‹ Recherches expérimentales sur la pathogénie des lésions du cœur droit consécutives à certaines maladies douloureuses de l'appareil hépatique et gastro-intestinalChapitre 23 sur 30 · rp · texte numérisé non relu

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sicule biliaire, l’estomac ou § ® 3 les reins entre les doigts, la

tension s’élève aussitôt.

On peut objecter, sans dou- | g x

te, que l’introduction de la ®

main dans la cavité abdomi- ô „ %

nale amème un certain degré = ??

de compression dans le sys-

tème veineux, et dès lors, il

y aurait une augmentation g l|

de tension dû simplement

une cause mécanique. Aussi,

pour parer à cette objection, |“

nous laissions s’équilibrer la g Z.

pression entre le moment où fl

la main était engagée dans

l’abdomen et le moment -g.

où nous excitions les organes par pincement ou compression. Dans ce cas encore, la tension s’élève trèsnotablement. Mieux encore , nous avons placé à demeure sur l’estomac, sur le foie, au milieu des anses intestinales, les électrodes d’un appareil à induction; puis, après un certain temps, on établissait le courant, la tension montait pour baisser ensuite dès que le courant était interrompu.

Il est donc bien démontré que les excitations électriques ou mécaniques des organes viscéraux augmentent la tension sanguine d’une manière très-notable dans l’artère pulmonaire.

Nous avons cherché aussi si les excitations du nerf sciatique amenaient une modification dans la tension de l’artère pulmonaire ; sur un chien curarisé, dont la moelle et les deux nerfs vagues sont intacts, nous mettons à nu le sciatique gauche; et, comme on peut le voir par ce tracé, il n’est survenu aucune modification dans la tension sanguine.

Figure II. — SP tracé sphygmoscopiçjue, T P tension dans l'artère pulmonaire S ligne des secondes, A ligne d’abscisse, e e' signal électrique (chien curarisé, excitation du nerf sciatique avant la section de la meelle et des pneumogastriques.) La tension TP a été obtenue avéc un manomètre à eau.

Dans cette figure en effet, on voit que la ligne T. P. indiquant la tension sanguine dans l’artère pulmonaire, comme le tracé sphygmoscopique S. P. sont restés pa-

rallèles à la ligne d’abscisse A. durant l’excitation électrique, e, e\

Dans le cours d’une autre expérience sur un chien curarisé, avant la section du bulbe et du pneumogastrique, on incise cinq à six centimètres de la paroi abdominale pour aller plus facilement à la recherche du rein gauche. Ici encore durant ce traumatisme la tension dans l’artère pulmonaire n’a pas été modifiée. On peut s’en convaincre par le tracé ci-dessous.

Figuke III. — Tracé sph.ygmcscopique, T P tension de l'artère pulmonaire, S ligne des secondes, a b durée de l’incision (chien curarisé avant la section du bulbe et des pneumogastriques.) La tension T P a été obtenue avec un manomètre a eau.

Ces nouvelles expériences nous montrent que les excitations des viscères abdominaux produisent seules une élévation de la tension dans l’artère pulmonaire.

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