‹ Recherches expérimentales sur la relation qui existe entre la résistance deChapitre 4 sur 13 · DEUXIEME SÉRIE D'EXPÉRIENCES · texte numérisé non relu

DEUXIEME SÉRIE D'EXPÉRIENCES

PRESSION CONSTANTE ET DENSITÉ VARIABLE (deuxième appareil).

Cet appareil différait du précédent : l"" en ce que la roue à ailettes était horizontale et que ses rayons étaient presque doubles en longueur; 2"" par la consiruction du dynamomètre. Quelques explications sont nécessaires^ quant à ce dernier.

Figure 2. La partie centrale des rayons du moulinet est fixée solidement à Textrémilé supérieure d'un cylindre en bois creux CC, que traverse à frottement très-doux Tarbre vertical en fer poli AA ; à l'extrémité inférieure du cylindre CC est fixé un levier SS, terminé par un arc de cercle en bois, concentrique avec Taxe; un anneau de fer, fixé à Tarbre, empêche le cylindre du moulinet de glisser le long de Taxe vertical. Dans ces conditions, il est évident que si, à Taide de la manivelle M, on faisait tourner Taxe AA, le moulinet ne serait entraîné que par le Irès-faible frottement du cylindre CC conire Taxe, auquel ferait bientôt équilibre la résistance de Pair aux ailettes; le mouvement du moulinet, très-lent d'ailleurs, deviendrait régulier, quel que soit celui qu'on donnerait à l'axe. Une disposition trèssimple permettait de faire communiquer la vitesse angulaire de l'axe aux ailettes et de mesurer l'effort nécessaire pour cela. Un levier LL en bois, formé de deux pièces assemblées par de foris boulons et serrant l'arbre de façon à être entraînées par lui, porte à son extrémité une petite poulie dont la circonférence externe se trouve précisément à la même distance de l'axe A A que le secteut* de cercle S'. Une ficelle, attachée au secteur, passe par-dessus cette poulie, se dédouble pour passer par- dessus les deux poulies verticales 2, 2, descend pour passer par -dessus deux autres poulies, 3, 3, et enfin par-dessus une troisième 4. Les axes des trois poulies 3, 3, i sont solidement fixés à un manchon de bois qui porte à sa partie inférieure le plateau à poids P, et qui est traversé à frottement très-doux (presque nul) par l'axe AA. Il résulte visiblement de

celte disposition : 1^ que les tensions des deux brins dédoublés de la Gcelle sont égales; ^\q\xe quand on fait tourner Taxe vertical AA^ la ficelle attachée au secteur S' se tend y entraine le moulinet et soulève le plateau P^ si la vitesse et, par suite^ la résistance de Tair deviennent suffisantes. Il suit de là que le poids du plateau et de la charge qu'on y pose fait alors juste équilibre à cette résistance de Pair, rapportée au rayon de Tare de cercle SS'. Avec cet appareil^ supposé bien construit, la résistance de Fair est donc donnée directement et sans aucune correction de frottement accessoire, par le produit: P^, P étant la charge totale du plateau, L la longueur du levier, et r^ le rayon moyen réel des ailettes. Le rayon maximum était I'°,t575; le rayon minimum était 0'",9525. En appliquant la méthode de calcul, ici tout à fait correcte^ du paragraphe précédent, et posant p = av^ , on a pour le rayon moyen 1°',0567. La surface des ailettes était comme précédemment 0'»',104035. On avait L=0",18et par suite /^—P^^ pour la résistance opposée à l'extrémité du rayon moyen.

Tableau II. — Deuxième série d'expériences.

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