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exiguës et animés de mouvements browniens très actifs. Ajoutons quelques globules sanguins en partie décolorés, des leucocytes, altérés par l'eau, de rares gouttelettes graisseuses bien reconnaissables, quelques granulations pigmentaires, et nous aurons la liste complète des objets qui peuvent dans de rares endroits ressortir sur cette préparation terne, pâle, transparente et uniforme. (V. fig. I.)
Bien différent est l'aspect de l’image donnée par la préparation de la matière rabique. On y voit d'abord ce que nous venons d'énumérer dans la description qui précède ; mais de plus, on est frappé de suite par la présence d'une quantité de petites granulations très réfringentes immobiles là où elles sont emprisonnées, dans la substance incomplètement diluée mais éclaircie par l’eau et très mobiles dans les points où le liquide prédomine.
Ces granulations sont visibles, même avec des grossissements relativement faibles, par exemple 5 à 600 diamètres, mais pour bien les observer il faut employer de bons objectifs à immersion (obj. 10, 12 et 15 et oc. I et Il de Vérick). Elles se présentent tout à fait sous l'aspect bien connu des micro-organismes, leur réfringence est considérable : elles scintillent véritablement sur le champ de la préparation et, si l'on fait varier l'objectif, on les voit sous forme de points noirs au milieu des autres éléments qui conservent leur teinte pâle. La plus grande partie de ces microcoques sont à peu près d'égal volume (de 3 à 5 dixièmes de x), d’autres sont un peu plus volumineux ou plus petits. Sur un nombre plus ou moins considérable de ces microphytes, on peut saisir leur système de pullulation : une granulation plus petite de beaucoup, se voit accolée et semble bourgonner sur une granulation plus volumineuse à la manière dé la levure de bière; c’est cette disposition qui sous un grossissement insuffisant donne au microphyte l'aspect d'une cellule ciliée ou en tête de clou.