‹ Recherches expérimentales sur la pollinisationChapitre 22 sur 59 · MODE DE POLL1MISATIOW · texte numérisé non relu

MODE DE POLL1MISATIOW

de ri.eun* en expérience.

DK UO*KIS CArSITLES

produites.

TOTAL DES OSAOTI

récoltées

l'as de pollinisation

Pollinisation croisée

i" Toutes les fleurs témoins se sont flétries sans donner de fruits;

2° Les trois modes de pollinisation ont donné des fruits; mais pour un même nombre de fleurs pollinisées la pollinisation croisée s'est montrée presque deux fois plus efficace que les pollinisations directe et indirecte. Ces deux dernières donnenl des résultats identiques.

G'esl ainsi que le Géranium sangaineum, malgré sa protérandrie, peut se montrer autofertile, et que d'autre pari l'ail que nous n'avons pas trouvé chez les fleurs protérandres de Saponaria et de Gilia — il présente unefécondité supérieure après pollinisation croisée.

CAMPANU LA ROTUNDIFOLIA

Les fleurs en cloche des Campanules présentent cette particularité d'avoir leurs anthères déhiscentes longtemps avanl la maturité du pistil ; elles sont donc nettement protérandres.

Dans le bouton, en effet, les trois branches du stigmate sonl indistinctes et le style se termine par une masse cylindrique renflée recouverte par un épais feutragede poils. Il est entouré au début par les cinq anthères volumineuses, qui lui constituent un manchon complet, puis celles-ci laissent bien-

tôt échapper leur pollen, qui est recueilli par les poils de la brosse stylaire, et rapidement elles se flétrissent et tombenl au fond de la corolle. A ce moment La (leur s'épanouit, mais elle n'en est encore qu'à l'état mâle fig. [5 ; elle peul fournir du pollen, mais n'est pas encore susceptible d'être pollinisée. Au boul d'un temps plus ou moins long la même fleur modifie l'extrémité de son style par l'écartement des trois branches

Fig. i5. — Fleur jeune de Fig. 16. — Fleur âgée de

Campanula rotundifolia Campanula roluniiifnlia.

(Section longitudinale.) (Section longitudinale.)

stigmatiques qui montrent leur surface interne toute recouverte de papilles; elle passe à l'état femelle et peut être fécondée (fig. 16).

Les auteurs qui ont les premiers observé cette protérandrie marquée des fleurs des Campanules ont montré qu'elle était destinée à favoriser la pollinisation entre fleurs différentes ; les insectes qui les visitent doivent en effet presque su renient transporter le pollen des fleurs jeunes sur les fleurs âgées.

Mais l'observation du flétrissernent des fleurs les ont conduits à d'autres remarques touchant le mode de fécondation : chez un certain nombre d'espèces les branches stigmatiques se recourbent vers l'extérieur et peuvent même s'enrouler plusieurs fois en spirale ; et ils ont supposé que cette modification morphologique du stigmate, qui rapprochait les surfaces extérieure et intérieure de chaque branche, avait pour résultat de

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mettre cj 11 »* 1< | iu*s grains de pollen, restés adhérents aux poils, au contacl des papilles stigmatiques el par conséquenl de réaliser une autopollinisation tardive 1 .

Les fleurs des Campanules onl done été l'objei de nombreuses observations, mais sans être étudiées expérimentalement. Aussi n'a-t-on presque aucune indication sur le résultat comparé, des pollinisations directe, indirecte et croisée (2V

( l'est pourquoi je me suis proposé d'étudier chez une espèce par des pollinisations artificielles quels sont les eflets réels de.s diU'érents modes de pollinisation ; et j'ai choisi pour ces recherches le Ca//t/>/ni///// rotundifolia. Les fleurs de cette espèce sont nettement protérandres et paraissent destinées à la pollinisal ion « étrangère », mais elles sont égalemenl signalées (3) comme susceptibles de subir une tardive autopollinisation spontanée.

Mise en expérience. — J'ai à ma disposition de nombreuses touffes de cette plante qui fleurissent sur une pelouse. J'en choisis deux particulièrement compactes et vigoureuses et je mets sur chacune d'elles un certain nombre de fleurs en expérience.

Castration. — Leur castration demande quelque soin, parce que les anthères arrivent très tôt a maturité, mais on la réussit parfaitement si l'on opère ces fleurs à l'état jeune quand leur corolle est encore presque blanche.

Mise en sac. — Tous ces boutons et un certain nombre d'autres non châtrés sont introduits isolément dans des sacs de gaze.

(1) Knuth (Handbuch der Bliitenbiologie, II Band, 2 T., p 5 etsuiv.), qui attache une certaine importance à cette particularité, cite d'après les auteurs, qui les ont étudiées (II. Millier, Kirclincr, ScliulU, Kerncr, Knutli, \\ arnstorf) une dizaine d'espèces, dans lesquelles l'enroulement des stigmates serait suffisamment accentué pour déterminer l'autopollinisation. Récemment Kjellmann (Om pollen-expositionen hos nayra svenska Campanula-or/er (Bot. Sekt. of Naturwetenskapliga Studentsallskapet i Upsala Sitz, 27 okt. igo3. Botaniska Cotiser, H., 1, 190^) a communiqué quelques observations sur ce sujet ; mais sur les mêmes espèces des auteurs différents arrivent à des résultats contradictoires (exemple (]. persie.r folio, rapimeuloîdes, Trachelium). Ce seul fait suffit à montrer combien cette autopollinisalion spontanée est hypothétique.

(2) Darwin a cependant constaté qu'une plante de Campanula carpathica ne produisait aucune capsule quand on l'abandonnait à elle-même sous une gaze ; les plantes environnantes vivant à découvert donnaient au contraire beaucoup de graines (Darwin. Des effets de fée. er., p. l"â).

(3) Voir Knuth, l. c. p., p. 6 et K.iri.i.man. I. ç.

(i.WIIWMI.A HOTIMH I (il.l \. — DÉTAIL DES EXPÉRIENCES.

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CaMPANULA BOTUNDIFOLIA. — RÉSUMÉ DES EXPÉRIENCES.

MODE DE POLLINISATION

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en expérience.

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