‹ Recherches expérimentales sur la production de l'ulcus et de la perforation gastrique par des doses massives d'histamine chez l'animal protégé par les antihistaminiques de synthèseChapitre 17 sur 31 · ETUDE MACROSCOPIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE MACROSCOPIQUE

Après ouverture longitudinale de la paroi abdominale, l'estomac apparaît en partie caché par le foie dans la région sous-diaphragmatique médiane et gauche de la cavité péritonéale. Le foie recouvre environ le tiers supérieur droit de sa face antérieure. Il faut le récliner en haut pour bien mettre en évidence l'estomac. Celui-ci apparaît alors étendu transversalement dans la cavité abdominale, son grand axe dirigé de haut en bas et d’arrière en avant, presque perpendiculaire par rapport à la direction de la colonne vertébrale. Sa partie postérieure est cachée sous la coupole diaphragmatique gauche contre la paroi lombo-abdominale. Ses rapports avec les organes voisins sont analogues à ceux que contracte l’estomac de l’homme.

Ayant extrait l'estomac de la cavité abdominale, on peut, comme chez l’homme, décrire une grande courbure, une petite courbure et deux faces. Les deux courbures sont parcourues.par des vaisseaux dont les branches montantes et descendantes créent des réseaux vasculaires sur chacune des faces. L’analogie que cet organe présente avec l'estomac humain permet de décrire,

Lois

comme chez ce dernier, trois régions topographiques : la grosse tubérosité, la région médio-gastrique, l’antre pré-pylorique.

A l'ouverture, la muqueuse présente un aspect blanc finement granité. Les faces endo-gastriques de la paroi sont parcourues par des replis qui naissent de la petite courbure où ils sont tassés les uns contre les autres. De là, ces replis descendent sur les deux faces gastriques suivant une direction soit perpendiculaire, soit presque parallèle au grand axe de l'estomac, et vont mourir plus ou moins près de la grande courbure. Ils restent d'autant plus à distance d’elle que la région considérée est plus en arrière. La grosse tubérosité en est la plus dépourvue. Ces replis correspondent, comme nous le verrons, à un aspect histologique un peu particulier de la muqueuse. Ils ne sont pas le fait de la contracture musculaire de la paroi puisque, après action de l’atropine, on les retrouve avec la même netteté.

L’orifice œsophagien est limité par une sorte de bourrelet d’invagination de la muqueuse œsophagienne, dont la coloration pâle et l’aspect lisse tranchent sur la muqueuse gastrique finement granitée et rose pâle. Ce bourrelet correspond à la muqueuse œsophagienne malpighienne avec laquelle il se montre en continuité après ouverture longitudinale de l’æœsophage. Il s'étend à peine sur la face endo-gastrique et cède brusquement la place à la muqueuse.

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