SECTION PREMIÈRE
l.cs irritations hépatiques, g-astriqucs et intestinales produisentelles réellement une élévation de tension dans l’artère pulmonaire ?
Oui, le fait est incontestable, et pour arrivera démontrer cette proposition, voici le procédé que nous avons suivi. L’animal (chien ou solipède), sur lequel nous voulons expérimenter, est couché sur le côté gauche ; on fixe les membres; puis, sur la partie médiane du cou, on fait une incision pour aller à la recherche de la trachée. Celle-ci étant ouverte, on introduit la canule à trachéotomie, que Ton adaptera ensuite au soufflet pour pratiquer la respiration artificielle. Par l’incision médiane, on va à la recherche des deux pneumogas-
triques, que l’on isole de l’artère carotide dans une certaine étendue, et on passe un fil sous ces nerfs, afin de pouvoir, à un moment donné, les couper avec plus de facilité. On curarise alors l’animal en injectant dans les jugulaires une solution aqueuse de curare, au centième, et on surveille la respiration. Lorsque l’animal est en résolution complète, et lorsque les mouvements respiratoires s’arrêtent, on pratique immédiatement la respiration artificielle. A ce moment , on ouvre le thorax du côté gauche, pour mettre le cœur à nu, et on a bien soin d’éviter les hémorrhagies, soit par des ligatures, soit parles cautérisations au thermo-cautère. On fait aussi une incision sur la ligne médiane de l’abdomen, afin de pouvoir aller facilement à la recherche des organes contenus dans la cavité abdominale, et de porter sur eux des excitations électriques. Toutes ces précautions étant prises, on ouvre alors le péricarde, sur un point très-limité, à l’origine de l’artère pulmonaire, et on introduit dans cette dernière un trocart du volume d’une plume d’oie (la pointe du trocart est dirigée du côté des poumons); on retire alors le trocart, et, sans laisser perdre du sang, on adapte rapidement à la canule un tube en caoutchouc, communiquant avec un flacon à trois tubulures, rempli d’une solution de carbonate de soude. Du flacon partent deux autres tubes en caoutchouc, l’un rempli aussi d’une solution de carbonate de soude, aboutit à un manomètre enregistreur ; l’autre tube plein d’air, partant d’un sphygmoscope fixé sur la tubulure médiane du flacon, aboutit à un tambour à levier. Nous obtenons simultanément sur le tracé quatre lignes : tracé sphygmoscopique,
tracé de la tension de l’artère pulmonaire, ligne des secondes, et enfin ligne d’abscisse, sur laquelle seront notées les excitations électriques.
Nous avons dit plus haut que le trocart était enfoncé dans l’artère pulmonaire, la pointe dirigée du côté des poumons. La canule ainsi introduite et solidement fixée au tube en caoutchouc, qui aboutit au flacon dont nous avons parlé, est alors abandonnée obliquement dans la poitrine de l’animal; l’élasticité seule de l’artère la retient parfaitement. Toutefois, on doit veiller avec soin à ce que la canule et le tube soient toujours dans l’axe du vaisseau, afin d’éviter que l’ouverture ne vienne appuyer contre la paroi artérielle.
L’expérience ainsi disposée, nous plaçons sur le foie, sur l’estomac ou les intestins les deux électrodes d’un appareil à induction et, dès que le courant traverse la bobine (ce qui est indiqué par un signal Desprez), nous vojmns la tension sanguine dans l’artère pulmonaire s’élever d’une façon très-notable, ainsi que le prouve la figure ci-contre. Par ce tracé on voit la tension de l’artère pulmonaire T P s’élever brusquement dès le début de l’excitation, e, puis s’abaisserprogressivement pour revenir au bout d’un certain temps au niveau primitif. Le tracé sphygmoscopique subit la même courbe.
Nous avons répété cette ex périence sur des chiens de diverses tailles, en suivant toujours le même manuel opératoire, et invariablement, nous avons vu augmenter la tension dans l’artère pulmonaire, le tracé sphygmoscopique à son tour suivant les mêmes fluctuations. Les excitations du foie et surtout de la vésicule
biliaire nous ont toujoursdon- ~
né une plus grande élévation «
de la tension sanguine, mais i
cette élévation se produisait II*
très-nettement aussi dans les
excitations de l’estomac, des intestins et des reins. Nous ® 2.3
avons ensuite essayé les t'f'l
excitations mécaniques, et le 1 1|
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même phénomène se produit encore d’une manière très- a>S
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évidente. Introduisant la I g =
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