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Alcool ahsolu en cc. — — 1000
Pour les teneurs en alcool, plus faibles que 1 ec. pour 1.000, il vautmieux dédoubler la liqueur de bichromate à 19 grammes par litre et en faire une solution à 9 gr. 5; la formule devient alors :
NN
Alcool absolu en cc, =
Je crois pouvoir conseiller, surtout à ceux qui débutent, dans ces dosages, l'emploi de 6 paires de tubes témoins,
chaque paire étant constituée, pour une dilution donnée :
d'alcool dans l’eau au-dessous de 2 pour 1.000, par un tube vert-bleu et par un tube vert-jaune.
On choisira, par exemple, les solutions d’aicool à
24155.110,8. 0,5 0;2 pour 1000.
A0 pour lesquelles il faudra respectivement :
2 1,5 41 0,8 0,5 0,2 de bichromate à 19 grammes par litre 170 0,4 pour avoir la teinte vert-jaunâtre.
Les chiffres de la ligne inférieure indiquent les volumes de la solution de bichromate à 955, évidemment double des précédents.
1,9 41,4 0,9 0,75 0,45 0,15 de bichromate à 19 grammes par litre 125079 0,3 pour avoir la teinte vert-bleuâtre. Les chiffres de la ligne inférieure indiquent les volumes de la solution de bichromate à 955, évidemment double des précédents.
Au moment où on effectue le dosage de l’alcool dans le disüllatum, on vient comparer la teinte vert-jaunètre du tube dans lequel s’est effectuée la réaction au tube témoin dont la teneur est la plus voisine. On obtient ainsi la valeur de la teinte vert-jaunûâtre choïsie comme limite avec toute la rigueur désirable.
Depuis son apparition, ce procédé de dosage à fait l’objet d’un certain nombre de publications. J’insisterai tout particulièrement sur celles de MM. Bordas et de Raczkowsky, souséhef et chimiste du Laboratoire municipal.
Le 4 décembre 1896, ces deux auteurs font paraître à la Société de Biologie une modification du procédé qui porte seulement sur la suppression des tubes témoins. Nous dirons tout à l'heure ce que nous pensons de cette suppression.
Le 414 décembre 1896, dans une note à l’Académie des Sciences sur le dosage de la glycérine, reposant sur le même principe que mon dosage de Palcool, ces auteurs rappellent mon procédé, en font à fort un procédé colorimétrique et s'attribuent comme leur étant personnelle la solution titrée de bichromate que le premier j'avais indiquée.
Ayant conseillé l'emploi de six paires de tubes témoins obtenus avec six solutions déterminées d'alcool (dont nous avons montré plus haut l'utilité), MM. Bordas et de Raczkowsky me font dire que la comparaison avec l’une des six solutions décide de la proportion d'alcool.
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Je protestai une première fois en ces termes LE
€MM. Bordas et de Raczkowsky concluent alors, pour moi, que c’est la couleur du tube témoin la plus voisine de celle obtenue avec la solution à doser qui décide de la proportion d'alcool, alors que ce qui suit immédiatement après devait enlever toute espèce de doute à ce sujet : « Soit » le nombre de centimètres cubes de bichromate employés; comme, dans les mêmes conditions, 5 centimètres cubes de la solution au 14/1000 demandent 1 centimètre cube de bichromate, on aura :
Alcool par centimètre cube de la solution — n/1000, »
Comme » naturellement peut être entier ou fractionnaire, c'est bien dire que 4 centimètre cube de la solution de bichromate (20 grammes par litre) correspond à 41/1000 d'alcool absolu par centimètre cube de la solution à doser, ou, ce qui revient au même, 0,1 pour 100 en volume de cette même solution.
Et d’ailleurs, pourquoi indiquerais-je ensuite que, entre 1/500 et 1/1000, 1/10 de centimètre cube de la solution de bichromate faitnettement virer au jaune la solution vert-bleu du sel de chrome, que, entre 14/1000 et 14/3000, le 4/20 de centimètre cube suffit? Si le procédé était seulement colorimétrique, une solution de concentration quelconque, dont il ne serait même pas nécessaire de connaître le volume, surlirait pour le dosage, et ces indications seraient superilues.
De la modification de MM. Bordas et Raczkowsky il ne reste plus alors que la suppression des tubes témoins qui, d’après eux, rend le procédé plus rapide. Or, j'ai eu l’occasion, au Laboratoire, d'effectuer certainement plus d’une centaine de dosages d'alcool, et je conseille particulièrement Pemploi de ces tubes pour raison de commodité et de rapidité, Voici pourquoi : ils facilitent la recherche de la teinte vert-jaunûtre, limite assez difficile à saisir; ils permettent à l'œil de ne pas prendre pour vert une solution déjà vert-jaunàtre, et sup-
(1) Comptes rendus de la Société de Biologie, 26 décembre 1896, pp. 1126.
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priment ainsi deux à trois essais inutiles lorsqu'on se trouve au voisinage de la quantité de bichromate à employer. »
Dans le numéro du 1° mai 4897 du Journal de Pharmacie et de Chimie, je proteste à nouveau; je profite de l’occasion pour proposer d’abaisser de 4 gr. la solution primitive de bichromate, ayant reconnu en prenant les précautions les plus minutieuses que la solution à 19 gr. par litre (au lieu de 20) est celle dont 1 ec. correspond à Occ. 001 d'alcool, lorsque l’on opère sur 5 cc. de liquide à doser. D'ailleurs, j'élève également de 3 à 5 ec. la proportion d’acide sulfurique, le grand excès d'acide sulfurique permettant l'élévation de tempéra- Lure jusqu’au voisinage de l’ébullition, ce qui facilite Ia réac- Lion et la rend plus rapide.
En 1899, paraît le Manuel de l'analyse des alcools et spiritueux, par MM. Girard et Cuniasse, chef et chimiste du Laboraloire municipal. |
Mon procédé étant malgré tout décrit comme procédé colorimétrique, une troisième fois je me vois obligé d’écrire.(4} :
« J'ai déjà protesté maintes fois (2) au sujet de modificaüons que MM. Bordas et de Raczkowsky, sous-chef etchimiste du Laboratoire municipal, auraient apportées à mon procédé. C'est en vain, il faut le croire. En effet, mon procédé, qui ne fut jamais colorimétrique, est pourtant décrit comme tel en 1899 (3), ceci simplement parce que MM. Bordas et de Raczkowsky me l'ont fait dire; ces deux auteurs peuvent alors s'attribuer la solution titrée de bichromate que le premier je conseillai. J'ai toujours écrit que la quantité mesurée à la burette de bichromate décidait de la proportion d'alcool, ce qui est en langage clair dire que le procédé est bien volumétrique. MM. Bordas et de Raczkowskv ont indiqué, il est vrai,
(1) Comples rendus de la Sociélé de Biologie, 16 décembre 1899, p. 980.
(2) Soc. de Biologie, 26 décembre 1896 ; Journal de Pharmacie et de Chimie, 1er mai 1897.
(3) Manuel de l'analyse des alcools et spiritueux, par MM. Grran» et Cunrasse, chef et chimiste du Laboratoire municipal.
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la suppression de tubes témoins dont les teintes vert-jaunâtre décident d’una façon sûre la valeur de la teinte limite vert- Jaunâtre au moment du virage. En cela, il est vrai, ils ont apporté une modification à mon procédé, mais ce ne fut que pour le rendre moins exact. »
Que l’on m'excuse d’avoir 6t6 peut-être un peu prolixe sur un sujet tout personnel, mais j'ai voulu mettre sous tous les yeux les pièces du procès.
2° Dosage de l’alcool dans les liquides de l'organisme. Technique expérimentale.
Je décrirai cette technique dans tous ses détails, et si quelques auteurs veulent reproduire mes expériences, ils ne verront surgir, je l'espère, grâce à mes indications, aucune difficulté.
On monte, tout d’abord, l'appareil suivant décrit par le professeur Gréhant (fig. 1), p. 15 :
Un ballon à long col À de 750 ec. à 1 litre de capacité est fermé par un bouchon à deux trous, lun traversé par un tube coudé T, muni d’un caoutchouc épais pouvant être oblitéré par une forte pince de Mohr p, l’autre traversé par un long tube T' coudé en #; gràce à un tube de caoutchouc épais, il est suivi d'un tube T!"' coudé une fois en 2; sur le parcours de ce dernier, se trouve un réfrigérant E. Enfin, le tube T" est en communication avec la pompe à mercure d'Alvergniat modifiée par Gréhant, Au tube supérieur # de la pompe émergeant dans le mercure de la cuvette C, on a fixé un petit tube de caoutchouc qui recevra une burette graduée.
On fait le vide dans cet appareil par les manœuvres de la pompe : abaissement du réservoir mobile M, ouverture du robinet à trois voies R pouvant faire communiquer l’ampoule fixe B où se trouve le vide absolu avec le ballon À, fermeture du robinet R, élévation du réservoir M, ouverture du robinet