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B. DE LA PERTE INTEGRALE

C’est ici que va se présenter l’une des plus belles questions que nous ayons à résoudre, celle de déterminer la valeur de la perte de poids à laquelle la vie cesse d’être possible. L’on conçoit sans peine, en effet, que le poids du corps ne puisse pas diminuer d’une manière indéfinie, et qu’il existe certaines limites

1 C’est aussi une des raisons pour lesquelles, dans les déductions ci-dessus, j’ai rejeté le dernier jour quand il n’était pas représenté par plus de cinq heures de temps, parce que, dans ces dernières heures, la perte de poids n'est point proportionnée à la perte moyenne des dernières vingt-quatre heures de la vie.

SUR L’INANITION, de déperdition qui ne se franchissent jamais. Ce sont ces limites, dont les applications pratiques doivent être d’un si haut intérêt, que nous allons chercher à reconnaître.

Perte intégrale absolue. D’après l’inspection de notre 7e tableau, l’on voit que rien n’a plus varié que la valeur absolue de la perte de poids chez les animaux inanitiés de même espèce : ainsi , par exemple, chez la tourterelle n° 4, la perte de poids au moment de la mort était = 2 6^““ 4, tandis qu’elle était = io2Srami, c’est-à-dire à peu près quatre fois plus forte chez la tourterelle n° 29.

Cette différence , qui se rencontre à un degré plus ou moins prononcé dans toutes les autres expériences du même tableau, et qui se rattache à des différences corrélatives dans le poids normal des animaux qui la présentent, nous montre que, chez les animaux de même espèce, les plus gros sont en général ceux qui, jusqu’au moment de la mort, ont éprouvé la perte de poids la plus considérable.

Perte intégrale proportionnelle. La valeur absolue de la perte de poids ne nous donnant pas, comme on voit, des résultats indépendants du poids individuel des animaux, ce n’est pas elle qui peut nous fournir la clef de la loi générale qui régit cette classe de faits. Mais il n’en est pas de même de la valeur relative de cette perte, c’est-à-dire du rapport de sa valeur absolue à celle du poids normal, soit initial du corps. Ce rapport extrêmement important est ce que nous désignerons par la suite sous le nom de perte proportionnelle ; et nous lui adjoindrons les épithètes d'intégrale ou de diurne, selon que nous aurons à désigner la perte relative à la totalité ou celle relative à un seul des jours de la série d’inanitiation.

Pour mettre bien en évidence le résultat général auquel je suis parvenu, quant à la valeur de la perte intégrale à laquelle la vie cesse d’être possible, prenons, pour chaque espèce d’animaux séparément, la somme des résultats individuels sur le poids initial et sur le poids final que présente notre 7e tableau,

et rapprochons les unes des autres les sommes partielles que l’on obtient ainsi ; nous aurons :

TABLEAU Nil.

15 Tourterelles.,.

20 Pigeons

2 Poules

1 Corneille

5 Cochons d’Inde.

5 Lapins

48 Expériences.

Somme.

POIDS DU CORPS

COLLECTIF

PERTE

INTÉGRALE

PROPORTIONNELLE

Poids initial.

Poids final.

Moyennes

particulières.

grammes

grammes

Je ferai sur ces résultats les observations suivantes :

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