‹ Recherches expérimentales sur la pollinisationChapitre 23 sur 59 · DE CA P5UI.ES · texte numérisé non relu

DE CA P5UI.ES

produites.

MOTE* DE CKAXSEG par capsule*.

Pollinisation directe (imparfaitement réalisée)

Pollinisation indirecte

Pollinisation. — Quand ils s'épanouissent, leur stigmate n'est pas encore mûr. J'attends donc pour les polliniser que les trois lobes du stigmate s'écartent et deviennent nettemeni divergents.

Connue (l'ordinaire, je les ai réparlis d'avance en quatre lois d après les traitements à leur faire subir:

l'as de pollinisation,

l 'ollinisation directe,

— indirecte,

— croisée.

La pollinisation directe est la moins facile à réaliser, car dans les Heurs à autopolliniser les anthères sont depuis longtemps flétries et desséchées et, bien qu'elles aient été protégées sous une gaze, il ne reste pas grande trace de pollen à leur intérieur. Mais en opérant avec soin, j'arrive à la réussir en partie au moins dans quelques cas.

Cette difficulté n'existe pas pour les deux autres modes de pollinisation à condition de prendre le pollen sur des fleurs jeunes: les boutons non épanouis, qui ont déjà leurs anthères déhiscentes, fournissent un pollen abondant dont il est facile d'imprégner la surface des stigmates à féconder. Pour la pollinisation indirecte, je m'adresse à des fleurs de la même touffe, qui est en réalité constituée par une seule et même plante ; et pour la pollinisation croisée, à des Meurs de pieds distincts végétant à plus de cimpiante mètres de distance.

Fructification. — Les ovaire-, léromlés se reconnaissent 1res tôt à la torsion brusque de leur pédoncule; ils grossissent rapidement et donnent des capsules qui sont récoltées sèches et déhiscentes.

A côté de ces fruits normaux, j'observe quelques ovaires agrandis, qui représentent des ébauches de fruits, mais ils cessent rapidement de croître et ne renferment d'ailleurs aucune graine.

Pendant la durée des expériences, les deux plantes en question n'ont subi aucun traitement spécial ; j avais seulement installé un paillasson au-dessus d'elles destiné à protéger autant que possible de la pluie les fleurs et les sacs.

Otto série d'expériences, dont on trouvera le détail et le résumé dans les tableaux ci-joints, a donné les résultats suivit nts :

t° Les Meurs châtrées non pollinisées se sont toutes flétries.

2° Les fleurs destinées à l'autopollinisation se sont également toutes flétries, mais sans qu'elles aient été toute-- sûrement pollinisées, car il ne reste que peu de pollen à leur intérieur au moment de la maturité du stigmate. A plus forte raison, il ne semble pas que L'autopollinisation puisse se produire

spontanément par suite de l'enroulement des branches stigmatiques.

3° Les huit fleurs pollinisces de façon indirecte (pollinisation entre fleurs de La même touffe) ont donné seulemenl quatre fruits ri des fruits médiocres.

4° Les neuf fleurs pollinisées de façon croisée (pollinisation entre fleurs de pieds distincts) ont toutes donné des fruits el des fruits qui renferment en moyenne deux fois plus de graines que les précédentes. Mais, pour être réussies, ces deux pollinisations indirecte et croisée doivent être réalisées entre Meurs d'âge différent.

En résumé il ressort de cette série de pollinisations que la protérandrie peut avoii une influence manifeste sur le mode de fécondation des fleurs; lorsqu'elle est accentuée comme chez le Cant/Huiula rolundifolia elle peu I <• m pécher et la pollinisation entre organes de la même fleur, et la pollinisation entre fleurs de même âge. Et ce résultat ne fait que confirmer ce fait généralement admis que les fleurs protérandres sont adaptées à la fécondation entre fleurs différentes.

Mais d'autre part ces expériences montrent qu'il y a lieu d'établir chez ces fleurs une distinction nette entre leurs deux modes de pollinisations ordinaires, entre la pollinisation indirecte et la pollinisation croisée: leur efficacité parait être inégale ; le Campamla rotundifolia est en effet manifestement plus fertile après pollinisation croisée qu'après pollinisation indirecte, et il se peut que d'autres Campanules présentent cette même façon d'être. C'est là, je crois, le résultat le plus intéressant de ces quelques expériences.

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