoureuse que les liquides normaux distillés dans les conditions du dosage fournissent un liquide que ne réduit pas le bichromate de potasse.

DEUXIÈME OBJECTION, — A-t-0n le droit d'attribuer a l'alcool, et à l'alcool seul, la réduction du bichromate de potasse en présence d'acide sulfurique ?

Un grand nombre de matières organiques, en effet, sont susceptibles de provoquer cette réduction.

On peut répondre que lesliquides normaux de l'organisme, sang et lait ; Les tissus : foie, muscle, etc..…., distillés dans l'appareil de M. le professeur Gréhant, fournissent un liquide

(4) I eût fallu pour être absolument complet étudier tous les liquides normaux qui ont fait l'objet du passage de l'alcool. (Voir chapitre 1.) Je ne l’ai pas fait, car cette étude n'aurait présenté un intérêt que si j'avais pu me procurer 50 à

400 ec. de ces liquides et même plus, comme je l'ai fait dans les expériences cidessus.

ROSE qui ne réduit pas le bichromate de potasse en présence d'acide sulfurique (1), ceci naturellement pour des quantités qui sont

de même ordre que celles employées lors du dosage.

Or, si une substance réductrice apparaît dans le distillatum obtenu par la distillation de ces liquides ou tissus, après l'ingestion de l'alcool dans l'estomac, on est en droit de conclure que la réduction est due, soit à l'alcool, soit à des produits de transformation de l'alcool.

Ces produits de transformation de l'alcool, on doit rationnellement les chercher parmi les produits d'oxydation (puisqu'il semble bien établi, aujourd’hui, que l'alcool est comburé dans l'organisme). Or, les produits d’oxydation de ce composé qui peuvent nous intéresser sont : l’aldéhyde et l'acide acétique.

En ce qui concerne l’aldéhyde, je n'ai jamais pu la caractériser, même par la réaction de Schiff : recoloration de la fuschine décolorée par l'acide sulfureux et dont la sensibilité est relativement grande puisque la couleur pourpre obtenue avec une solution à 1/10.000 est d’une intensité encore très appréciable. Les liquides distillés du sang et destissus restent parfaitement incolores après l'addition du réactif.

Quant à l'acide acétique, il ne réduit pas le bichromate de potasse en présence d’acide sulfurique.

Ainsi donc ces deux corps : aldéhyde et acide acétique, doivent être éliminés, ils ne participent pas à la réduction du bichromate.

Toutefois, les réactions qui ont lieu au sein de l'organisme étant très complexes, et des produits autres que l’aldéhyde et l'acide acétique pouvant provenir de l'alcool, j'ai cherché, pour lever définitivement toute objection, à faire la démons-

(1) En réalité, je le répète, une substance réductrice existe cependant dans le sang, le lait, les tissus, mais on ne peut la mettre en évidence qu'en opérant sur des quantités très grandes vis-à-vis de celles employées pour le dosage. Si le sang, par exemple, renferme une substance réductrice dans la proportion de 1/100.000 (voir page 21), ilest bien clair que le liquide distillé de 10 cc. de sang ne pourra fournir une réduction du bichromate appréciable, pas même avec 0 cc. 1 d'une solution à 9 gr. 5 par litre de ce sel.

tration expérimentale que l'alcool seul est le produit qui, dans le distillatum, donne la réduction observée.

L'alcool éthylique parmi tous les alcools primaires est le seul dont l'oxydation dans les conditions du dosage ne donne pas, du moins théoriquement d'acide carbonique; il s’oxyderait, en effet, avec formation d'acide acétique d’après la réaction :

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