QUATORZIÈME EXPERIENCE
Les expériences dont nous allons rendre compte ont été faites sur des tourterelles, et l’on y a procédé de la manière suivante : i . Les animaux étaient nourris de blé choisi et pesé dans son état ordinaire de dessiccation. Ils avaient de l’eau à volonté. 2. Chez les uns (tourt. i, 2), un même poids de blé était fourni chaque jour à la même heure, et on le laissait manger à l’animal à loisir; chez d’autres (tourt. 11, 2 5, 26, 27), un même poids de blé était chaque jour fourni à la même heure, et on le leur ingérait immédiatement dans le jabot; chez les derniers enfin
( tourt. 9 , 12), que nous rangeons ici également pour ne pas multiplier les subdivisions, l’animal a mangé des quantités d’aliment plus ou moins inégales d’un jour à l’autre, mais dont on a déduit une alimentation journalière moyenne. 3. Toutes ces expériences ont été continuées jusqu’à la mort réelle (tourt. 2 5, 26, 27), ou jusqu’à l’état que nous avons appelé du nom de mort imminente (tourt. 1,2,9, 1 1 1 12). 4- Les animaux étaient pesés au début de l’expérience, et repesés à la lin, au moment de la mort réelle ou à celui de la mort imminente.
La petite quantité d’aliments fournie à ces animaux n’a pas toujours été gardée et digérée. Dans six de ces .expériences, c’està-dire dans les trois quarts des cas (tourt. 2Ô, 26, 27, 9, 11, 12) les choses se sont passées comme suit : l’animal s’affaiblissant par le trop peu de l’aliment, la puissance digestive diminuait en proportion; l’aliment n’était plus digéré en totalité; il s’entassait petit à petit dans le jabot, et il en résultait : ou bien des vomissements , au moyen desquels l’animal se débarrassait du trop plein de son jabot (tourt. 2Ô, 27, 9 et 12); ou bien de la diarrhée (tourt. 8, 9); ou bien enfin, lors de l’autopsie, la présence dans le jabot et l’estomac de quantités plus ou moins grandes de blé non digéré1. Ces quantités pesées, soit à l’état humide,
soit après une dessiccation prolongée à l’air, se sont trouvées :
Touterelle n° 25