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lésions atteignent leur maximum au niveau du gros intestin : toute la surface est extrêmement vascularisée et présente des ecchymoses et de profondes ulcérations disséminées.
Les lésions siègent au commencement et surtout à la fin du tube gastro-intestinal, la partie moyenne de cet organe restant seule indemne.
C’est que le sublimé, après avoir lésé la cavité bucale, le pharynx et l’œsophage, est parvenu dans lestomac et l’a ulcéré au niveau de sa petite courbure. Puis dans le duodénum, l’absorption s’est faite ou s’est achevée, le mercure a cessé d’exister dans les parties sous-jacentes du tube digestif, et a pénétré dans l'organisme dont il a lésé les divers organes (foie, cœur, nerfs, etc...). Enfin d'élimination s'est faite, en partie tout au moins, au niveau de la portion terminale de l'intestin : le mercure a reparu et les altérations se sont manifestées à nouveau.
Donc, lésions d'absorption ou d’entrée, lésions interstitielles ou de passage dans l’intimité des tissus, et lésions d'élimination ou de sortie. Voilà qui paraît démontrer d'une façon certaine la réalité de l’élimination du médicament au niveau de la muqueuse intestinale.
Dubreuilh a vu également chez un malade apparaitre des selles sanglantes, dysentériformes, à la suite d’injections intra-musculaires de calomel.
Balzer, et d’autres encore, ont signalé des faits identiques. Dans le même ordre de faits, Launois, cité par Trémolières, a constaté des lésions d’entérite glaireuse chez des femmes qui prenaient des injections de sublimé.
D'autres poisons se comportent de la même facon que le mercure vis-à-vis de lintestin et sont susceptibles de le léser par voie d'élimination.
Il en est ainsi pour l’arsenic. Dans l’arsenicisme aigu, quelle qu'ait été la voie de pénétration du poison, on observe des extravasations sanguines, des ulcérations et même des perforations des parois. La muqueuse intesti-