‹ Recherches expérimentales sur la production de l'ulcus et de la perforation gastrique par des doses massives d'histamine chez l'animal protégé par les antihistaminiques de synthèseChapitre 25 sur 31 · DNS. RES · texte numérisé non relu

DNS. RES

Certains ulcères sont creusés en puits à travers la muqueuse (fig. 6). Leur fond atteint et dépasse le niveau de la musculaire muqueuse. Les bords de l’ulcération sont constitués par la muqueuse adjacente demeurée saine qui retombe en auvent sur le fond êe l'ulcère. Il s'ensuit un décollement apparent qui prolonge l'uicère au-dessous de la muqueuse saine de chaque côté du cratère vertical. Dans la paroi, des modifications profondes s’ensuivent, qui consistent en une sclérose importante. Cette sclérose atteint la moitié environ de l'épaisseur de la paroi. Il y a là, deux phénomènes qui contribuent à épaissir notablement cette paroi : infiitration œdémateuse immédiatement sous-jacente à l’uicère et sclérose réactionnelle, profonde, active, qui détermine en quelque sorte, un étouffement de la première couche musculaire. Au sein de cette sclérose réactionnelle infiltrante, on constate des vestiges de trousseaux de fibres musculaires dissociés en voie de iyse progressive. Plus profondément, la deuxième couche musculaire longitudinale est indemne. Tant dans la paroi que dans la muqueuse, on constate une congestion. intense des capillaires dont la lumière dilatée est gorgée d’hématies. Les modifications réactionnelles ne restent pas exactement limitées à la zone sous-jacente à ia lésion : elles débordent largement de chaque côté sous la muqueuse saine. La musculaire muqueuse, en particulier, est interrompue largement avant le siège de la lésion et le processus de sclérose qui la mutile, s'étend dans les couches profondes de la muqueuse voisine de l’ulcère.

Un autre aspect de l’ulcère est réalisé par une perte de substance intéressant la paroi sur une surface beaucoup plus étendue. Les bords de cette ulcération sont, là encore, constitués par la muqueuse qui retombe en auvent au-dessus du fond de l’ulcération dont l’ensemble représente ainsi l’aspect d'une vaste cuvette (fig. 7).

su

, Le fond de l’ulcération s'étend plus ou moins profondément à l’intérieur de la paroi suivant les cas considérés. Toute l'épaisseur de la paroi peut-être intéressée par le processus lésionnel et par le processus réactionnel fait d'infiltrations œdémateuses et d’ébauches de sclérose, ces deux processus étant associés en proportion variable suivant l'intensité du facteur destructif. D’une facon générale, on note en surface, la présence d’une subs-

Fig. T7

Aspect histologique d'un ulcère en large cuvette

tance fibrino-cruorique où des hématies et des cellules inflammatoires mélangées sont agglutinées par des réseaux de fibrine. Au-dessous, il existe une zone d'œdème dans laquelle s’ébauche à peine une réaction de sclérose. Plus profondément, cette réaction de sclérose s'étend et mutile toutes les couches musculaires qu’elle étouffe, de telle sorte que l’on ne reconnaît plus dans la paroi que la sous-séreuse légèrement épaissie par de l’æœdème et de la sclérose, et recouverte par la séreuse. Là encore, la réaction scléreuse de la paroi dépasse largement les limites de l’ulcération. S’étalant dans la paroi sous les couches de la muqueuse demeurée saine, elle y détermine des plages de sclérose interstitielle diffuse. Un fait est à noter dans ce cas, c’est l'apparition dans

ne

cette sclérose interstitielle diffuse de la muqueuse, de glandes présentant une morphologie de glandes à sécrétion muqueuse prenant légèrement la coloration au muci-carmin. Les vaisseaux de la paroi sont gorgés d’hématies et leur lumière est considérablement dilatée. Cette congestion vasculaire s'accompagne assez souvent dans les régions œdématiées de nappes hémorragiques assez nombreuses et assez étendues.

Il est d’autres ulcères présentant une surface de la même importance mais à l'étude desquels, la mutilation pariétale apparaît un peu différente, le processus de sclérose l’emportant sur celui de nécrose. Toute la paroi est transformée en une coque à l’intérieure de laquelle on ne reconnaît plus aucune couche musculaire ou conjonctive.

Enfin, à un moindre degré, outre l’ulcération étendue de la muqueuse, on note uniquement la disparition de la musculaire muqueuse et une infiltration œdémateuse lâche du chorion sous-muqueux. Les deux couches musculaires de la paroi et les plans sous-jacents ne présentent aucune altération réactionnelle.

Ce sont là, en effet, des modalités vraisemblablement évolutives et les différents aspects morphologiques présentés par des ulcérations de large surface sont le fait de l’importance proportionnelle lésion-réaction, au cours de l’évolution plus ou moins avancée du processus ulcéreux.

3°) Processus de réparation (fig. 8)

Ces processus ont pu être étudiés chez un cobaye ‘qui, ayant survécu à l'injection de 250 doses mortelles d’histamine, ne fut sacrifié que huit jours plus tard.

La paroi gastrique présente une sclérose massive. Toutefois, cette sclérose se distingue de la sclérose parié-

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