‹ Recherches expérimentales sur l'inanitionChapitre 18 sur 138 · Que par l’inanition la graisse du corps se réduit environ · texte numérisé non relu

Que par l’inanition la graisse du corps se réduit environ

aux = 0,067 de son poids primitif.

Il résulte de ces données-là :

a. Que, par l’inanitiation, la graisse de ces deux animaux serait devenue les 0,092 x 067 du poids normal du corps; et par conséquent que la différence additionnelle qui en serait résultée dans la perte intégrale proportionnelle aurait été = 0,092 ( | 1 ,000 — o,4ooj — 0,067 ) = 0,049. Ajoutant donc ce nombre à celui

1 Je suis obligé, pour traiter ce sujet en cet endroit, d’empiéter sur ce que j’aurai a dire plus tard, et de me référé à des résultats qui ne seront présentés qu’à l’occasion des autopsies.

RECHERCHES EXPÉRIMENTALES de la moyenne générale de la perle intégrale proportionnelle, nous aurions, pour la valeur moyenne et particulière de cette perte chez ces deux animaux, 0,449-

b. Or, en prenant la moyenne des résultats fournis par les pigeons inanitiés quatrième et sixième (tableau n° 7), pigeons aussi semblables que possible aux deux premiers (3e et 5e), et choisis, avant toute expérience, dans le but spécial de leur être comparés de point en point, nous trouvons que la moyenne de la perte intégrale proportionnelle de ces deux animaux = o,493. Ce résultat est assez rapproché de celui que fournit le calcul précédent pour pouvoir en être considéré comme la vérification.

L’on voit donc que l’obésité modifie jusqu’à un certain point la valeur de la perte intégrale proportionnelle; et, puisque la présence d’une quantité pas très-considérable de graisse {— environ du poids du corps) pourrait faire varier la valeur de la perte proportionnelle de 0,0 5, l’on peut admettre comme limite que cette influence s’étende jusqu’à o, 1 . Ainsi la perte proportionnelle, qui en moyenne = o,4oo, peut, chez les animaux très-gras, s’élever jusqu’à o,5oo.

C’est à cette circonstance que j’attribue la valeur élevée de la perte proportionnelle chez les quatre animaux de notre septième tableau, chez qui seuls cette perte a atteint o,5oo, savoir : les deux poules, qui étaient au début de l’expérience dans un grand état d’embonpoint; et les pigeons 6e et 3 1 e, qui, pendant une alimentation surabondante , continuée pour l’un pendant 16, et pour l’autre pendant 3o jours, avaient augmenté de poids, le premier dans le rapport de 4 , 5 ; le second dans celui de 4:6.

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