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L'influence des conditions externes

a) Influence de la température. — La température est, de toutes les conditions externes, celle qui à de beaucoup l'influence la plus considérable sur l'activité de la régénération. Mais, à l'inverse de ce qui se produit pour la croissance, les variations de température, si elles modifient le temps néces-

saire à l’accomplissement des diverses phases de la régénération, ne semblent changer en rien le résultat final.

J'ai obtenu des régénérations normales à toutes les températures comprises entre la température d'une glacière (environ 9°) et la température de 20°. Au-dessus de 20°, on observe une forte mortalité. Dans toute cette marge de température, le temps nécessaire à la différenciation des yeux, à un même niveau ct chez des animäux semblables, décroit constamment lorsque la température s'élève. Il ne semble donc pas y avoir de température optimum pour la régénération, dont l'activité ne cesse d'augmenter jusqu'à la température mortelle.

Le temps de différenciation des veux, le long d'une section faite immédiatement derrière la tête, chez des animaux de taille moyenne, est de 4 jours 1/2 à 20°, 5 jours à 18, 8 jours à 14, 20 jours à 7°. Le coefficient de température à pour valeur, approximativement, 4 entre 5° et 1°, 3 entre 10° et 20°. On à déjà constaté, pour un certain nombre de phénomènes biologiques, que le coefficient de température n'avait pas la même valeur dans toute l'échelle des températures et diminuait lorsque la température s'élevait.

À toutes les températures, on constate des différences du même ordre de grandeur entre les vitesses de régénération aux différents niveaux du corps : la température n’exerce pas une action différentielle sur les divers fragments.

D'autre part, les caractères de la différenciation des régénérals sont les mêmes à toutes les températures : la tête, au moment de sa première différenciation, occupe toujours la même fraction de la longueur totale du régénérat (comparer notamment les données des expériences 25 et 26, conduites à des températures différentes). Cette constatation rend difficilement acceptable l'hypothèse de Cuizb, qui considère les variations dans les proporti ns des structures régénérées comme dues à des différences de métabolisme : la température influence le métabolisme, sans modifier les proportions des parties régénérées.

Enfin, j'ai déjà signalé (M. Asecoos, 1927) que la chute de poids que subissaient des animaux en régénération, entre le moment de la section et l'époque de la différenciation des yeux, élait indépendante de la température.

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b) Influence d'autres facteurs externes. — J'ai étudié la régénération de fragments placés dans des solutions de diverses substances, notamment de sels minéraux, utilisés jusqu’à la dose mortelle, sans parvenir à mettre en évidence une influence de ces substances sur le temps de différenciation des yeux.

M. Pororr et P£rkorr (1924) ont affirmé que certaines substances, de natures variées, avaient une action stimulante notable sur la régénération de la tête chez P7. gonocephala. J'ai répété les expériences de ces auteurs, notamment avec le chlorure de magnésium, sans constater d'influence nette ni sur le temps de différenciation des yeux ni sur la taille des régénérats.

Enfin, j'ai constaté que, chez des animaux préalablement alimentés à l'aide de thyroïde fraiche, la différenciation des yeux n'était pas plus rapide que chez des animaux alimentés normalement.

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