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Le 29. Aggravation des symptômes, cris plaintifs, polyurie.
Le 30, Mort l’un à 3 1/2, l’autre à 7 heures du soir.
Autopsie : aucune trace d'inflammation du cerveau, ni des méninges.
Mmoculation de la substance cérébrale à 1 cobaye et à 1 rat qui meurent avec les symptômes ordinaires de la rage,
Ainsi, en admettant que le veau cité dans l'observation de M. Canilac ait été contaminé par la bave de la mère (ce qui n’est pas prouvé), sa mort ne saurait être attribuée à cette cause, qui n'aurait pu agir en aussi peu de temps.
La question resté donc à résoudre expérimentalement : faute dé moyens, nous n'avons pas pu continuer longtemps nos recherches sur ce point. Toutefois, quelques essais tentés depuis les premiers sont restés négatifs. Nous nous garderons cependant d’en conclure que la rage ne puisse pas, dans certains cas, se contracter pendant la vie intra-utérine. Comme la plupart des maladies infectieuses, elle peut déterminer l’avortement, Kolesnikoff en cite une observation bien authentique où les organes maternels et les viscères du fœtus présentaient les caractères des lésions d'origine infectieuse (1).
Nous avons observé également un cas d’avortement chez une lapine inoculée quinze jours auparavant. Pendant plusieurs jours on trouvait le matin un, deux ou trois fœtus morts, et comme macérés sur la litière de l'animal qui, pendant ce temps, devenait paralysé.
La rage se comporte donc, dans quelques cas, à l'instar d’une maladie infectieuse, et nous ne croyons.pas à l'impossibilité de sa transmission de la mère au fœtus dans certains cas exceptionnels.
{1) Kolesnikoff. Auat. path. de la rage. Centralbl., 1875.
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