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Il me reste maintenant à évoquer la mémoire de mes maitres disparus el à remercier ceux qui, en loutes circonstances, m'ont porté un très grand intérêt. C’est pour moi le plus petit et le plus naturel des devoirs et je saisis l’occasion qui n'est offerte de pouvoir le remplir avec un rare bonheur.
Ce fut d’abord feu mon oncle, M. Auguste Mercier, ingé-
nieur des arts ef manufactures, fondateur et chef du Labora-
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toire d’essais chimiqués de la Compagnie P.-L.-M., qui, le premier, fit germer dans mon esprit les premières notions de chimie. J'étais bien jeune alors, mais le maître était si doux el les leçons si attachantes qu'aujourd'hui encore j'en perçois tous les détails et le charme incalculable.
Plus tard, ce fut à l’École de physique et de chimie de la Ville de Paris que le bien modeste bagage de mes études secondaires fut si utilement développé, et cela sous la direction de feu Paul Schützenberger, membre de l’Institut et professeur au Collège de France, dontle souvenir est pour moi -ineffaçable ; de MM. Albert Lévy, directeur de l'Observatoire de Montsouris, et Baille, auxquels je dois tant; de MM. Etard, examinateur de sortie à l'École Polytechnique, et Hanriot, membre de l'Académie de médecine, professeur agrégé à la Faculté de médecine, près desquels j'ai passé des heures si intéressantes.
J’arrivai alors au Muséum, et là encore je devais rencontrer les maîtres les plus autorisés et les plus bienveillants; je veux parler de M. le professeur Gréhant, professeur au Muséum d'Histoire naturelle; de M. Gley, assistant au Muséum, professeur agrégé à la Faculté de médecine. J'avais fait jusqu'alors un stage en chimie, il me fallait maintenant faire un apprentissage en physiologie. Préparateur de M. le professeur Gréhant depuis 1893, c’est un enseignement de toutes les minutes, de tous les instants que j'ai puisé et puise encore chaque jour près de lui. Jamais élève n’a tant profité de l’enseignement d’un maître. M. Gley fut pour moi le conseiller sûr, qui m'a toujours guidé, encouragé, soutenu au cours de mes études médicales. Jai toujours suivi ses conseils, je n'ai jamais eu qu’à m'en féliciter. Il fut aussi, et Je n'aurais garde de l'oublier, le maître dont les connaissances si étendues et la grande érudition ont 66 chaque jour mises à contri-
bution par l'élève avide de savoir.
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Plus tard, en 1899, M. le professeur Budin, membre de l’Académie de médecine, professeur de clinique obstétricale à la Faculté de médecine, à bien voulu me faire le grand honneur de m’accepter près de lui. J’ai pu, grâce à son appui, son extrême bienveillance et ses conseils éclairés, mener à bien, tant au point de vue expérimental, dans le laboratoire de chimie de la clinique Tarnier, qu'au point de vue clinique, dans la clinique elle-même, les longues expériences qui constituent une partie de ce travail.
Aujourd'hui, M. le professeur Gautier, membre de l’Institut et de l'Académie de médecine, professeur de Chimie biologique à la Faculté de médecine, qui toujours me manifesta les marques du plus grand intérêt, ce dont je suis particulièrement heureux et fier, me fait le grand honneur d'accepter la présidence de ma thèse. |
À tous ces maîtres éminents, j'adresse l'expression sincère et absolue de ma très vive reconnaissance, de ma profonde
gratitude et de mon entier dévouement.
Paris, 42 Juillet 1900.