ÉPITHÉLIUM
à l’état sec.
Etat Inani-
normal. tion.
Pigeons n° 7 et 8
Moyenne
État
normal.
Inanition.
État
normal.
Inanition.
gram.
gram.
gram.
gram.
Il résulte de ce tableau :
1 . Que chez les animaux où, d’après l’état humide, il paraissait
y avoir une augmentation de poids de l’épithélium, dans le rapport de 1 ,oo : 1 ,2 3 , il y avait réellement une diminution de poids de cet organe dans la proportion de i,oo : 0,90.
2. Que l’augmentation en question tenait aux sucs digestifs qui avaient pénétré l’épithélium .pendant l’inanitiation , et quelle disparaissait pour faire place à la diminution de poids réellement existante, lorsqu’on soumettait cet organe à la dessiccation de l’étuve.
Il découle des résultats numériques ci-dessus, qu’au moment de la mort l’épithélium des animaux inanitiés se trouvait pénétré par les sucs digestifs dans la proportion de 33 p. 0/0 de son poids réel.
3. D’après les* pesées à l’état sec, la perte intégrale proportionnelle de l’épithélium n’étant que de 0,100, par conséquent très-faible et inférieure à celles de presque toutes les autres parties du corps, il est impossible d’admettre que la perte de poids absolue qu’elle représente soit l’elfet d’une digestion héautopeptique de l’estomac ; car la destruction de tissu qui en serait résultée aurait été beaucoup plus considérable, et, proportion gardée, aurait dû égaler au moins la perte moyenne du corps entier.
4. Ceci nous amène à ne considérer le ramollissement de l’épithélium dans l’inanitiation que comme une pénétration de ce corps par les sucs digestifs, pénétration qui en altère les propriétés de tissu, mais qui n’en opère point la dissolution.
c. Le canal intestinal perd dans une proportion un peu plus forte que l’œsophage et l’estomac, sa perte intégrale proportionnelle étant = 0,42 4-
Pour des tuniques aussi minces que celles des intestins, une perte de près de moitié de leur poids eût été de nature à entraîner de fréquentes ruptures ou perforations, s’il n’eût été pourvu d’avance à un pareil danger. Le moyen de compensation dans le cas actuel c’est un raccourcissement dans la longueur du tube intestinal.
En effet, sur sept des dix couples dé pigeons que nous comparons, ayant mesuré avec beaucoup d’exactitude la longueur du canal intestinal depuis le pylore jusqu’à l’anus, en enlevant préalablement le mésentère, et en évitant tout tiraillement, j’ai trouvé :